5 mai 20ᵉ siècle

Felice Prinetti

Officier de l'armée italienne devenu prêtre Oblat de la Vierge Marie, Felice Prinetti (1842-1916) est le fondateur de la congrégation des Filles de Saint-Joseph de Genoni.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Carlo Felice Prinetti, né en 1842 à Voghera, mène d'abord une brillante carrière militaire d'officier d'artillerie avant de démissionner par fidélité à sa conscience catholique.

Carlo Felice Prinetti naît le 14 mai 1842 à Voghera, dans la province de Pavie (Italie), au sein d'une famille noble et profondément catholique. Il est le troisième de six enfants, dont trois embrasseront le sacerdoce. Doté d'une vive intelligence, il entre à l'Université de Turin à l'âge de 15 ans pour y étudier les mathématiques et l'ingénierie, obtenant son diplôme en 1864. Parallèlement, il intègre la prestigieuse Académie militaire de Turin en 1860. Il entame alors une brillante carrière militaire en tant qu'officier d'artillerie. En 1866, il est promu capitaine sur le champ de bataille lors de la troisième guerre d'indépendance italienne contre l'Autriche. En 1870, par fidélité à sa conscience catholique, il refuse de participer à la prise de Rome (la brèche de Porta Pia) menée par le général Cadorna. En 1871, il est nommé directeur de la poudrerie royale de Fossano. Malgré son uniforme, Felice Prinetti vit sa foi au grand jour, récitant le chapelet et participant aux processions religieuses, ce qui suscite l'hostilité de ses collègues dans un climat militaire fortement anticlérical et maçonnique. En 1873, après avoir été insulté et provoqué en duel par un autre officier pour avoir suivi un prêtre portant le Viatique, il choisit de démissionner de l'armée plutôt que de transgresser l'interdiction de l'Église concernant les duels.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

Après sa démission, il devient prêtre Oblat de la Vierge Marie, puis fonde la congrégation des Filles de Saint-Joseph de Genoni en Sardaigne et s'engage dans des œuvres sociales à Pise.

Peu après sa démission, il rencontre le père Paolo Abbona, un missionnaire Oblat de Maria Vergine (OMV) ayant œuvré en Birmanie. Attiré par la vie religieuse et le désir de partir en mission, Felice Prinetti entre au noviciat des Oblats de la Vierge Marie à Nice le 15 décembre 1873. Il prononce ses vœux le 6 janvier 1875 et est ordonné prêtre le 23 décembre 1876. En 1881, son confrère Vincenzo Gregorio Berchialla est nommé archevêque de Cagliari, en Sardaigne. Le père Prinetti l'accompagne comme secrétaire et collaborateur. Il est nommé pro-recteur, puis recteur du séminaire diocésain de Cagliari en 1886, où il introduit d'importantes réformes pédagogiques et spirituelles. Il s'implique également dans le débat public en dirigeant le journal catholique sarde Il Risveglio de 1891 à 1894. C'est à Cagliari qu'il fonde, le 20 septembre 1888, la première congrégation religieuse féminine d'origine sarde : les Filles de Saint-Joseph de Genoni (Figlie di San Giuseppe di Genoni). Initialement réunies autour d'Eugenia Montixi pour assurer le service domestique et matériel du séminaire, ces religieuses étendent rapidement leur mission à l'éducation des enfants, aux soins des malades et à l'assistance aux personnes âgées. En 1889, l'institut acquiert une propriété à Genoni, qui devient la maison-mère de la congrégation. Après la mort de l'archevêque Berchialla en 1894, le père Prinetti est rappelé dans le Piémont. Il dirige le collège des aspirants Oblats à Giaveno de 1894 à 1903, puis la maison de Saint-François-d'Assise à Turin de 1903 à 1906, tout en continuant à guider ses religieuses en Sardaigne par une correspondance assidue et des visites régulières. En 1906, à la demande du cardinal Pietro Maffi, archevêque de Pise, il est envoyé dans cette ville pour fonder l'œuvre de San Jacopo delle Piagge, un quartier périphérique et ouvrier marqué par une forte influence anarchiste. Il y déploie une intense activité pastorale et sociale en collaboration avec le sociologue et économiste Giuseppe Toniolo (également reconnu vénérable). Ensemble, ils créent de nombreuses œuvres d'assistance : une caisse d'assurance maladie, une caisse d'épargne et de crédit pour les ouvriers, l'Union agricole des métayers, des cercles de jeunesse et des écoles professionnelles pour les jeunes filles.

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Cheminement vers la sainteté

Le père Felice Prinetti meurt subitement d'un arrêt cardiaque à Pise le 5 mai 1916, laissant derrière lui une solide réputation de sainteté.

Le père Felice Prinetti s'éteint subitement d'un arrêt cardiaque à Pise le 5 mai 1916, après s'être entièrement dépouillé de son héritage familial pour soutenir les pauvres et les œuvres de sa paroisse. Sa réputation de sainteté, déjà bien établie de son vivant auprès du cardinal Maffi et des fidèles, conduit à l'ouverture de sa cause de béatification et de canonisation.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

Déclaré vénérable par le pape Jean-Paul II en 2004, ses restes mortels ont été transférés à Genoni en 2019.

La cause de béatification du père Felice Prinetti a franchi une étape majeure sous le pontificat de Jean-Paul II. Le 19 avril 2004, le pape a autorisé la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de vénérable. Pour que sa béatification soit prononcée, la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession par le Dicastère pour les Causes des Saints est requise. En mars 2019, ses restes mortels ont été transférés de Pise à la chapelle de la Maison-Mère des Filles de Saint-Joseph à Genoni, en Sardaigne, répondant ainsi à un vœu cher à sa congrégation.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

Sa spiritualité, inspirée de saint François de Sales, saint Alphonse de Liguori et sainte Thérèse de Lisieux, perdure à travers la congrégation des Filles de Saint-Joseph de Genoni présente sur quatre continents.

La spiritualité du vénérable Felice Prinetti est profondément marquée par l'influence de saint François de Sales, de saint Alphonse de Liguori et de sainte Thérèse de Lisieux. Elle s'articule autour d'une union intime avec le Christ, d'une confiance absolue en la miséricorde divine et d'une dévotion particulière à saint Joseph, qu'il proposait comme modèle de silence, d'humilité et de service caché à ses religieuses. Aujourd'hui, la Congrégation des Filles de Saint-Joseph de Genoni poursuit son œuvre sur quatre continents (Europe, Amérique du Sud, Afrique et Asie), œuvrant dans des écoles, des hôpitaux, des orphelinats et des maisons de retraite, témoignant de l'héritage de charité et de contemplation active légué par leur fondateur.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1842-1916
  2. Décret de vénérabilité par Jean-Paul II