1er septembre 20ᵉ siècle

Giuseppa Scandola

Religieuse missionnaire combonienne italienne, elle consacra sa vie à l'Afrique centrale et offrit sa vie en sacrifice pour sauver un jeune prêtre malade.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

La jeunesse de Maria Teresa Scandola en Italie et son entrée chez les Sœurs Missionnaires Comboniennes.

Maria Teresa Scandola, connue en religion sous le nom de sœur Maria Giuseppa, naît le 26 janvier 1849 à Bosco Chiesanuova, dans la province de Vérone (Italie), au sein d'une famille modeste. Elle est la troisième de quatre enfants. Orpheline de père dès l'âge de six ans, elle grandit dans des conditions économiques difficiles, mais sa mère veille à ce qu'elle apprenne à lire et à écrire auprès d'une habitante du village. À l'âge de 17 ans, alors qu'elle travaille comme domestique, elle échappe à une agression en se jetant dans les eaux glacées d'un torrent. Gravement malade à la suite de cet événement, elle guérit de manière inattendue le jour de l'Immaculée Conception, le 8 décembre, ce qui renforce sa foi et son désir de consécration.\n\nEn mai 1871, elle rencontre pour la première fois l'abbé Daniel Comboni (futur saint) à Erbezzo, puis dans son village natal. Comboni, qui cherche des femmes courageuses et concrètes pour sa future mission en Afrique, discerne en elle une authentique vocation missionnaire. Bien qu'elle lui confie humblement n'être capable que de « faire la polenta », elle accepte de le suivre. Elle devient la deuxième recrue de l'Institut des Pieuses Mères de la Nigrizia (Sœurs Missionnaires Comboniennes), fondé à Vérone le 1er janvier 1872. Elle entre au noviciat en janvier 1872, reçoit l'habit sous le nom de sœur Maria Giuseppa, et prononce ses vœux perpétuels le 19 mars 1877.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

L'engagement missionnaire de sœur Maria Giuseppa en Afrique centrale et son sacrifice ultime.

Le 12 décembre 1877, sœur Maria Giuseppa Scandola quitte Vérone pour l'Afrique aux côtés de Daniel Comboni et de quatre autres religieuses (Teresa Grigolini, Maria Caspi, Concetta Corsi et Vittoria Paganini). Elles sont les premières femmes missionnaires européennes à pénétrer à l'intérieur de l'Afrique centrale.\n\nSœur Maria Giuseppa dédie sa vie à l'évangélisation et au service des populations locales, notamment au Soudan et dans l'actuel Soudan du Sud. Elle œuvre successivement à Berber, El Obeid, Khartoum, Le Caire, Assouan, Schellal et Lul. Elle s'occupe de l'éducation des enfants, soigne les malades, enseigne l'hygiène et l'économie domestique, tout en apprenant les langues locales pour mieux communiquer.\n\nPendant la révolte mahdiste (1881-1898), qui ravage les missions et entraîne la captivité de plusieurs de ses consœurs, elle doit s'exiler en Égypte. Elle y poursuit son œuvre auprès des réfugiés soudanais et des esclaves libérés, notamment sur l'île de Gesira sur le Nil à partir d'août 1888. En 1881, Daniel Comboni écrit à son sujet : « La sœur la plus sainte que nous ayons est la sacristine de Khartoum, sœur Maria Giuseppa. Oh, c'est une vraie sainte ! »\n\nAprès la fin de la guerre, elle retourne en mission au Soudan. Le 21 juin 1903, elle arrive à Lul, sur les rives du Nil Blanc. C'est là qu'elle accomplit l'acte ultime de sa vie missionnaire. En août 1903, un jeune prêtre missionnaire de 29 ans, le père Giuseppe Beduschi, tombe gravement malade et sombre dans le coma. Sœur Maria Giuseppa, alors âgée de 54 ans, offre sa propre vie à Dieu en échange de celle du jeune prêtre, lui faisant parvenir ce message : « Le père ne mourra pas, car j'ai offert ma vie à sa place ». Le père Beduschi guérit miraculeusement et poursuit sa mission pendant de nombreuses années, tandis que sœur Maria Giuseppa est terrassée par les fièvres palustres (paludisme) et s'éteint le 1er septembre 1903 à Lul.

Culte 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

La réputation de sainteté de sœur Maria Giuseppa et le transfert de ses reliques.

La réputation de sainteté de sœur Maria Giuseppa Scandola, marquée par son humilité héroïque et l'offrande de sa vie, se transmet au sein de sa congrégation et des populations qu'elle a servies. Ses restes mortels sont exhumés et transférés à plusieurs reprises : d'abord au cimetière de Lul en 1927, puis dans la chapelle de l'église de Lul en 1929, avant d'être ramenés en Italie. En 1977, ils sont déposés à la Maison générale de Rome, puis transférés définitivement à la Maison mère des Sœurs Missionnaires Comboniennes à Vérone le 26 novembre 2003.

other 04 / 05

Béatification et canonisation

Le procès de béatification et la reconnaissance de l'héroïcité des vertus par le pape François.

La cause de béatification et de canonisation de sœur Maria Giuseppa Scandola est ouverte par l'évêque de Vérone en 1977. L'enquête diocésaine se déroule du 14 septembre 2001 au 1er mars 2002. Le dossier est ensuite transmis à Rome à la Congrégation pour les Causes des Saints.\n\nLe 12 juin 2014, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de vénérable.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

La spiritualité combonienne de sœur Maria Giuseppa et sa mémoire aujourd'hui.

La spiritualité de sœur Maria Giuseppa Scandola est profondément ancrée dans l'amour de l'Eucharistie, la dévotion au Sacré-Cœur et à la Vierge Marie (sous le vocable de Notre-Dame des Douleurs et de l'Immaculée Conception). Son parcours illustre le charisme combonien : « Sauver l'Afrique par l'Afrique » dans une attitude d'humilité, de silence et de don total de soi. Son sacrifice pour sauver la vie d'un confrère prêtre demeure un modèle de collaboration et de charité fraternelle au sein de la famille combonienne.\n\nAujourd'hui, sa mémoire est particulièrement honorée par les Sœurs Missionnaires Comboniennes. Une structure d'accueil et de soins pour les religieuses âgées ou malades à Vérone porte son nom (« Casa Sr. Giuseppa Scandola »), perpétuant son héritage de compassion et de service.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1849-1903
  2. Décret de vénérabilité par François

Citations

  • La sœur la plus sainte que nous ayons est la sacristine de Khartoum, sœur Maria Giuseppa. Oh, c'est une vraie sainte ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQGdBuNICXcEUyHWRscmfvOnL0jqXV_RWnOkaDpj3kHRVAdSExpqz05gxRrU3Is4CVg1AzxTn_cAWAISyCsSJmUrB8VmcYMP89WIXOlm77e_aEswGQOI9pX2S3Ks9u2q4uaNf2HaRdB9flZ_MnhBdVb9hgvFcKxNHN6pbA==
  • Le père ne mourra pas, car j'ai offert ma vie à sa place https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQH857hAA46UXixb_BE4apWZ2unVN1rN4qoySPEqMcMulqbVUijguCm3EoYgJIrA--GYqEAQ54dWopp0GvBuP5NBRcM6ZqpTtDT2sfl6CMCYrU6tEJJ_bbD-pwq9NDCA