25 aout 20ᵉ siècle

Luigi Bordino

Frère cottolenghin et infirmier italien, Luigi Bordino s'est dévoué corps et âme au service des malades et des pauvres après avoir survécu à la captivité en Sibérie.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

La jeunesse d'Andrea Bordino, son enrôlement durant la Seconde Guerre mondiale, la captivité en Russie et en Sibérie, et sa vocation née au milieu de la souffrance.

Né Andrea Bordino le 12 août 1922 à Castellinaldo, dans la province de Cuneo (Piémont, Italie), il est le troisième d'une famille de viticulteurs comptant huit enfants. Il grandit dans un foyer profondément chrétien, marqué par la messe quotidienne et la récitation du chapelet. Après l'école primaire, il travaille aux champs et dans les vignes avec son père et son frère aîné Risbaldo. Très engagé dans sa paroisse, il est nommé président de la section locale de l'Action catholique à l'âge de 19 ans, en 1941.\n\nEn janvier 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, il est enrôlé dans l'artillerie alpine de la division Cuneense. En août de la même année, il part pour la campagne de Russie avec son frère Risbaldo. En janvier 1943, lors de la tragique retraite de Russie, les deux frères sont faits prisonniers par l'armée soviétique. Durant une nuit glaciale passée à l'air libre par des températures extrêmes, alors que des centaines de soldats meurent de froid autour d'eux, Andrea et Risbaldo s'étreignent pour survivre et font le vœu d'ériger un pilier votif à la Vierge Consolata s'ils reviennent vivants dans leur village.\n\nSéparé de son frère à Akbulak, Andrea est déporté en Sibérie et interné dans le camp de Spassk (au Kazakhstan actuel). Malgré des conditions de détention effroyables, la faim et le typhus qu'il contracte, il se dévoue sans relâche à l'infirmerie du camp pour soigner et réconforter ses compagnons malades et mourants. C'est dans cet enfer qu'il ressent l'appel à consacrer sa vie entière au service des souffrants. Libéré à la fin de la guerre, il rentre en Italie en octobre 1945 avec son frère. Ensemble, ils accomplissent leur vœu en construisant la chapelle votive dédiée à la Consolata devant leur maison familiale.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

L'entrée d'Andrea chez les Frères cottolenghins sous le nom de Frère Luigi de la Consolata, et son dévouement exceptionnel comme infirmier à Turin.

Le 23 juillet 1946, désireux de se donner entièrement à Dieu à travers le service des plus pauvres, Andrea frappe à la porte de la Piccola Casa della Divina Provvidenza (Petite Maison de la Divine Providence) à Turin, l'œuvre fondée par saint Joseph-Benoît Cottolengo. Sa sœur Ernestina entre également dans la même famille religieuse (sous le nom de Sœur Pia).\n\nAndrea revêt l'habit des Frères cottolenghins et prend le nom de Frère Luigi de la Consolata (Fratel Luigi della Consolata). Il prononce ses premiers vœux le 19 juillet 1948, puis ses vœux perpétuels en 1965.\n\nAprès avoir suivi une formation d'infirmier, il commence à travailler à l'hôpital du Cottolengo à Turin, principalement dans les services de chirurgie et d'orthopédie, ainsi qu'en salle d'opération comme anesthésiste. Pendant près de trente ans, il devient l'infirmier le plus recherché et estimé par les médecins et les patients pour sa compétence professionnelle exceptionnelle, sa douceur et sa profonde humanité. Il est également un pionnier du don de sang.\n\nÀ la fin des années 1960, lors des réformes majeures du système de santé italien qui obligent le Cottolengo à s'adapter et à collaborer avec les autorités publiques, Frère Luigi est sollicité par ses supérieurs pour participer aux réflexions de la communauté afin de guider cette transition délicate tout en préservant le charisme d'origine de l'institution.

Théologie 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

La maladie de Frère Luigi, vécue avec une sérénité héroïque, sa mort sainte en 1977 et l'ouverture de sa cause de béatification.

En juin 1975, éprouvant une fatigue persistante, Frère Luigi subit des examens médicaux qui révèlent une leucémie myéloïde aiguë. Il accueille cette terrible nouvelle avec une paix et une sérénité héroïques, répétant sans cesse la prière traditionnelle cottolenghine : « Deo Gratias toujours, ce sont les jours de la Divine Providence ! ».\n\nIl vit son calvaire de deux ans comme une offrande d'amour, confiant : « J'ai enfin quelque chose à offrir au Seigneur ». Il s'éteint saintement à Turin le 25 août 1977, à l'âge de 55 ans. Dans un ultime élan de charité, il fait don de ses cornées à deux personnes aveugles, réalisant ainsi l'un des tout premiers prélèvements de ce genre en Italie.\n\nLa cause de béatification est ouverte à Turin, et la phase diocésaine se déroule de 1988 à 1993. Le 12 avril 2003, le pape Jean-Paul II promulgue le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, le déclarant vénérable.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance d'un miracle et la célébration solennelle de la béatification de Luigi Bordino à Turin en 2015.

Le 3 avril 2014, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant un miracle attribué à l'intercession du vénérable Luigi Bordino, à savoir la guérison scientifiquement inexplicable d'une religieuse.\n\nLa cérémonie de béatification solennelle se déroule le 2 mai 2015 à Turin, sur l'esplanade de l'église du Saint-Visage (Santo Volto), en pleine période d'ostension du Saint-Suaire. La célébration est présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints, représentant le pape François. Près de 4 000 fidèles y assistent, parmi lesquels de nombreux malades, des personnes handicapées et une importante délégation d'Alpins (les « plumes noires ») venus de tout le Piémont pour honorer leur ancien compagnon d'armes.\n\nSa mémoire liturgique est fixée au 25 août, jour de sa naissance au Ciel.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

L'héritage spirituel de Frère Luigi, fondé sur l'humilité, la charité envers les malades et sa mémoire vivante comme l'un des « Alpins de Dieu ».

La spiritualité de Frère Luigi Bordino repose sur une humilité absolue et une charité sans bornes, vécues à la lumière de l'Évangile et du charisme de saint Joseph-Benoît Cottolengo. Pour lui, les malades et les pauvres étaient « la chair du Christ crucifié ». Il fuyait toute vaine gloire et recherchait le silence et la prière contemplative, passant de longues heures en adoration eucharistique et récitant constamment le chapelet.\n\nSon héritage demeure vivant au sein de la famille cottolenghine et du monde de la santé. Un centre de recherche médicale porte son nom à Turin. Il est également vénéré comme l'un des « Alpins de Dieu » (aux côtés de figures comme le bienheureux Carlo Gnocchi), incarnant l'héroïsme de la charité au cœur des épreuves de la guerre et de la maladie.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Signes et attributs

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1977
  2. Béatification en 2015 par François

Miracles

  1. La guérison scientifiquement inexplicable d'une religieuse

Citations

  • Deo Gratias toujours, ce sont les jours de la Divine Providence ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQFBJ-67NzlbGB5xBTVf1h6FEag-u3Hz-olCQzh9pqSSfVCvfzE2iAJf9st_3tLwKq_hAiy1E-4u0d-HmAl0x5Yj9kJVfLnd7DCZCQgJ9vqoMsnqsgbbHDbIx4Sdt2zhBCPm
  • J'ai enfin quelque chose à offrir au Seigneur https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQG7-sNszsIKJdSX1PXvT6lgsp0Wpa0t9m1UU7MUsLLLCwUvccrIVXVZSw8HOZL9wZoigL8Eti5SrpTt5Q5lE0bxTCiipchVUlGnim634fFfVfnH4-r1-kArx86XSrZv6VjNApDPa61I7O-mLFjLSZkZ9NRcLA5CR854SZo11YTfoBs3z29LHruoKvRYqc3zvgpLlNsxNblG9vuxnNu4AIsOlfsdmMQshlwW-exnMw7hjyCicHaebnB6_mwegcVp0jvMbKvkqlYyIilR0B9N1nvjc_vkEAturgP25uKQI55t6eP96wsn0_hAPS5l8fEYsoQBiA==