Brigida Maria Postorino
Foundress of the Institute of the Daughters of Mary Immaculate, Brigida Maria Postorino dedicated her life to the education of poor children and the assistance of the needy.
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Biographie
Naissance et jeunesse de Brigida Maria Postorino à Catona, sa piété précoce et ses premières initiatives éducatives pour les enfants pauvres.
Brigida Maria Postorino naît le 19 novembre 1865 à Catona, une localité de la commune de Reggio de Calabre, en Italie. Issue d'une famille aisée et profondément chrétienne, elle est la fille de Giuseppe Postorino et de Francesca Marra. Elle est baptisée dès le lendemain de sa naissance par son oncle maternel, l'abbé Matteo Marra. Dès son plus jeune âge, elle manifeste une piété précoce et un désir ardent de se consacrer à Dieu. À l'âge de neuf ans, en 1874, elle intègre la Pieuse Union des Filles de Marie (Pia Unione delle Figlie di Maria). Après avoir poursuivi ses études au collège « San Gaetano » de Reggio de Calabre et obtenu son diplôme d'enseignante, Brigida Maria retourne à Catona. Animée par un profond esprit de charité, elle ouvre une école gratuite dans la maison de son père pour instruire les enfants pauvres et marginalisés de son quartier. Devenue présidente de la Pieuse Union locale, elle œuvre sous la direction spirituelle du chanoine Domenico Scopelliti, futur évêque d'Oppido Mamertina-Palmi.
Vie et œuvre
Fondation de l'Institut des Filles de Marie Immaculée, épreuves du séisme de 1908, reconstruction et expansion de la congrégation.
Le 6 novembre 1898, Brigida Maria Postorino franchit une étape décisive. Avec huit compagnes issues de la Pieuse Union, elle quitte sa famille pour fonder l'Institut des Filles de Marie Immaculée (Istituto delle Figlie di Maria Immacolata, dont les membres sont communément appelées « Immacolatine »). Installées dans une maison commune à Catona, qui devient la maison-mère de la nouvelle congrégation, les sœurs font acte de fidélité à la Vierge Marie le jour même, en présence de Mgr Cristoforo Assumma, vicaire général de l'archidiocèse. Soutenue par l'archevêque de Reggio de Calabre, le cardinal Gennaro Portanova, la jeune communauté reçoit son approbation diocésaine le 26 avril 1901. L'institut se développe rapidement : entre 1898 et 1908, dix maisons religieuses sont ouvertes pour l'éducation des jeunes et l'assistance aux plus démunis. Cependant, le 28 décembre 1908, un terrible tremblement de terre ravage les provinces de Messine et de Reggio de Calabre. Cette catastrophe détruit l'intégralité des dix maisons de l'institut et coûte la vie à vingt-quatre sœurs et novices. Brigida Maria perd également ses parents dans ce drame. Malgré cette épreuve immense, elle refuse de se laisser abattre. Le 27 janvier 1909, elle est reçue en audience privée par le pape saint Pie X, qui lui apporte un soutien financier personnel et lui promet la reconnaissance de son œuvre. Le 30 juillet 1909, le souverain pontife accorde à l'institut le décret de louange (Decretum laudis), le plaçant sous la juridiction directe du Saint-Siège. Sous le pontificat de Benoît XV, la congrégation obtient la reconnaissance pontificale définitive. Les maisons détruites sont reconstruites et de nouvelles fondations sont établies, notamment à Rome en 1925 à l'occasion de l'Année Sainte. Brigida Maria rédige les Constitutions de l'institut, qui seront officiellement approuvées par le pape Pie XII en 1957. Nommée supérieure générale à vie, elle choisit néanmoins de céder le gouvernement de l'institut en 1936 en raison de sa santé déclinante, laissant la place à sœur Ermelinda Interlandi. Bien que le pape Pie XI l'ait encouragée par écrit à conserver sa charge, elle se retire. En 1942, face à une crise interne, elle accepte d'être réélue supérieure générale, avant de quitter définitivement ses fonctions en 1943 pour se retirer dans la maison de Frascati, près de Rome.
Cheminement vers la sainteté
Offrande spirituelle de ses souffrances, vie de prière et d'effacement à Frascati jusqu'à sa mort en 1960.
La vie de Brigida Maria Postorino est marquée par une profonde union aux souffrances du Christ. En novembre 1921, elle s'offre à Jésus comme victime d'amour, lui confiant ses douleurs physiques et intérieures. Sa santé fragile est pour elle une occasion constante d'offrande spirituelle. En 1934, elle subit une opération chirurgicale qu'elle choisit d'affronter sans anesthésie afin d'éprouver, selon ses propres mots, « un peu les douleurs de Jésus ». Elle passe les dernières années de sa vie dans le silence, la prière et l'effacement au sein de la communauté de Frascati. Elle y suit avec joie l'expansion missionnaire de son institut à l'étranger, notamment en Argentine, au Brésil et en Afrique. Elle s'éteint paisiblement le 30 mars 1960 à Frascati, à l'âge de 94 ans.
Béatification et canonisation
Ouverture de la cause de canonisation en 1985 et reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus par le pape François en 2015.
Le procès de canonisation de Brigida Maria Postorino s'ouvre officiellement le 30 mars 1985 à Frascati, jour du 25e anniversaire de sa mort, lui conférant le titre de Servante de Dieu. L'enquête diocésaine est clôturée le 30 mars 1987. Le 5 mai 2015, le pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, la déclarant officiellement Vénérable.
Spiritualité et héritage
La devise « Tout en Dieu », l'équilibre entre contemplation et action, et l'expansion internationale de l'institut.
La spiritualité de Brigida Maria Postorino repose entièrement sur la devise qu'elle a donnée à son institut : « Tout en Dieu » (Tutto in Dio). Elle concevait la vie religieuse comme une harmonie parfaite entre la contemplation et l'action charitable, écrivant dans ses Constitutions : « Il faut donner au Christ le cœur et le bras, et celui qui voudrait donner l'un sans l'autre manquerait le but de l'Institut. Que l'oraison avec la vie intérieure soit le cœur ; que les occupations extérieures, les offices de charité et de miséricorde à exercer quotidiennement auprès de la jeunesse, soient le bras. » Aujourd'hui, les Filles de Marie Immaculée poursuivent cette double mission d'éducation et d'assistance aux pauvres et aux marginalisés. L'institut est présent en Italie, mais s'est également déployé à l'international : en Argentine, au Brésil, aux États-Unis (New York) et en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Togo). En 1977, l'association des Amis de Marie Immaculée (A.M.I.) a été créée pour associer les laïcs à leur œuvre. L'institut compte une autre figure de sainteté reconnue : la vénérable Maria Francesca Giannetto (1902-1930), entrée dans la congrégation en 1922 et déclarée vénérable par le pape François en 2020.
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1865-1960
- Décret de vénérabilité par François
Quotes
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Il faut donner au Christ le cœur et le bras, et celui qui voudrait donner l'un sans l'autre manquerait le but de l'Institut. Que l'oraison avec la vie intérieure soit le cœur ; que les occupations extérieures, les offices de charité et de miséricorde à exercer quotidiennement auprès de la jeunesse, soient le bras.
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