Bruna Pellesi
An Italian Franciscan religious, Bruna Pellesi (in religion Sister Maria Rosa of Jesus) offered 27 years of suffering linked to tuberculosis for the salvation of souls and the sanctification of priests.
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Biographie
Jeunesse et entrée en religion de Bruna Pellesi.
Bruna Aldina Maria Pellesi naît le 11 novembre 1917 à Morano, un hameau de la commune de Prignano sulla Secchia, dans la province de Modène en Italie. Elle est la dernière des neuf enfants d'une modeste famille de paysans. Dès son enfance, elle se distingue par sa douceur, sa piété et sa joie de vivre. Durant son adolescence, la mort prématurée de deux de ses belles-sœurs la pousse à assumer de grandes responsabilités familiales : elle prend soin de ses six neveux et nièces, tous âgés de moins de quatre ans, tout en travaillant durement dans les champs pour subvenir aux besoins de la maisonnée. Malgré un projet de mariage qui semblait se dessiner, Bruna ressent un appel irrésistible à se consacrer entièrement à Dieu. Quitter ses neveux et nièces est un déchirement, mais elle choisit de répondre à cet amour plus grand. Le 27 août 1940, à l'âge de 22 ans, elle entre dans la congrégation des Sœurs franciscaines de Sant'Onofrio à Rimini (qui prendront plus tard le nom de Sœurs Franciscaines Missionnaires de Christ). Elle prend l'habit religieux le 24 septembre 1941 et prononce ses premiers vœux le 25 septembre 1942, recevant le nom de sœur Maria Rosa de Jésus (suor Maria Rosa di Gesù).
Vie et œuvre
Son apostolat d'enseignement puis sa longue maladie transformée en ministère spirituel.
Après sa profession religieuse, sœur Maria Rosa est envoyée à Sassuolo pour enseigner dans une école primaire. Elle y passe les années difficiles de la Seconde Guerre mondiale (1942-1945), se dépensant sans compter pour l'éducation des enfants. Face aux inquiétudes de ses consœurs devant son rythme de travail épuisant, elle répond simplement qu'étant habituée aux travaux de la terre, elle ne craint pas la fatigue. En mai 1945, elle est transférée à Ferrare pour enseigner dans une école paroissiale et y ouvre une école maternelle en juillet. Cependant, son apostolat actif est brutalement interrompu. Le 5 septembre 1945, elle est hospitalisée en raison d'une grave tuberculose pulmonaire. C'est le début d'un long calvaire de 27 ans de maladie. Elle passe d'abord trois ans au sanatorium « Pineta » de Gaiato (Modène), puis, à partir de décembre 1948, elle est transférée au sanatorium Pizzardi (aujourd'hui hôpital Bellaria) de Bologne, où elle restera hospitalisée pendant 24 ans. Ne pouvant plus enseigner, sœur Maria Rosa transforme sa chambre d'hôpital en un véritable lieu d'apostolat et de rayonnement spirituel. Elle y accueille les autres malades, les réconforte et les guide. Elle entretient également une correspondance monumentale, écrivant plus de 2 000 lettres à des prêtres, des religieux et des laïcs pour les soutenir dans leur foi. Elle offre ses souffrances physiques intenses pour le salut des âmes, la sanctification des prêtres et la vie de l'Église.
Cheminement vers la sainteté
Son union spirituelle avec le Christ souffrant et son vœu d'abandon.
Le parcours spirituel de sœur Maria Rosa est marqué par une union de plus en plus intime avec le Christ souffrant. Le 25 mars 1955, jour de la fête de l'Annonciation, elle subit une violente hémorragie pulmonaire qui l'amène aux portes de la mort. Cet événement renforce sa volonté de s'abandonner totalement à Dieu. Le 5 août de la même année, elle prononce un vœu solennel d'abandon amoureux, joyeux et inconditionnel à la volonté divine. Malgré la progression inexorable de la tuberculose, elle conserve un visage serein et un sourire constant, devenant un témoin lumineux de la joie chrétienne au milieu de la douleur. En novembre 1972, alors que son état de santé s'est irrémédiablement dégradé, elle est autorisée à retourner au couvent de Sassuolo. C'est là qu'elle s'éteint paisiblement le 1er décembre 1972, à l'âge de 55 ans, réduite par la maladie à un poids extrême de 20 kg (43 livres), mais habitée par une paix profonde. Ses écrits spirituels, rassemblés après sa mort, représentent 16 volumes de plus de 2 100 pages.
Béatification et canonisation
Le processus de reconnaissance de sa sainteté et sa béatification en 2007.
La cause de béatification de sœur Maria Rosa de Jésus débute officiellement le 6 mars 1981 avec l'obtention du nihil obstat de la Congrégation pour les Causes des Saints. L'enquête diocésaine se déroule de 1982 à 1987. Le 1er juillet 2000, le pape Jean-Paul II signe le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, la proclamant ainsi Vénérable. Le miracle retenu pour sa béatification concerne la guérison scientifiquement inexplicable d'une religieuse de sa propre congrégation. En octobre 1988, cette consœur, victime d'un grave accident, était tombée dans un coma profond accompagné de complications médicales majeures. Après que la communauté eut invoqué l'intercession de sœur Maria Rosa en plaçant une image pieuse sous son oreiller, la malade s'est rétablie de manière soudaine et complète. Ce miracle est officiellement approuvé par le pape Benoît XVI le 28 juin 2006. La cérémonie de béatification est célébrée le 29 avril 2007 dans la cathédrale de Rimini, présidée par le cardinal José Saraiva Martins, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints et légat du pape.
Spiritualité et héritage
Son héritage spirituel et la transformation de sa chambre d'hôpital en chapelle.
La spiritualité de la bienheureuse Maria Rosa de Jésus repose sur l'offrande joyeuse de la souffrance et l'abandon total à la Providence. Elle a su transformer la « clôture forcée » de sa chambre d'hôpital en un espace de liberté spirituelle et de fécondité apostolique. Surnommée la « sœur du monde dans la souffrance, la joie et l'espérance », elle laisse un exemple fort de la manière dont la foi peut transfigurer la douleur humaine en un acte d'amour pur. Son héritage spirituel reste très vivant, particulièrement en Émilie-Romagne. En décembre 2024, la chambre du pavillon Tinozzi de l'hôpital Bellaria de Bologne, où elle a vécu et souffert pendant 24 ans, a été officiellement transformée et inaugurée comme une chapelle dédiée à sa mémoire, offrant un lieu de recueillement pour les malades et le personnel soignant. Sa fête liturgique est fixée au 1er décembre, jour de sa naissance au Ciel.
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1972
- Béatification en 2007 par Benoît XVI