James Alfred Miller
An American Brother of the Christian Schools (Lasallian), James Alfred Miller dedicated himself to the education of indigenous youth in Guatemala, where he was assassinated in hatred of the faith in 1982.
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Biographie
Jeunesse, famille et formation religieuse de James Alfred Miller aux États-Unis.
James Alfred Miller naît le 21 septembre 1944 à Stevens Point, dans le Wisconsin (États-Unis), au sein d'une famille d'agriculteurs catholiques. Ses parents, Arnold et Lorraine Miller, exploitent une ferme laitière et avicole à Custer (ou Ellis). Premier d'une fratrie de cinq enfants (avec ses frères William et Ralph, et ses sœurs Patricia et Louise), il est baptisé le 1er octobre 1944 en l'église de l'Immaculée Conception à Custer. Il y reçoit également le sacrement de confirmation le 28 mai 1955 des mains de Mgr John Treacy, évêque de La Crosse.
Dès son adolescence, alors qu'il étudie à la Pacelli High School de Stevens Point, il fait la rencontre des Frères des Écoles Chrétiennes (Lasalliens). Attiré par leur charisme éducatif, il décide de rejoindre la congrégation en septembre 1959 en entrant au petit noviciat (juvénat) de Glencoe, dans le Missouri. En août 1962, il prend l'habit religieux sous le nom de « Frère Leo William ». Plus tard, conformément aux réformes postconciliaires, il reprendra l'usage de son nom de baptême, devenant connu sous le nom de Frère James (ou « Hermano Santiago » en espagnol). Il poursuit ses études supérieures à la Saint Mary's University de Winona, dans le Minnesota, où il obtient une maîtrise en espagnol.
Vie et œuvre
Son ministère d'enseignant aux États-Unis, ses missions au Nicaragua et son dévouement auprès des indigènes au Guatemala.
Après avoir prononcé ses premiers vœux, le Frère James est envoyé enseigner à la Cretin High School (aujourd'hui Cretin-Derham Hall High School) à Saint Paul, dans le Minnesota. Il y enseigne l'espagnol, l'anglais et l'éducation religieuse, tout en entraînant l'équipe de football américain. Issu du milieu agricole, il met volontiers ses compétences manuelles au service de l'entretien et des réparations de l'établissement, ce qui lui vaut de la part de ses élèves le surnom affectueux de « Brother Fix-It » (Frère Bricoleur ou Frère Réparateur).
En août 1969, après l'émission de ses vœux perpétuels, son désir de partir en mission se réalise. Il est envoyé à Bluefields, au Nicaragua, où il enseigne jusqu'en 1974. Il est ensuite transféré à Puerto Cabezas, toujours au Nicaragua, où il assume la direction de l'école locale. Sous sa direction dynamique, l'établissement passe de 300 à 800 élèves. Il y supervise également la construction d'un complexe d'arts industriels et professionnels, ainsi que la fondation de dix nouvelles écoles rurales dans la région.
En juillet 1979, alors que la révolution sandiniste éclate au Nicaragua, la situation politique devient extrêmement dangereuse. Ayant collaboré avec le ministère de l'Éducation (alors sous le régime de Somoza) pour le développement des écoles, le Frère James est considéré comme étant en danger de représailles. Ses supérieurs lui ordonnent de quitter immédiatement le pays et de retourner aux États-Unis. Il retrouve alors temporairement son poste d'enseignant à la Cretin High School, puis au Nouveau-Mexique, mais son cœur reste profondément attaché aux missions d'Amérique centrale.
En janvier 1981, ses supérieurs accèdent à sa demande de repartir en mission et l'envoient au Guatemala, pays alors déchiré par une violente guerre civile. Il est affecté à Huehuetenango, au sein du Colegio De La Salle et de la « Casa Indígena La Salle » (Centre indigène La Salle). En tant que sous-directeur de ce centre, il se consacre entièrement à l'éducation, à la formation professionnelle (notamment agricole) et religieuse de jeunes Mayas autochtones issus de milieux ruraux extrêmement pauvres. Il s'engage activement pour la défense de leurs droits et de leur dignité face aux injustices sociales.
Cheminement vers la sainteté
Le contexte de répression au Guatemala et le martyre du Frère James Miller en 1982.
Le climat politique au Guatemala au début des années 1980 est marqué par une répression féroce du régime militaire contre l'Église catholique, dont l'option préférentielle pour les pauvres est assimilée à de la subversion. Conscient des risques qu'il court en protégeant et en éduquant les jeunes indigènes, le Frère James Miller choisit de rester fidèle à sa mission. Dans une lettre écrite à un ami peu de temps avant sa mort, il confie : « Je prie Dieu pour la grâce et la force de le servir fidèlement parmi les pauvres et les opprimés du Guatemala. Je remets ma vie entre les mains de sa Providence. Je place ma confiance en Lui ».
Le 13 février 1982, en fin d'après-midi, alors que les élèves préparent une fête pour le carnaval du lendemain, le Frère James se trouve sur un escabeau à l'extérieur du bâtiment de la Casa Indígena pour réparer un mur ou un lampadaire. C'est alors que trois hommes cagoulés surgissent au coin de la rue et tirent sur lui à bout portant. Atteint de plusieurs balles à la gorge, à la poitrine et au flanc droit, il meurt sur le coup à l'âge de 37 ans. Les assassins, vraisemblablement liés aux escadrons de la mort ou aux forces militaires gouvernementales, prennent la fuite et ne seront jamais identifiés ni traduits en justice. Son corps est rapatrié aux États-Unis et enterré à Sharon, dans le Wisconsin.
Béatification et canonisation
L'ouverture de sa cause, la reconnaissance de son martyre et sa béatification en 2019.
La cause de béatification du Frère James Alfred Miller est officiellement ouverte le 1er septembre 2009 dans le diocèse de Huehuetenango, au Guatemala. Le 15 décembre 2009, la cause est formellement introduite à Rome, lui conférant le titre de Serviteur de Dieu.
Le 7 novembre 2018, le pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant son martyre en haine de la foi (in odium fidei). Cette reconnaissance dispense de la nécessité d'un miracle pour la béatification.
La cérémonie de béatification est célébrée le 7 décembre 2019 à Huehuetenango, au Guatemala. La messe solennelle se déroule sur les terrains de sport du Colegio La Salle, à proximité immédiate du lieu de son martyre. Elle est présidée, au nom du pape François, par le cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, évêque de David (Panama). Le Frère James Alfred Miller devient ainsi le premier frère lasallien originaire des États-Unis à être élevé aux honneurs des autels.
Spiritualité et héritage
L'héritage spirituel et matériel du bienheureux James Miller, fidèle au charisme lasallien.
La spiritualité du bienheureux James Miller s'enracine profondément dans le charisme de saint Jean-Baptiste de La Salle : l'amour de l'éducation chrétienne, le service désintéressé des jeunes les plus pauvres et la vie communautaire. Son engagement n'était pas d'ordre politique, mais découlait directement de sa foi en l'Évangile et de sa volonté de restaurer la dignité humaine des populations indigènes marginalisées.
Son héritage perdure aujourd'hui à travers le fonds « Brother James Miller », créé pour soutenir l'éducation des enfants pauvres et promouvoir la justice sociale en Amérique centrale. La Casa Indígena de Huehuetenango a été renommée en son honneur, et une chapelle lui est dédiée à la Lewis University dans l'Illinois. Il est fêté liturgiquement le 13 février, jour anniversaire de son martyre.
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1982
- Béatification en 2019 par François
Quotes
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Je prie Dieu pour la grâce et la force de le servir fidèlement parmi les pauvres et les opprimés du Guatemala. Je remets ma vie entre les mains de sa Providence. Je place ma confiance en Lui
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