María Quintero Malfaz
Religiosa cistercense spagnola, fondatrice del monastero della Santa Croce a Casarrubios del Monte e mistica.
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Biographie
Jeunesse de María Quintero Malfaz à Cigales et son entrée au monastère cistercien de Valladolid.
María Quintero Malfaz, connue sous son nom de religion María Evangelista (ou María de San Juan Evangelista), est née le 6 janvier 1591 à Cigales, dans la province de Valladolid en Espagne. Elle a été baptisée le 18 janvier de la même année dans l'église paroissiale de Cigales. Elle était la cinquième et dernière enfant de Gonzalo Quintero et d'Inés Malfaz, une famille de riches agriculteurs. Son père est décédé en 1592, alors qu'elle n'avait qu'un an. Éduquée par sa mère, une femme profondément pieuse, María a grandi dans un environnement de foi solide. Sa mère est décédée en 1608. Dès son adolescence, María a ressenti un appel profond pour la vie monastique contemplative, attirée en particulier par le chant de l'Office divin. Après la mort de sa mère, elle est entrée au monastère cistercien de San Joaquín y Santa Ana à Valladolid. Elle y a pris l'habit de sœur converse (ou sœur laie) le 10 mai 1609, sous le nom de María Evangelista, en l'honneur de saint Jean l'Évangéliste. Elle a prononcé ses vœux de sœur converse le 20 mai 1610. Pendant dix-sept ans, elle a vécu comme sœur converse, affectée principalement aux tâches manuelles de la cuisine, puis du vestiaire et de l'infirmerie en raison de sa santé fragile. Bien que la bulle Circa pastoralis (1566) du pape Pie V interdise généralement le passage de sœur laie à moniale de chœur, sa vocation profonde pour le chœur et ses vertus exceptionnelles ont conduit sa communauté à voter secrètement en sa faveur. Grâce à l'intervention de son confesseur, le père Francisco de Vivar, auprès de l'abbesse de Las Huelgas à Burgos, Ana d'Autriche, elle a été autorisée à faire sa profession comme moniale de chœur le 4 juillet 1627.
Vie et œuvre
La fondation du monastère de la Sainte-Croix à Casarrubios del Monte.
La vie et l'œuvre de María Evangelista sont intimement liées à la fondation du Monastère de la Sainte-Croix (Monasterio de la Santa Cruz) à Casarrubios del Monte, dans la province de Tolède. La genèse de cette fondation remonte à la rencontre entre un couple fortuné et pieux de Casarrubios del Monte, Alonso García de Ojea (ou de Ojeda) et María Rodríguez, et le père Francisco de Vivar à Valladolid. N'ayant pas d'enfants, le couple souhaitait consacrer sa fortune à une œuvre pieuse. Le père Vivar leur a présenté María Evangelista, qui jouissait déjà d'une réputation de sainteté et avait eu la révélation mystique qu'elle fonderait un monastère. Malgré de nombreuses difficultés administratives et l'opposition initiale des autorités civiles et ecclésiastiques locales de Casarrubios del Monte, le projet a pu aboutir grâce au soutien du premier comte de Casarrubios, Gonzalo Chacón. Le 25 octobre 1634 (ou 1633 selon certaines chroniques monastiques), María Evangelista a quitté Valladolid avec deux autres moniales (Francisca de San Jerónimo et María de la Trinidad) et deux futures novices. Elles sont arrivées à Casarrubios del Monte le 27 novembre 1634. La clôture monastique a été établie ce jour-là, et María Evangelista a été élue première abbesse du nouveau monastère de la Sainte-Croix. Sous sa direction, le monastère est devenu un centre de prière intense et de stricte observance de la règle cistercienne. Elle a dirigé la communauté pendant quatorze ans avec une grande charité, accueillant de nombreuses vocations locales et étendant son influence spirituelle bien au-delà des murs du monastère.
Cheminement vers la sainteté
Expériences mystiques, écrits spirituels et le prodige du Sang du Christ.
María Evangelista a vécu une vie d'union mystique profonde avec le Christ, marquée par des phénomènes ascétiques et mystiques extraordinaires. Elle a notamment reçu des stigmates intérieurs et invisibles, vivant spirituellement la Passion du Christ. Sous la direction de ses confesseurs, les pères Gaspar de la Figuera et Francisco de Vivar, elle a mis par écrit ses expériences intérieures malgré son manque d'instruction formelle. Elle est l'auteure d'une œuvre mystique remarquable, comprenant l'Obra del Génesis (488 pages), un commentaire inachevé de l'Exode intitulé Arca del propiciatorio, et un écrit sur les 72 disciples du Seigneur. Le 27 janvier 1648, un événement extraordinaire, connu sous le nom de prodige du Sang du Christ, s'est produit au monastère. Alors que la communauté chantait le Miserere lors d'une procession du vendredi, une peinture représentant le Christ portant sa croix a semblé transpirer du sang et de l'eau. L'abbesse a essuyé le visage du Christ avec un linge en lin (le paño), qui est devenu depuis lors un objet de grande dévotion, utilisé notamment pour soulager les mourants. Après cet événement, la santé de María Evangelista s'est rapidement dégradée. Elle est décédée le vendredi 27 novembre 1648 à Casarrubios del Monte, à l'âge de 57 ans, après avoir reçu les derniers sacrements. Elle a été enterrée dans la salle capitulaire du monastère. Cinq ans plus tard, en 1653, lors d'une reconnaissance canonique, son corps a été retrouvé incorrompu. Le 2 juillet 2013, ses restes mortels ont été exhumés et transférés dans l'église du monastère, où ils reposent aujourd'hui.
Béatification et canonisation
Le processus de reconnaissance des vertus héroïques de María Evangelista par l'Église catholique.
La cause de béatification de María Evangelista Quintero Malfaz a été officiellement ouverte au niveau diocésain dans l'archidiocèse de Tolède le 26 novembre 2012. Le décret de nihil obstat a été accordé par le Saint-Siège en 2013. L'enquête diocésaine s'est clôturée le 19 septembre 2014, et sa validité a été décrétée par la Congrégation pour les Causes des Saints le 19 février 2016. Le 24 octobre 2025, lors d'une audience accordée au cardinal Marcello Semeraro, préfet du Dicastère pour les Causes des Saints, le pape Léon XIV a autorisé la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques de la Servante de Dieu, lui conférant ainsi le titre de vénérable.
Spiritualité et héritage
La spiritualité victimale de María Evangelista et la pérennité de son héritage monastique.
La spiritualité de la vénérable María Evangelista est centrée sur le mystère de la Croix et de l'Eucharistie. Elle a vécu une spiritualité victimale, s'offrant elle-même en victime d'amour avec le Christ pour la conversion des pécheurs. Sa vie de prière était caractérisée par une obéissance inconditionnelle à ses directeurs spirituels et une profonde humilité, acceptant d'abord la condition de sœur converse avant d'embrasser pleinement sa vocation de moniale de chœur. Son héritage spirituel se perpétue aujourd'hui à travers le monastère de la Sainte-Croix de Casarrubios del Monte, qui continue d'exister et de maintenir la vie contemplative cistercienne qu'elle a instaurée. Ses écrits mystiques, longtemps oubliés, font l'objet d'une redécouverte et de recherches théologiques approfondies en Espagne, en France et en Italie.
Iconografia
Segni e attributi
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1591-1648
- Décret de vénérabilité en 2025 par Léon XIV
Miracoli
- Le prodige du Sang du Christ (27 janvier 1648) : une peinture représentant le Christ portant sa croix a semblé transpirer du sang et de l'eau.