Giovanni Nadiani
Fratello converso della Congregazione del Santissimo Sacramento, Giovanni Nadiani si è distinto per la sua profonda pietà eucaristica e il suo umile servizio.
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Biographie
Jeunesse de Giovanni Nadiani en Émilie-Romagne, son éducation chrétienne malgré l'anticléricalisme paternel, et son appel à la vie religieuse à Rome.
Giovanni Antonio Gaspare Nadiani naît le 20 février 1885 à Santa Maria Nuova, une frazione de la commune de Bertinoro, dans la province de Forlì (région d'Émilie-Romagne, Italie). Son père, Ercole Nadiani, est un commerçant de chevaux et gérant d'une épicerie-taverne locale, connu pour ses opinions républicaines et anticléricales. Sa mère, Annunziata Piazzi, meurt alors que Giovanni n'a que trois ans. Son père se remarie d'abord avec sa belle-sœur, Lucia Piazzi (qui décède deux ans plus tard), puis en 1897 avec la gouvernante de la maison, Giovanna (Giannina) Ruffili. Malgré l'anticléricalisme paternel, ces trois figures maternelles successives transmettent au jeune Giovanni, surnommé affectueusement « Vanitti », une éducation profondément chrétienne.
Dès son enfance, Giovanni se distingue par sa piété, sa douceur et son amour pour le chant liturgique. En 1899, il entre au petit séminaire de Cesena. Cependant, en 1903, il doit quitter l'établissement, officiellement en raison de difficultés financières (frais de scolarité impayés) et d'une santé fragile. De retour chez son père, il l'aide à la taverne tout en s'engageant dans des activités paroissiales et au sein du club de la Démocratie Chrétienne locale.
Désireux de devenir missionnaire, il décide d'apprendre les langues étrangères. Entre 1905 et 1906, il émigre temporairement en Suisse pour y apprendre le français et l'allemand. De retour en Italie, il s'installe à Rome où il travaille comme serveur dans un café. C'est là, en 1907, qu'un événement va bouleverser sa vie : en entrant par hasard dans l'église San Claudio de Rome, alors qu'une adoration eucharistique est en cours, il ressent un appel irrésistible à se consacrer entièrement au Christ présent dans l'Eucharistie. Cette église étant confiée à la Congrégation du Très-Saint-Sacrement (les Pères Sacramentins), il demande à y être admis.
Vie et œuvre
Son entrée chez les Sacramentins à Turin, ses vœux perpétuels, son service militaire durant la Grande Guerre et son humble ministère à Ponteranica.
Le 2 juillet 1907, Giovanni Nadiani est accueilli au couvent de Turin de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement en tant que frère convers (laïc consacré). Il y commence son noviciat et prononce ses vœux perpétuels le 15 novembre 1912. Au sein de sa communauté, il mène une vie humble et laborieuse, se chargeant des tâches domestiques ordinaires, de l'accueil et des courses pour la communauté, tout en consacrant de longues heures à l'adoration du Saint-Sacrement.
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans l'armée italienne pour le service militaire. Après la guerre, en 1919, il réintègre sa communauté de Turin où il reprend sa vie de prière et de service dans le recueillement. En 1931, il est transféré au séminaire de Ponteranica, près de Bergame. Il y poursuit son ministère de frère convers, se faisant apprécier de tous pour sa joie constante, sa serviabilité et sa profonde piété eucharistique. Il accompagne souvent les malades lors de leurs visites médicales et s'occupe des commissions de la maison avec un dévouement exemplaire.
Cheminement vers la sainteté
La maladie de Giovanni Nadiani, vécue comme une union intime au sacrifice du Christ, et sa mort paisible en 1940.
La vie de Giovanni Nadiani est marquée par une santé fragile qu'il offre constamment en union avec le sacrifice du Christ. À partir de l'été 1939, il commence à souffrir de violentes douleurs à l'estomac, causées par un ulcère qui dégénère rapidement en tumeur cancéreuse. Malgré la souffrance extrême, il continue d'accomplir ses devoirs quotidiens sans se plaindre, vivant sa maladie comme une « Messe sanglante » personnelle unie à celle de Jésus.
Le 30 décembre 1939, il est admis à l'hôpital de Bergame pour y subir une intervention chirurgicale. L'opération s'avère malheureusement inefficace. Sentant sa fin approcher, il reçoit l'onction des malades avec une grande dévotion. Il s'éteint paisiblement le matin du 6 janvier 1940 à l'âge de 54 ans. Ses restes mortels sont aujourd'hui vénérés dans une chapelle dédiée au séminaire de Ponteranica.
Béatification et canonisation
Le parcours de sa cause de béatification, de l'ouverture de l'enquête diocésaine en 1957 à la reconnaissance de ses vertus héroïques par le Pape François en 2019.
En raison de sa solide réputation de sainteté, la cause de béatification de Giovanni Nadiani est introduite en 1957 dans le diocèse de Bergame, fortement encouragée par le père Lodovico Longari (lui-même déclaré vénérable par la suite), qui avait été son supérieur général et l'avait profondément estimé.
Un premier procès diocésain d'information se déroule du 27 janvier 1959 au 4 janvier 1961 à Bergame, avec des commissions rogatoires à Rome, Cesena et São Paulo (Brésil), recueillant le témoignage de 51 personnes. Après une période d'interruption, la cause est relancée en 1978 par décision du Chapitre provincial italien des Sacramentins. Une enquête diocésaine complémentaire est menée de 1987 à 1989 à Bergame, avec 59 témoins. La validité juridique de ces enquêtes est reconnue par la Congrégation pour les Causes des Saints le 17 octobre 1989.
La Positio (un dossier de 1180 pages compilant les preuves historiques et théologiques de ses vertus) est officiellement déposée le 27 août 2008. Le 11 juin 2019, le Pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable.
Spiritualité et héritage
Une spiritualité centrée sur l'Eucharistie et une profonde dévotion mariale, laissant un modèle de vie humble pour les frères laïcs.
La spiritualité de Giovanni Nadiani est entièrement centrée sur le mystère de l'Eucharistie. Pour lui, l'adoration eucharistique n'est pas seulement un devoir de piété, mais un « exercice angélique » et une conversation intime avec Dieu. Dans son journal spirituel, il écrit :
« L'Adoration est la chose la plus sublime. [...] Durant ce temps, nous sommes libres de toutes nos occupations pour nous mettre en relation intime et en conversation familière avec Dieu. Alors nous ne sommes plus des ouvriers, mais des ambassadeurs de l'Église auprès de Dieu et des fils très chers de Dieu. »
Il considérait l'adoration comme une « petite Messe » prolongée, lui permettant de s'unir spirituellement à l'unique sacrifice du Golgotha. Sa dévotion mariale était également très forte ; il aimait appeler la Vierge Marie le « Sourire de la famille » et s'efforçait d'imiter sa douceur maternelle dans ses relations avec ses confrères et les personnes qu'il côtoyait. Son héritage demeure vivant au sein de la Congrégation du Très-Saint-Sacrement, où il est proposé comme un modèle accompli de la vocation de frère laïc sacramentin, témoignant que la sainteté s'acquiert dans l'humilité, le service silencieux et la contemplation eucharistique.
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1885-1940
- Décret de vénérabilité par François
Citazioni
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L'Adoration est la chose la plus sublime. [...] Durant ce temps, nous sommes libres de toutes nos occupations pour nous mettre en relation intime et en conversation familière avec Dieu. Alors nous ne sommes plus des ouvriers, mais des ambassadeurs de l'Église auprès de Dieu et des fils très chers de Dieu.
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