13 febbraio 21° secolo

Suor Lúcia dos Santos

Suor Lúcia dos Santos, una delle tre veggenti delle apparizioni di Fatima nel 1917, fu religiosa dorotea e poi carmelitana in Portogallo.

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Vita 01 / 05

Biographie

Enfance de Lucie à Aljustrel et les apparitions de l'Ange et de la Vierge Marie à Fatima.

Sœur Lúcia de Jesus Rosa dos Santos (mieux connue sous le nom de Sœur Lucie de Fatima) est née le 28 mars 1907 à Aljustrel, un petit hameau de la paroisse de Fatima au Portugal. Bien que son acte de naissance officiel indique le 22 mars 1907, sa date de naissance réelle est le 28 mars, une modification administrative ayant été faite par ses parents pour permettre son baptême avant Pâques. Elle était la plus jeune des sept enfants d'António dos Santos et de Maria Rosa Ferreira.\n\nDès son enfance, Lucie mène une vie simple de bergère, gardant les troupeaux de sa famille. En 1915, alors qu'elle est âgée de huit ans, elle et quelques amies sont témoins de trois apparitions silencieuses d'un ange. En 1916, ces apparitions se répètent à trois reprises, cette fois en compagnie de ses cousins, Francisco et Jacinta Marto. L'entité se présente sous le nom de l'Ange de la Paix ou l'Ange du Portugal.\n\nL'année 1917 marque un tournant décisif dans sa vie. Du 13 mai au 13 octobre 1917, Lucie, Francisco et Jacinta sont les témoins de six apparitions de la Vierge Marie à la Cova da Iria. Durant ces événements, Lucie est la seule des trois enfants à parler directement avec la Vierge, recevant d'elle des messages et des secrets destinés au monde. Après la fin des apparitions et la mort prématurée de ses cousins Francisco (en 1919) et Jacinta (en 1920) des suites de la grippe espagnole, Lucie reste la seule dépositaire terrestre du message de Fatima.

Vita 02 / 05

Vie et œuvre

Son entrée chez les Sœurs de Sainte-Dorothée, ses révélations ultérieures, la rédaction de ses Mémoires et sa vie contemplative au Carmel de Coimbra.

Afin de la soustraire à la curiosité publique et de la protéger, l'évêque de Leiria, Mgr José Alves Correia da Silva, décide en 1921 de l'éloigner de Fatima. Lucie entre alors au Collège de Vilar à Porto, dirigé par les Sœurs de Sainte-Dorothée. Pour préserver son anonymat, elle y prend le nom de Maria das Dores (Marie des Douleurs).\n\nLe 24 octobre 1925, elle entre comme postulante chez les Sœurs de Sainte-Dorothée à Tui, en Espagne. Elle y prononce ses vœux temporaires le 3 octobre 1928, puis ses vœux perpétuels le 3 octobre 1934. C'est durant cette période qu'elle reçoit de nouvelles révélations spirituelles, notamment à Pontevedra (1925-1926) concernant la dévotion réparatrice des premiers samedis, et à Tui (1929) concernant la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie.\n\nÀ la demande de son évêque, Lucie rédige entre 1935 et 1941 quatre documents autobiographiques connus sous le nom de Mémoires de Sœur Lucie, détaillant la vie de ses cousins et les apparitions de Fatima. Le 3 janvier 1944, elle met par écrit la troisième partie du secret (le « Troisième Secret »), qu'elle remet sous pli scellé à son évêque, qui le transmettra ensuite au Saint-Siège.\n\nDésirant mener une vie contemplative plus intense et retirée, elle obtient l'autorisation du pape Pie XII de quitter les Sœurs de Sainte-Dorothée pour entrer au Carmel. Le 25 mars 1948, elle intègre le Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra, au Portugal. Elle y prononce ses vœux solennels le 31 mai 1949 sous le nom de Sœur Maria Lúcia de Jesus e do Coração Imaculado (Sœur Marie Lucie de Jésus et du Cœur Immaculé). Elle passe le reste de sa vie dans la clôture du monastère, partageant son temps entre la prière, le travail manuel et une immense correspondance spirituelle avec des fidèles et des prélats du monde entier. Elle quitte exceptionnellement sa clôture pour rencontrer les souverains pontifes en visite à Fatima : Paul VI en 1967, et Jean-Paul II en 1982, 1991 et 2000.\n\nSœur Lucie s'éteint paisiblement au Carmel de Coimbra le 13 février 2005, à l'âge de 97 ans. En 2006, sa dépouille est transférée dans la Basilique de Notre-Dame du Rosaire à Fatima, où elle repose désormais aux côtés de ses cousins Francisco et Jacinta.

Culto 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

La réputation de sainteté de Sœur Lucie et l'ouverture rapide de son procès de canonisation avec dispense papale.

La réputation de sainteté de Sœur Lucie s'est établie de son vivant en raison de sa fidélité absolue à la mission reçue de la Vierge Marie, de son humilité constante et de son obéissance filiale à l'Église. Bien qu'elle ait été le témoin d'événements extraordinaires, elle s'est toujours efforcée de vivre une vie monastique ordinaire et cachée.\n\nPeu après sa mort en 2005, de nombreux fidèles ont demandé l'ouverture de sa cause de canonisation. En 2008, dérogeant à la règle canonique qui impose un délai d'attente de cinq ans après le décès, le pape Benoît XVI accorde une dispense pour que le procès puisse commencer immédiatement. La phase diocésaine de l'enquête s'ouvre officiellement le 30 avril 2008 dans le diocèse de Coimbra. Durant cette phase, qui s'est achevée le 13 février 2017, plus de 15 000 lettres, témoignages et documents historiques ont été rassemblés et analysés par les experts de la postulation.

Culto 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance de ses vertus héroïques par le pape François en 2023, la déclarant vénérable.

Après la clôture de l'enquête diocésaine, l'ensemble des documents a été transmis à Rome, au Dicastère pour les Causes des Saints, pour l'élaboration de la Positio.\n\nLe 22 juin 2023, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus théologales et cardinales, la déclarant officiellement « vénérable ».\n\nÀ ce jour, Sœur Lucie n'est ni béatifiée ni canonisée. Pour que sa béatification soit prononcée, l'Église doit examiner et approuver officiellement un miracle attribué à son intercession. Bien que plusieurs signalements de grâces obtenues par son intermédiaire aient été rapportés à la postulation, aucun miracle n'a encore fait l'objet d'une reconnaissance officielle par le Dicasterie pour les Causes des Saints.

Teologia 05 / 05

Spiritualité et héritage

Les piliers de sa spiritualité basés sur le message de Fatima et l'impact de ses écrits.

La spiritualité de Sœur Lucie est indissociable du message de Fatima. Elle repose sur trois piliers fondamentaux : la dévotion réparatrice au Cœur Immaculé de Marie, la récitation quotidienne du chapelet pour la paix dans le monde, et l'offrande quotidienne de sacrifices personnels en réparation des péchés et pour la conversion des pécheurs.\n\nSon héritage réside principalement dans ses écrits, qui ont permis de structurer et de diffuser la théologie de Fatima au sein de l'Église catholique. À travers ses Mémoires et ses lettres, elle a rappelé l'importance de la fidélité aux devoirs quotidiens comme forme de sacrifice agréable à Dieu. Elle demeure, pour des millions de croyants, le témoin privilégié de la miséricorde divine et de la présence maternelle de Marie dans l'histoire contemporaine.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1907-2005
  2. Décret de vénérabilité par François