Pietro Casani
Pietro Casani (1572-1647), in religione Pietro della Natività di Maria, è stato un sacerdote italiano cofondatore dell'Ordine delle Scuole Pie (gli Scolopi) al fianco di san Giuseppe Calasanzio.
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Biographie
Jeunesse, vocation et premières années de sacerdoce de Pietro Casani au sein de la Congrégation de la Mère de Dieu.
Pietro Casani (en religion Pierre de la Nativité de Marie) naît à Lucques (Lucca), en Toscane (Italie), le 8 septembre 1572. Il est le fils unique de Gaspare Casani et d'Elisabetta Drago, issus d'une ancienne famille de la noblesse locale. Marqué par la mort de sa mère en 1591, il ressent profondément l'appel à la vie consacrée. Après avoir étudié chez les Franciscains de sa ville natale puis au Collège romain, il entre en avril 1594, à l'âge de 22 ans, dans la Congrégation de la Mère de Dieu, récemment fondée à Lucques par saint Jean Leonardi.\n\nSous la direction de son maître des novices, le vénérable Jean-Baptiste Cioni, il prononce ses vœux en octobre 1597 et est ordonné prêtre le 23 septembre 1600 en la basilique Saint-Jean-de-Latran à Rome. Remarqué pour sa vaste culture, sa docilité et son austérité, il devient rapidement le secrétaire et le proche collaborateur du fondateur, saint Jean Leonardi. Il l'accompagne notamment comme notaire lors de visites canoniques ordonnées par le pape Clément VIII (à Montevergine et Vallombrosa) et participe activement à la rédaction des Constitutions de sa congrégation. En 1610, son propre père, Gaspare Casani, devenu veuf, décide de le rejoindre au sein de la congrégation en tant que frère laïc.
Vie et œuvre
Rôle de Pietro Casani dans la fusion avec les Écoles pies et la structuration de l'Ordre des Piaristes.
En 1614, le pape Paul V décide de fusionner la Congrégation de Lucques avec l'œuvre naissante des Écoles pies (les Piaristes), fondée à Rome en 1597 par saint Joseph Calasanz pour l'éducation gratuite des enfants pauvres. Le père Pietro Casani est alors nommé recteur de la maison mère de San Pantaleo à Rome, tandis que Joseph Calasanz conserve la direction pédagogique des écoles.\n\nCependant, cette union s'avère difficile en raison de la divergence des charismes : les pères de Lucques privilégient le ministère sacerdotal classique et considèrent l'enseignement comme secondaire, tandis que le groupe de Calasanz place l'éducation des enfants pauvres et une pauvreté radicale au cœur de sa vocation. En 1617, le pape Paul V dissout l'union, laissant aux religieux le choix de leur orientation.\n\nProfondément attaché à la pauvreté évangélique et à l'apostolat auprès de la jeunesse défavorisée, le père Casani choisit de rester aux côtés de saint Joseph Calasanz. Le 25 mars 1617, il est le premier à recevoir l'habit des Écoles pies des mains du fondateur, prenant le nom de religion de Pierre de la Nativité de Marie (Pietro della Natività di Maria).\n\nIl joue un rôle déterminant dans la structuration et l'expansion de l'Ordre des Écoles pies, qui passe du statut de congrégation séculaire à celui d'ordre religieux à vœux solennels (approuvé par le pape Grégoire XV en 1621-1622). Le père Casani assume de lourdes responsabilités : il est le premier assistant général de l'Ordre, le premier maître des novices (formant notamment le vénérable Glicerio Landriani), le premier provincial de Gênes (Ligurie) et de Naples, ainsi que le commissaire général pour les fondations en Europe centrale (notamment en Allemagne et à Nikolsburg/Mikulov). Il est également pressenti pour succéder au fondateur en tant que vicaire général.
Cheminement vers la sainteté
Les épreuves, la fidélité à saint Joseph Calasanz et la mort sainte de Pietro Casani.
Le père Casani se distingue par une vie de prière intense, une prédication infatigable et un amour rigoureux de la pauvreté, refusant avec Calasanz les dons excessifs des bienfaiteurs pour préserver l'intégrité de leur mission auprès des plus démunis.\n\nIl partage fidèlement toutes les épreuves de la jeune fondation, y compris les persécutions internes et externes qui ébranlent l'Ordre. Le 8 août 1642, il accompagne saint Joseph Calasanz lorsque ce dernier est arrêté et conduit devant le Saint-Office. Malgré les souffrances morales liées à la réduction temporaire de l'Ordre à une congrégation sans vœux par la Curie romaine, il conserve une foi inébranlable en l'avenir de l'œuvre.\n\nÉpuisé par ses multiples voyages apostoliques et par les épreuves de ses dernières années, il tombe gravement malade à l'automne 1647. Il meurt saintement à Rome le 17 octobre 1647, à l'âge de 75 ans. Ses restes mortels sont déposés dans l'église San Pantaleo à Rome, à proximité immédiate de la tombe de saint Joseph Calasanz, décédé dix mois plus tard.
Béatification et canonisation
Le processus de béatification de Pietro Casani, de l'introduction de sa cause à sa célébration par Jean-Paul II.
La cause de béatification du père Pietro Casani est officiellement introduite le 22 mars 1922 sous le pontificat du pape Pie XI. Le 22 janvier 1991, le pape Jean-Paul II promulgue le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant le titre de Vénérable.\n\nLe 15 décembre 1994, un décret approuve un miracle attribué à son intercession. Ce miracle concerne la guérison inexpliquée, survenue en 1738, d'une femme gravement malade et hospitalisée à Szeged (Hongrie), qui a recouvré la santé après avoir baisé une image du père Casani qui lui avait été donnée par un prêtre piariste.\n\nLe père Pietro Casani est solennellement béatifié par le pape Jean-Paul II le 1er octobre 1995 sur la place Saint-Pierre au Vatican, en même temps que treize martyrs piaristes de la guerre civile espagnole. Sa fête liturgique est fixée au 17 octobre dans le Martyrologe romain, et célébrée le 16 octobre au sein de l'Ordre des Écoles pies.
Spiritualité et héritage
La spiritualité de pauvreté, la patience héroïque et l'héritage durable de Pietro Casani.
La spiritualité du bienheureux Pietro Casani repose sur une pauvreté évangélique radicale, vécue comme une condition indispensable pour servir le Christ à travers les enfants les plus pauvres. Son union spirituelle avec saint Joseph Calasanz s'est forgée dans cette recherche constante de dépouillement et d'humilité.\n\nIl a laissé le souvenir d'un homme d'une patience héroïque face aux contradictions et aux épreuves de l'Église. Avant sa mort, il aimait répéter cette maxime : « La patience et la prière peuvent beaucoup » (ou « La patience et la prière peuvent faire beaucoup »).\n\nIl était également réputé pour son ministère de bénédiction et de prière de délivrance contre les maladies et les influences spirituelles néfastes (prières contra daemones et morbos). Après sa mort, une formule de bénédiction qu'il avait composée a été largement diffusée et reproduite avec son portrait pour le soulagement des malades.\n\nSon héritage se perpétue aujourd'hui à travers l'Ordre des Écoles pies (les Piaristes), présent dans le monde entier pour assurer l'éducation chrétienne et humaine de la jeunesse, en particulier des plus démunis.
Iconografia
Segni e attributi
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1647
- Béatification en 1995 par Jean-Paul II
Miracoli
- La guérison inexpliquée d'une femme gravement malade hospitalisée à Szeged en 1738
Citazioni
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La patience et la prière peuvent beaucoup
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