Maria Raffaella Cimatti
Maria Raffaella Cimatti (1861-1945) è stata una religiosa italiana delle Suore Ospedaliere della Misericordia. Soprannominata l'Angelo dei malati, si è dedicata al servizio dei sofferenti e ha salvato l'ospedale di Alatri dalla distruzione nel 1944.
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Biographie
Naissance de Santina Cimatti en Émilie-Romagne, sa jeunesse marquée par le décès de son père et son entrée tardive chez les Sœurs Hospitalières de la Miséricorde.
Santina Cimatti naît le 6 juin 1861 à Celle di Faenza, un petit village de la province de Ravenne en Émilie-Romagne (Italie). Elle est l'aînée d'une famille modeste et profondément chrétienne. Son père, Giacomo Cimatti, travaille comme ouvrier agricole, tandis que sa mère, Rosa Pasi, est tisserande. Après la naissance de Santina, le couple donne naissance à de nombreux enfants, dont trois meurent en bas âge (Domenico, Paolo et Antonio). Les deux frères survivants, Luigi et Vincenzo, embrasseront plus tard la vie religieuse chez les Salésiens de Don Bosco. Vincenzo Cimatti deviendra d'ailleurs le fondateur des œuvres salésiennes au Japon et est aujourd'hui reconnu Vénérable par l'Église.\n\nLa mort prématurée de son père en 1882 oblige Santina à retarder son entrée en religion. Elle doit en effet travailler pour aider sa mère et veiller à l'éducation de ses jeunes frères. Ce n'est qu'après l'entrée de ses frères chez les Salésiens et grâce à la générosité de son curé, l'abbé Romualdo Mazzotti, qui accepte d'héberger sa mère âgée au presbytère, que Santina est enfin libre de suivre sa vocation.\n\nLe 4 novembre 1889, elle entre dans la congrégation des Sœurs Hospitalières de la Miséricorde à Rome, dont la maison mère se trouve alors à l'hôpital San Giovanni. Elle reçoit l'habit religieux le 8 décembre 1890 sous le nom de sœur Maria Raffaella, et prononce ses premiers vœux le 8 décembre 1891, y ajoutant le quatrième vœu propre à sa congrégation : celui de l'hospitalité. Elle prononcera ses vœux perpétuels en 1905.
Vie et œuvre
Son service dans les hôpitaux de Frosinone et d'Alatri, son rôle de supérieure, et son acte héroïque pour sauver l'hôpital d'Alatri pendant la Seconde Guerre mondiale.
La vie de sœur Maria Raffaella est intimement liée à la mission de sa congrégation, les Sœurs Hospitalières de la Miséricorde, fondée en 1821 par la noble romaine Teresa Orsini Doria Pamphilj Landi pour incarner la miséricorde divine auprès des malades et des indigents dans les hôpitaux.\n\nEn 1893, sœur Maria Raffaella est envoyée à l'hôpital San Benedetto d'Alatri, dans la province de Frosinone, pour y étudier les soins infirmiers et travailler comme assistante à la pharmacie. Elle est ensuite transférée à l'hôpital Umberto I de Frosinone, où elle dirige la pharmacie pendant deux décennies avant d'être nommée supérieure (prieure) de la communauté locale en 1921. En 1928, elle retourne à Alatri, assumant à nouveau la charge de supérieure jusqu'en 1940.\n\nEn 1940, après cinquante ans de vie religieuse, elle demande à être déchargée de ses fonctions administratives pour redevenir simple sœur, se consacrant humblement au service direct des malades, des sœurs et du personnel hospitalier. C'est durant la Seconde Guerre mondiale, en 1944, lors de la difficile retraite des troupes allemandes après la bataille de Monte Cassino, qu'elle accomplit son acte le plus héroïque. Les forces d'occupation allemandes avaient miné l'hôpital d'Alatri pour ralentir l'avancée alliée. Sœur Maria Raffaella, en collaboration avec l'évêque d'Alatri, Mgr Edoardo Facchini, intervient courageusement auprès du commandement allemand pour le convaincre d'épargner l'établissement, soulignant que la majorité des patients étaient intransportables. Grâce à son intervention, les mines sont retirées et l'hôpital ainsi que la ville sont sauvés de la destruction. Cet acte de bravoure et sa charité inlassable lui valent d'être surnommée par la population « l'Ange des malades ».\n\nAtteinte d'une maladie incurable diagnostiquée en 1943, elle refuse d'être transférée dans un centre spécialisé et choisit de rester à l'hôpital d'Alatri pour y poursuivre sa mission jusqu'à sa mort, survenue le 23 juin 1945.
Cheminement vers la sainteté
La réputation de sainteté de sœur Maria Raffaella, l'ouverture de sa cause de béatification et la reconnaissance d'un miracle attribué à son intercession.
Après sa mort, la réputation de sainteté de sœur Maria Raffaella Cimatti ne cesse de grandir, tant à Alatri que dans sa Romagne natale. Les témoignages sur sa charité héroïque, sa douceur et sa vie de prière intense se multiplient.\n\nLa cause de béatification est officiellement ouverte le 6 juin 1962 dans le diocèse d'Anagni-Alatri. Le processus diocésain recueille les preuves de ses vertus et de sa renommée de sainteté. Le 6 juillet 1993, le pape Jean-Paul II promulgue le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable.\n\nPour ouvrir la voie à sa béatification, l'Église examine un miracle attribué à son intercession. Il s'agit de la guérison inexplicable d'un jeune garçon gravement malade, survenue en mai 1970 après qu'une image de la Vénérable eut été placée sous son oreiller et que des prières eurent été adressées à son intention. Ce miracle est officiellement reconnu par un décret papal le 15 décembre 1994.
Béatification et canonisation
Béatification par le pape Jean-Paul II en 1996 et transfert de ses restes intacts à la cocathédrale d'Alatri en 2010.
Sœur Maria Raffaella Cimatti est solennellement proclamée bienheureuse par le pape Jean-Paul II le 12 mai 1996 sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome, en même temps que d'autres figures de sainteté comme le cardinal Alfredo Ildefonso Schuster et le père Filippo Smaldone.\n\nSa fête liturgique est fixée au 23 juin, jour de sa naissance au ciel. Le 27 mars 2010, ses restes mortels, retrouvés intacts, sont transférés de la chapelle de l'ancien hôpital San Benedetto vers la cocathédrale San Paolo d'Alatri, où ils reposent désormais dans une chapelle dédiée, offerte à la vénération des fidèles.
Spiritualité et héritage
Une spiritualité centrée sur la Miséricorde divine et le vœu d'hospitalité, alliant contemplation et action auprès des malades.
La spiritualité de la bienheureuse Maria Raffaella Cimatti repose entièrement sur la contemplation de la Miséricorde divine et sur l'exercice du vœu d'hospitalité. Elle aimait rappeler le sens de son nom de religion, Raffaella (Raphaël, signifiant "Dieu guérit" ou "médecine de Dieu"), y voyant une exigence spirituelle.\n\nElle a su harmoniser de manière exemplaire une vie d'action intense auprès des malades et une profonde vie contemplative. Lorsqu'elle n'était pas au chevet des patients, elle passait de longues heures en adoration devant le Saint-Sacrement ou à réciter le chapelet. Son héritage demeure vivant à travers l'action des Sœurs Hospitalières de la Miséricorde, qui continuent d'incarner son charisme de compassion et de service désintéressé auprès des plus vulnérables.
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1945
- Béatification en 1996 par Jean-Paul II
Miracoli
- La guérison inexplicable d'un jeune garçon gravement malade en mai 1970 après qu'une image de la Vénérable eut été placée sous son oreiller et que des prières eurent été adressées à son intention.
Citazioni
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La miséricorde divine est la clé de lecture de la spiritualité simple et profonde de Maria Raffaella Cimatti, religieuse des Sœurs Hospitalières de la Miséricorde. C'est de l'infinie miséricorde de Dieu, dont parle le psalmiste, qu'elle a inspiré son action, particulièrement dans le service des pauvres et des souffrants. Cette femme, qui est aujourd'hui élevée aux honneurs des autels, s'est consumée elle-même dans la consécration totale à Dieu et dans le service silencieux et quotidien des malades.
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Mon nom, comme il est écrit dans la Bible, est synonyme de compagnon attentionné et de médecine de Dieu ; quelle piètre figure ferais-je faire à mon protecteur, saint Raphaël, si je n'assistais pas les malades avec tant de soin ! Chaque sœur hospitalière doit être la maman de celui qui souffre.
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