Rosella Stàltari
Religieuse italienne (1951-1974) de la congrégation des Filles de Marie Très Sainte Co-Rédemptrice, reconnue vénérable par le pape François.
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Biographie
Naissance de Rosa Stàltari à Antonimina en 1951, orpheline de mère précoce, élevée à l'institut Vincenzo Scannapieco de Locri.
Rosa Stàltari, affectueusement appelée « Rosella », naît le 3 mai 1951 à Antonimina, un village de la province de Reggio de Calabre, en Italie. Issue d'une famille très modeste mais profondément chrétienne, elle est la fille d'Antonio Staltari et de Maria Reale. Sa vie est marquée dès la petite enfance par le deuil : sa mère décède alors qu'elle n'a que deux ans. Son père, ne pouvant subvenir seul à ses besoins et désireux de lui assurer une croissance sereine, la confie à l'institut « Vincenzo Scannapieco » de Locri, un établissement pour l'enfance abandonnée géré par les Filles de Notre-Dame du Mont Calvaire. Rosella y demeure jusqu'à l'âge de quatorze ans, y recevant une solide éducation chrétienne et y obtenant son brevet de fin d'études moyennes (licenza media).
Vie et œuvre
Études à Reggio de Calabre, entrée chez les Filles de Marie Très Sainte Co-Rédemptrice et mission d'institutrice à Palerme.
En 1965, Rosella est accueillie à Reggio de Calabre au sein de l'institut « Maria Mater Gratiae » (également appelé « Maria Mater Divinae Gratiae »). Cet établissement est dirigé par une congrégation religieuse de fondation récente : les Filles de Marie Très Sainte Co-Rédemptrice (Figlie di Maria Santissima Corredentrice). Elle y poursuit ses études et obtient en 1968 un diplôme de secrétaire d'entreprise ainsi qu'une habilitation pour enseigner dans les écoles maternelles.\n\nDurant cette période, elle fait la rencontre décisive du fondateur de la congrégation, le père Vittorio Dante Forno, qu'elle choisit comme directeur spirituel, et de la cofondatrice, sœur Maria Salemi. Attirée par le charisme de l'institut, elle demande à y être admise. Après deux années de postulat, elle commence son noviciat le 2 juillet 1972 et prononce ses vœux temporaires le 2 juillet 1973.\n\nPeu après sa profession religieuse, en 1973, elle est envoyée à Palerme, en Sicile, pour exercer comme institutrice auprès des enfants, en particulier des orphelins, à l'institut « Pietro Ardizzone ». Malgré une santé fragile, sujette à de fréquentes crises convulsives et à des évanouissements, elle se donne sans compter, se chargeant volontiers des tâches les plus humbles pour soulager ses consœurs.
Cheminement vers la sainteté
Mort prématurée de Rosella en 1974 à Palerme et ouverture de son enquête diocésaine en 2002.
La vie terrestre de Rosella s'achève de manière soudaine et prématurée. Dans la nuit du 3 au 4 janvier 1974, à l'âge de 22 ans seulement, elle s'éteint paisiblement dans son lit à Palerme. Le lendemain matin, une consœur la découvre sans vie, tenant une petite statuette de la Vierge Marie serrée entre ses mains et portant son crucifix de profession religieuse autour du cou.\n\nLa réputation de sainteté de la jeune religieuse se répand rapidement, tant dans sa Calabre natale qu'en Sicile. Le 24 septembre 2002, l'enquête diocésaine en vue de sa béatification est officiellement ouverte dans le diocèse de Locri-Gerace. Cette phase d'instruction se clôture le 14 octobre 2006.
Béatification et canonisation
Reconnaissance de ses vertus héroïques par le pape François en 2020 et instruction d'un procès pour un miracle.
Le 21 décembre 2020, le pape François autorise la Congrégation (aujourd'hui Dicastère) pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable.\n\nUn procès diocésain concernant un présumé miracle attribué à son intercession a également été instruit et clôturé au niveau diocésain, ouvrant la voie à l'examen de sa cause pour une future béatification.
Spiritualité et héritage
Spiritualité d'offrande et d'humilité, et création de l'Association de bénévolat Rosella Staltari en 2017.
La spiritualité de Rosella Stàltari est profondément ancrée dans le charisme des Filles de Marie Très Sainte Co-Rédemptrice, qui consiste à s'offrir à Dieu en union avec la Vierge Marie au pied de la Croix, notamment pour soutenir le ministère des prêtres. Rosella a vécu ce don total dans la simplicité, l'humilité et le silence du quotidien, se définissant elle-même dans ses écrits comme « l'onniniente » (le tout-rien) s'abandonnant entre les mains du Tout.\n\nSon héritage spirituel reste très vivant, en particulier à travers l'Association de bénévolat « Rosella Staltari », fondée le 14 juillet 2017 avec le soutien de sa congrégation, qui s'efforce de diffuser ses écrits, de promouvoir sa spiritualité et de mener des actions de solidarité concrètes auprès des familles et des personnes fragiles.
Iconographie
Signes et attributs
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Époque / mort : 1951-1974
- Décret de vénérabilité par François