12 octobre 20ᵉ siècle

María Teresa González Justo

Religieuse espagnole des Sœurs de Notre-Dame de la Consolation, elle s'est distinguée par son pardon héroïque envers l'assassin de son père et son dévouement auprès des malades de la tuberculose.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Naissance de Francisca González Justo, son enfance charitable et son pardon héroïque envers l'assassin de son père fusillé pendant la guerre civile espagnole.

Née Francisca González Justo le 11 février 1921 à Quintanar de la Orden, dans la province de Tolède en Espagne, elle est affectueusement surnommée « Paquita » par sa famille et ses proches. Elle est l'aînée des trois filles de Martiniano González Chacón et d'Isabel Justo Torres, une famille chrétienne, travailleuse et profondément charitable. Dès son enfance, Paquita manifeste une grande sensibilité envers les plus démunis. Elle aide son père dans son épicerie, en profite pour distribuer de la nourriture aux nécessiteux et enseigne le catéchisme aux enfants pauvres du quartier du « Toledillo ». Le 25 octobre 1936, en pleine guerre civile espagnole, son père Martiniano est fusillé en raison de sa foi chrétienne. Malgré la douleur de cette perte à l'âge de 15 ans, Paquita fait preuve d'un esprit de pardon héroïque. Apprenant l'incarcération de l'assassin de son père (surnommé « el Donel ») et la misère de sa famille, elle lui rend visite quotidiennement en prison pendant sept mois. Munie de sa « corbeille verte » (cesta verde), elle lui apporte chaque jour de la nourriture qu'elle prépare elle-même, accompagnée d'un message de pardon et de la miséricorde infinie de Dieu. Touché par cette charité désintéressée, l'homme exprime un profond repentir avant son exécution.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

Entrée en religion chez les Sœurs de Notre-Dame de la Consolation et dévouement total auprès des malades de la tuberculose à Vila-real puis à Castellón de la Plana.

À l'âge de 20 ans, désireuse de consacrer sa vie entière à Dieu et au service des autres, elle décide d'entrer dans la vie religieuse. Le 15 mars 1941, elle rejoint le noviciat des Sœurs de Notre-Dame de la Consolation à Jesús-Tortosa. En septembre de la même année, elle reçoit l'habit religieux et prend le nom de Sœur María Teresa (Sor María Teresa). Elle prononce sa première profession religieuse en 1943. Après avoir brièvement travaillé au collège de la congrégation à Burriana, elle est envoyée au sanatorium de Vila-real (Villarreal) pour soigner les malades atteints de tuberculose, un domaine d'apostolat auprès des plus souffrants auquel elle se sent particulièrement appelée. Elle y œuvre avec dévouement jusqu'en novembre 1953, date à laquelle l'ensemble du sanatorium (malades, personnel et religieuses) est transféré à Castellón de la Plana, au nouveau sanatorium antituberculeux « La Magdalena ». Sœur María Teresa passe le reste de sa vie au sanatorium de La Magdalena, se consacrant corps et âme aux malades. Dans un contexte d'après-guerre marqué par la pénurie de nourriture et de médicaments, elle déploie une charité sans limites. Elle n'hésite pas à se priver de sa propre nourriture pour la donner discrètement aux patients les plus démunis. Soucieuse de rompre l'isolement des malades souvent délaissés par peur de la contagion, elle écrit régulièrement à leurs familles pour maintenir le lien affectif. Son tempérament joyeux, doux et humble lui vaut d'être affectueusement surnommée « Sœur Joie » (Sor Alegría) ou « Son Sourire » (Su Sonrisa) par les malades et ses consœurs.

other 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Sa maladie, sa mort le 12 octobre 1967 et le repos de ses restes mortels à Castellón de la Plana.

Atteinte d'un cancer incurable, Sœur María Teresa continue de servir les malades tant que ses forces le lui permettent, unissant ses propres souffrances à celles du Christ. Elle s'éteint le 12 octobre 1967, jour de la fête de Notre-Dame du Pilier, au sanatorium de La Magdalena, à l'âge de 46 ans. Ses restes mortels reposent aujourd'hui dans la chapelle du collège de Notre-Dame de la Consolation à Castellón de la Plana, où de nombreux fidèles viennent se recueillir et solliciter son intercession.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

Introduction de sa cause de béatification en 1981 et proclamation de son héroïcité des vertus par le Pape Jean-Paul II en 1992.

La cause de béatification et de canonisation de Sœur María Teresa González Justo est officiellement introduite dans le diocèse de Segorbe-Castellón en septembre 1981. Le procès diocésain d'enquête sur sa vie et ses vertus est ouvert le 17 juillet 1982 et clôturé le 23 avril 1983. Après examen de la cause par la Congrégation pour les Causes des Saints, la validité du procès est décrétée le 9 mars 1984. Le 13 juin 1992, le Pape Jean-Paul II promulgue le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable. La cause est actuellement en attente de la reconnaissance d'un miracle attribué à son intercession pour ouvrir la voie à sa béatification.

Théologie 05 / 05

Spiritualité et héritage

La spiritualité de consolation de Sœur María Teresa, son amour pour les malades et l'héritage vivant de son centenaire en 2021.

La spiritualité de la vénérable María Teresa González Justo est profondément ancrée dans le charisme de consolation de sa congrégation, fondée par sainte María Rosa Molas. Sa vie entière a été une contemplation active de Dieu à travers le visage des malades et des pauvres. Elle aimait répéter : « Mon Dieu, comme j'aime mes frères, c'est qu'en eux Tu es là ! » (« ¡Dios mío, cuánto amo a mis hermanos, es que en ellos estás Tú! »). Pour elle, l'amour et le pardon ne devaient pas rester de vains mots, mais se traduire par des actes concrets. Son héritage demeure vivant au sein de la Famille de la Consolation à travers le monde. En 2021, à l'occasion du centenaire de sa naissance, de nombreuses célébrations ont eu lieu en Espagne et dans les différentes missions de la congrégation. Un spectacle musical intitulé La Fuerza de un Sueño (« La Force d'un Rêve ») a également été créé pour faire connaître aux jeunes générations son parcours lumineux de pardon, de joie et de service désintéressé.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Signes et attributs

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1921-1967
  2. Décret de vénérabilité par Jean-Paul II

Citations

  • Mon Dieu, comme j'aime mes frères, c'est qu'en eux Tu es là ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQFuzkVqI_JJ0s_d2Bd_CIidGfqNnqrm1mSvKohsNwb4duIro6w18ywMmYN26Ovl3eIX4pKBStZNOdHUVuguU_DfTAfKJHsmz6YgJ0xgE9HAVgzC7DFwlO_JdX_4ue8l-MKtwSoyIIhODRCVjDwhH59BxxCXWdvBHHL_XMA=