Libera Italia Maria Inglese
Religieuse italienne et fondatrice des Servantes de Marie Réparatrices, elle propagea la dévotion de la réparation mariale.
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Biographie
Naissance à Rovigo, enfance à Padoue, deuils familiaux et engagement religieux précoce de Libera Italia Maria Inglese.
Libera Italia Maria Inglese naît le 16 décembre 1866 à Rovigo, en Italie, au sein d'une famille modeste. Elle est la fille de Giuseppe Inglese et de Teresa Angelisca. En 1869, alors qu'elle n'a que trois ans, sa famille déménage à Padoue en raison des obligations professionnelles de son père. Dès son plus jeune âge, elle manifeste une profonde dévotion envers la Vierge Marie et exprime le souhait d'être appelée simplement « Maria ».\n\nL'adolescence de Maria est marquée par de douloureuses épreuves. En août 1882, son père Giuseppe décède, et quelques mois plus tard, sa sœur unique, Clementina, meurt également. Face à ces deuils, Maria retourne à Rovigo avec sa mère Teresa. Pour subvenir à leurs besoins, elle travaille courageusement comme couturière.\n\nÀ l'âge de 17 ans, elle vit une expérience spirituelle marquante sous la forme d'un songe où la Vierge Marie lui montre le monde en ruines et l'invite à la prière et à la pénitence. À 18 ans, elle surmonte une grave maladie de la gorge.\n\nEn 1889, elle s'engage activement dans la vie paroissiale en rejoignant la Pieuse Union des Filles de Marie de la cathédrale de Rovigo, dont elle devient la présidente. Le 1er novembre 1892, elle est admise au Tiers-Ordre des Servites de Marie à Rovigo, où elle exerce les fonctions de secrétaire, puis de prieure à partir de 1903. Le 1er mai 1895, elle est témoin d'un événement marquant : le mouvement des yeux sur l'image de Notre-Dame des Douleurs (l'Addolorata) vénérée dans l'église San Michele de Rovigo.
Vie et œuvre
Fondation de la Pia Opera Riparatrice, entrée chez les Servites de Marie d'Adria et naissance des Servantes de Marie Réparatrices.
En février 1899, au cours d'une méditation profonde, Maria Inglese perçoit clairement sa vocation : propager la « réparation mariale » pour consoler le Cœur douloureux de la Vierge Marie face aux offenses des hommes. Elle fonde alors la « Pia Opera Riparatrice » (Pieuse Œuvre Réparatrice, aujourd'hui connue sous le nom d'Association « Beata Vergine Addolorata ») et publie un opuscule de dévotion intitulé Quanto è buona Maria ! (Combien Marie est bonne !). En 1904, elle rencontre le pape saint Pie X, qui encourage son initiative et accorde une indulgence pour la pratique de la communion de réparation mariale.\n\nAprès le décès de sa mère en 1911, Maria souhaite consacrer pleinement sa vie à cette œuvre au sein d'une structure religieuse. Sur le conseil de l'évêque Mgr Pio Tommaso Boggiani, elle se tourne vers la congrégation des Sœurs Servites de Marie d'Adria, fondée par la vénérable Maria Elisa Andreoli, dont le charisme est centré sur la contemplation de Marie au pied de la Croix.\n\nLe 29 décembre 1911, Maria Inglese entre dans l'institut comme postulante. Elle reçoit l'habit religieux le 24 mai 1912, prenant le nom de sœur Maria Dolores de la Réparation (suor Maria Dolores della Riparazione), et prononce sa première profession le 26 mai 1913.\n\nSous son impulsion, la dévotion réparatrice est pleinement intégrée à la spiritualité de la congrégation. Le 8 décembre 1913, Mgr Luigi Pelizzo, évêque de Padoue et administrateur apostolique d'Adria, approuve officiellement les nouvelles constitutions et le changement de nom de l'institut, qui devient la congrégation des Servantes de Marie Réparatrices (Suore Serve di Maria Riparatrici).\n\nNommée prieure de la maison de Rovigo en 1913, sœur Maria Dolores fonde en 1916 le périodique La Paginetta della Riparazione (aujourd'hui Riparazione Mariana) pour diffuser ce message. En 1920, lors du premier chapitre général de la congrégation, elle est élue vicaire générale. Elle soutient activement le développement de l'institut, notamment l'envoi des premières sœurs missionnaires au Brésil en 1921, maintenant avec elles une correspondance spirituelle régulière.
Cheminement vers la sainteté
Mort de sœur Maria Dolores, transfert de ses restes et ouverture de son procès de béatification.
Sœur Maria Dolores de la Réparation s'éteint pieusement le 29 décembre 1928 à Rovigo, entourée d'une solide réputation de sainteté.\n\nLe 19 avril 1956, ses restes mortels sont transférés de manière solennelle au sanctuaire de la Beata Vergine Addolorata à Rovigo, où ils reposent toujours.\n\nLa cause de béatification est officiellement ouverte dans le diocèse d'Adria-Rovigo le 12 avril 1956 avec le début du procès informatif diocésain. Ce procès se clôture le 2 février 1965. Après l'examen des écrits de la Servante de Dieu, la Congrégation pour les Causes des Saints valide le procès diocésain le 28 février 1987. La Positio, document de synthèse sur sa vie et ses vertus, est publiée en 2002 pour être soumise à l'examen de la Curie romaine.
Béatification et canonisation
Reconnaissance de l'héroïcité des vertus par le pape Benoît XVI et attribution du titre de vénérable.
Le 2 avril 2011, le pape Benoît XVI autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité des vertus de sœur Maria Dolores Inglese, lui attribuant ainsi le titre de vénérable.\n\nSa cause de béatification est actuellement en cours, dans l'attente de la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession.
Spiritualité et héritage
La spiritualité de la réparation mariale et la pérennité de son œuvre à travers le monde.
La spiritualité de la vénérable Maria Dolores Inglese repose sur la contemplation de la Vierge Marie associée aux souffrances du Christ au pied de la Croix. Pour elle, la réparation mariale n'est pas seulement une pratique de dévotion, mais une participation active à l'œuvre rédemptrice de Jésus en offrant des prières, des sacrifices et des actions de charité pour réparer les offenses faites à Dieu et à la Vierge.\n\nSon héritage spirituel se perpétue aujourd'hui à travers :\n* La congrégation des Servantes de Marie Réparatrices, qui poursuit sa mission d'éducation, d'assistance sociale et de pastorale dans plusieurs pays, notamment en Italie, au Brésil, en Argentine, en Bolivie, au Portugal, en Albanie et en Côte d'Ivoire.\n* L'Association « Beata Vergine Addolorata » (anciennement Pia Opera Riparatrice), qui rassemble des laïcs désireux de vivre ce charisme de réparation dans le monde.\n* La revue Riparazione Mariana, qui continue de paraître régulièrement pour diffuser la théologie et la spiritualité mariales.
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Époque / mort : 1866-1929
- Décret de vénérabilité par Benoît XVI