9 fevrier 20ᵉ siècle

Giovanni Giuseppe Bonzi

Prêtre capucin italien, théologien et fondateur d'œuvres caritatives comme le 'Sorriso Francescano' et les Petites Servantes de l'Enfant Jésus pour les orphelins d'après-guerre.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Naissance, jeunesse et entrée chez les Capucins de Giovanni Giuseppe Bonzi sous le nom de Père Umile da Genova.

Giovanni Giuseppe Bonzi, connu sous son nom de religion de Père Umile da Genova (Humble de Gênes), est un prêtre capucin italien, théologien et fondateur d'œuvres caritatives. Né le 21 avril 1898 à Gênes, il est le fils d'Antonio Bonzi et de Lavinia Podestà. Après avoir obtenu un diplôme de comptabilité en 1916, il travaille dans plusieurs établissements bancaires de sa ville natale, notamment le Credito Italiano et la Cassa di Risparmio. Cependant, attiré par l'exemple de sainteté du frère quêteur capucin Taddeo Cambiaso da San Cipriano, il décide d'embrasser la vie religieuse. En 1918, il entre au noviciat des Frères Mineurs Capucins sous le nom de frère Umile da Genova. Il prononce ses vœux temporaires le 16 août 1919, puis ses vœux solennels le 17 septembre 1922. Il est ordonné prêtre le 25 janvier 1925.

Fondation 02 / 05

Vie et œuvre

Études, enseignement et fondation du 'Sorriso Francescano' et des Petites Servantes de l'Enfant Jésus.

Après son ordination, le Père Umile obtient un doctorat en philosophie thomiste à l'Académie de Saint-Thomas en 1927, puis un doctorat en théologie à l'Université pontificale grégorienne en 1928. De retour à Gênes, il enseigne de 1928 à 1945 au Studio théologique des Capucins, rédige des ouvrages de théologie, se consacre à la prédication et exerce diverses charges diocésaines. En 1929, il est nommé vice-postulateur de la cause de canonisation du bienheureux Francesco da Camporosso.\n\nAu lendemain de la Seconde Guerre mondiale, marqué par la détresse des enfants orphelins ou abandonnés, il fonde en 1945 l'œuvre d'assistance 'Sorriso Francescano' (Le Sourire Franciscain) au sein du couvent des Capucins de Gênes. Pour la financer, il mendie quotidiennement dans les rues. L'œuvre s'étend à Savone et La Spezia. En 1948, le cardinal Giuseppe Siri l'érige en fondation de culte. En 1946, il fonde également l'association de femmes qui deviendra la congrégation des Sœurs Petites Servantes de l'Enfant Jésus (Piccole Ancelle del Bambino Gesù), érigée canoniquement en 1957. Le 26 janvier 1960, le président italien Giovanni Gronchi lui décerne la médaille d'or du mérite de l'enseignement élémentaire et de l'éducation de l'enfance.

Contexte 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Épreuves psychologiques d'après-guerre, décès à Gênes et introduction de sa cause de béatification.

Les traumatismes et les souffrances vécus lors des bombardements de Gênes pendant la guerre ont laissé chez le Père Umile des séquelles psychologiques et émotionnelles qui ont parfois rendu ses relations interpersonnelles et ses rapports avec ses supérieurs religieux complexes. Malgré ces tensions, il bénéficie du soutien constant et de la confiance absolue de l'archevêque de Gênes, le cardinal Giuseppe Siri.\n\nLe Père Umile s'éteint le 9 février 1969 à Gênes, à la Villa Piuma de Coronata, où il avait établi sa première maison d'accueil. Après sa mort, sa réputation de sainteté demeure très vivace à Gênes. Ses restes mortels sont transférés dans l'église de la Santissima Concezione à Gênes, à côté de la chapelle du 'Père Saint' (Francesco da Camporosso). La cause de béatification est officiellement introduite dans le diocèse de Gênes. Le décret de validité de l'enquête diocésaine est promulgué le 1er juin 2001 par la Congrégation pour les Causes des Saints.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

Reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus par le pape François en 2022.

Le 5 août 2022, le pape François autorise le Dicastère pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable.\n\nStatut actuel : Vénérable. Pour que sa béatification soit prononcée, la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession est requise.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

Sa devise spirituelle et la pérennité de la Fondation 'Sorriso Francescano'.

La vie du Père Umile était centrée sur une foi profonde et une prière continuelle. Sa devise, qu'il écrivait en lettres majuscules au début de chacune de ses lettres, était : 'DIEU SEUL ET SON AMOUR' (Dio solo e il suo amore). Sa charité s'exprimait par un abandon total à la Providence divine, à l'image de saint François d'Assise.\n\nAujourd'hui, la Fondation 'Sorriso Francescano' poursuit son action auprès des mineurs en difficulté, des familles séparées et des étudiants à Gênes et dans toute la Ligurie. Le Musée Père Umile da Genova, situé à Gênes-Coronata (dans la Villa Piuma), conserve ses écrits, ses objets personnels et retrace l'histoire de cette œuvre de charité post-guerre.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1898-1969
  2. Décret de vénérabilité par François

Citations

  • DIEU SEUL ET SON AMOUR https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQHFSYunuY6G4efippI-YCKsyAFqOjPuL-p5bUT014wusRp2W0DBRclS0bXCdo3RYLweNwimvQh6jtoOf_d-Cme8K9Tg-Cdc87JwA7Chd9shV5oylgiVPCjbfn7aUqWBWREEEH2BeWiMmczw6bhXronii783n48T90NWLasKd6qruNaBdvPSKdzOOGskTlMGkviRxSk=