Antonia Emma Lesino
Antonia Emma Lesino (1897-1962), en religion Chiara Giuseppina di Gesù Bambino, est une religieuse italienne membre de la Petite Famille Franciscaine, déclarée vénérable en 2021.
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Biographie
Naissance, jeunesse et engagement franciscain d'Antonia Emma Lesino à Milan.
Antonia Emma Lesino (également connue sous le nom d'Antonietta Emma Lesino, ou sous son nom de religion Chiara Giuseppina di Gesù Bambino) est née à Milan, en Italie, le 11 octobre 1897. Elle est baptisée dans la paroisse de Santa Maria Incoronata. Issue d'une famille profondément chrétienne, elle reçoit une éducation pieuse et manifeste dès sa jeunesse un attrait marqué pour la prière, allant jusqu'à prononcer des vœux religieux privés. Durant sa jeunesse, elle travaille comme ouvrière dans une usine textile tout en se dévouant au chevet de sa mère malade.\n\nEn 1925, sa vie spirituelle prend un tournant décisif lorsqu'elle commence à fréquenter l'église franciscaine de Sant'Angelo à Milan. Elle y rencontre le père Arcangelo Mazzotti, OFM (futur archevêque de Sassari), et son frère, le père Ireneo Mazzotti, OFM, qui devient son directeur spirituel. Sous leur influence, elle embrasse la spiritualité franciscaine. Le 14 juin 1925, elle intègre le Tiers-Ordre franciscain sous le nom de Claire (Chiara) et y fait sa profession le 11 juillet 1926.\n\nElle meurt subitement à Brescia le 24 février 1962, heurtée par une voiture alors qu'elle traversait sur un passage pour piétons.
Vie et œuvre
Son parcours au sein de la Petite Famille Franciscaine et son passage chez les Clarisses.
Bien qu'appelée par la vie contemplative, Antonia ne peut abandonner sa mère malade. C'est pourquoi, le 26 décembre 1932, elle rejoint la « Petite Famille Franciscaine » (Piccola Famiglia Francescana), un institut séculier fondé en 1929 par le père Ireneo Mazzotti. Ce cadre lui permet de concilier sa consécration religieuse et ses devoirs filiaux au milieu du monde. De 1940 à 1942, elle y exerce la charge de maîtresse des novices. En 1941, elle suit une formation d'infirmière et obtient son diplôme pour se mettre au service des malades et des personnes souffrantes.\n\nAprès le décès de sa mère, elle peut enfin réaliser son rêve de jeunesse d'entrer dans un ordre contemplatif strict. Le 5 mai 1943, elle est admise au monastère des Clarisses de Trevi, où elle prononce ses vœux simples le 18 septembre 1947. Elle y assume principalement la tâche de quêteuse (questuante).\n\nCependant, en 1950, de graves problèmes de santé l'obligent à être hospitalisée à l'Ospedale Maggiore de Milan. Sur le conseil de son père spirituel, le père Ireneo, et avec l'accord de sa supérieure de Trevi, elle ne retourne pas au monastère. Elle réintègre la Petite Famille Franciscaine et s'établit au Cénacle franciscain « Maria Assunta » à Ome (Brescia), la maison mère de l'institut, où elle poursuit sa vie de prière et de service discret.
Cheminement vers la sainteté
Le développement de sa réputation de sainteté et l'ouverture de sa cause.
La réputation de sainteté d'Antonia Emma Lesino s'est développée après sa mort tragique et soudaine. Le procès diocésain sur sa vie, ses vertus et sa réputation de sainteté a été ouvert pour recueillir les témoignages et écrits. La cause a ensuite été transmise à Rome, auprès de la Congrégation (aujourd'hui Dicastère) pour les Causes des Saints. Après l'examen minutieux de sa Positio par les consulteurs théologiens puis par les cardinaux et évêques, ses vertus héroïques ont été officiellement reconnues.
Béatification et canonisation
La reconnaissance de ses vertus héroïques par le Pape François en 2021.
Le 22 mai 2021, le Pape François a reçu en audience le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, et a autorisé la promulgation du décret reconnaissant les vertus héroïques d'Antonia Emma Lesino. Par cet acte, elle est officiellement déclarée Vénérable. Pour qu'elle soit proclamée bienheureuse, la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession par le Saint-Siège est requise.
Spiritualité et héritage
Une union contemplative au cœur du monde et une vision christocentrique du soin.
La spiritualité d'Antonia Emma Lesino repose sur une profonde union contemplative vécue au cœur des réalités quotidiennes et séculières. Elle définissait elle-même le charisme de son institut comme l'offrande de soi-même à Dieu à travers une vie de communion dans le monde, faisant de son âme une « cellule mystique » pour s'unir constamment au Seigneur.\n\nSon dévouement en tant qu'infirmière était imprégné d'une vision christocentrique de la souffrance ; elle avait l'habitude de dire lorsqu'elle soignait une blessure : « Je sais que je soigne Jésus » (« so di medicare Gesù »). Son héritage perdure aujourd'hui à travers les membres de la Petite Famille Franciscaine qui continuent de vivre ce témoignage de foi et de charité silencieuse dans le monde.
Annexes & entités liées
Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.
Événements marquants
- Époque / mort : 1897-1962
- Décret de vénérabilité par François
Citations
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Je sais que je soigne Jésus
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