15 janvier 20ᵉ siècle

Angelico Pittavino

Prêtre capucin italien et missionnaire en Afrique orientale, reconnu vénérable par l'Église catholique.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Jeunesse, vocation et formation de Matteo Pittavino, devenu le père Angelico da None chez les Capucins.

Matteo Pittavino (en religion, le père Angelico da None, ou Angélique de None) naît le 28 mai 1875 à None, dans la province de Turin, en Italie. Il est l'aîné d'une famille d'agriculteurs chrétiens de huit enfants, fils d'Andrea Pittavino et de Francesca Valentino. Dès son enfance, il montre une grande vivacité d'esprit et une piété sincère. Sa vocation religieuse se heurte d'abord à l'opposition de son père, qui accepte l'idée d'avoir un fils prêtre diocésain mais refuse qu'il devienne religieux (« Prêtre oui, frère non ! »). À l'âge de neuf ans, il entre au petit séminaire de Giaveno, puis poursuit ses études au séminaire de Chieri. Après la mort inattendue de son père, il peut enfin réaliser son désir d'entrer chez les Frères mineurs capucins. En 1892, il commence son noviciat à Racconigi et prend le nom de frère Angelico. Il prononce ses vœux solennels le 2 octobre 1896 à Caraglio et est ordonné prêtre le 18 décembre 1897 à Saluzzo.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

Ministère en Italie, long apostolat missionnaire en Érythrée et en Éthiopie, captivité et retour en Italie.

Après son ordination, le père Angelico enseigne la philosophie et la théologie dogmatique aux jeunes capucins pendant quinze ans dans les couvents de Busca, Villafranca et au Monte dei Cappuccini à Turin. En 1902, il est nommé vicaire de la paroisse de Busca. En 1908, à seulement 33 ans, il est élu ministre provincial des Capucins du Piémont, une charge qu'il exerce avec sagesse et dévouement pendant trois ans.\n\nCependant, son rêve le plus cher reste la mission. Le 2 février 1914, il s'embarque pour l'Afrique orientale. Il passe près de trente ans en Érythrée et en Éthiopie.\n\nEn Érythrée (1914-1937), il s'établit à Keren (Cheren) pour évangéliser le peuple Bilen. Il y assume les fonctions de directeur du séminaire, supérieur du district et directeur d'un orphelinat accueillant jusqu'à cent enfants. Il fonde de nombreuses stations missionnaires (dont celle de Mehelab en 1925), des écoles et des dispensaires médicaux. Son dévouement inlassable et sa polyvalence lui valent les surnoms de « saint des Bogos » et de « frate tout-faire » (le frère à tout faire), car il n'hésite pas à accomplir les travaux manuels les plus humbles, de la maçonnerie à la menuiserie. Parallèlement, il rédige et publie plusieurs traités de théologie dogmatique et morale à l'usage des missions.\n\nEn 1937, il est transféré en Éthiopie. Il est nommé vicaire général du vicariat apostolique de Harar, sous la direction de son confrère Mgr Leone Ossola, et enseigne au séminaire local. Il devient ensuite recteur de la pro-cathédrale d'Addis-Abeba. Durant la Seconde Guerre mondiale, à la suite de l'occupation britannique, il est arrêté en 1942 et interné dans le camp de concentration de Mandera (Somaliland britannique). Malgré la chaleur torride et les privations, il conserve son lourd habit capucin et apporte un soutien spirituel et moral constant à ses compagnons de captivité.\n\nExpulsé d'Éthiopie pour des raisons politiques en janvier 1943, il retourne en Italie. Il se retire au couvent de Bra (Cuneo), connu sous le nom de « La Rocca » (église Santa Maria degli Angeli). Il y passe les dix dernières années de sa vie, se consacrant à la prière, à la prédication, à l'enseignement au séminaire séraphique et surtout au ministère de la confession, accueillant de nombreux fidèles. Atteint d'une longue et douloureuse maladie qu'il supporte avec une grande sérénité, il meurt le 15 janvier 1953 à Bra.

Culte 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Introduction de la cause de béatification et procès diocésains.

La réputation de sainteté du père Angelico da None, déjà solide de son vivant tant en Afrique qu'en Italie, pousse les Capucins du Piémont à demander l'ouverture de sa cause de béatification. Celle-ci est officiellement introduite en 1965-1966. Les procès informatifs diocésains se déroulent entre 1966 et 1976 à Turin et à Asmara (Érythrée). Après l'examen de ses écrits et la validation du procès cognitif, la Positio sur ses vertus héroïques est publiée en 1987.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

Reconnaissance de l'héroïcité des vertus par le pape Jean-Paul II.

Le 7 mars 1992, le pape Jean-Paul II autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité des vertus de Matteo Pittavino (Angelico da None), lui conférant ainsi le titre de vénérable. Sa cause est actuellement en attente de la reconnaissance d'un miracle attribué à son intercession pour ouvrir la voie à sa béatification.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

Spiritualité franciscaine, dévotions et postérité en Italie et en Afrique.

La spiritualité du vénérable Angelico da None est profondément ancrée dans le charisme franciscain : pauvreté évangélique, humilité joyeuse et service des plus petits. Il se caractérise par un amour intense pour l'Eucharistie, une tendre dévotion envers la Vierge Marie et le Sacré-Cœur de Jésus. Son style missionnaire reposait sur l'inculturation, cherchant à vivre au plus près des populations locales et à valoriser les vocations autochtones (il fut notamment le directeur spirituel du vénérable Felice Maria Ghebreamlak). Aujourd'hui, sa mémoire reste vivante à Bra, où ses restes mortels sont vénérés dans l'église Santa Maria degli Angeli, ainsi que dans sa ville natale de None et parmi les communautés chrétiennes d'Érythrée et d'Éthiopie.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Signes et attributs

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1875-1953
  2. Décret de vénérabilité par Jean-Paul II