11 novembre 20ᵉ siècle

Juan de Jesús López y González

Évêque mexicain (1872-1950), fondateur de la Congrégation des Sœurs Maîtresses Catholiques du Sacré-Cœur de Jésus, déclaré vénérable par le pape François en 2017.

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Vie 01 / 05

Biographie

Origines, enfance, formation et premières années de ministère de José de Jesús López y González.

José de Jesús López y González naît le 15 ou le 16 octobre 1872 au rancho d'El Cotón, situé dans la communauté de Sandovales, municipalité d'El Llano, dans l'État d'Aguascalientes, au Mexique. Il grandit au sein d'une famille de paysans pauvres mais profondément religieuse. Son père, Apolonio López, meurt alors qu'il n'a que trois ans. C'est sa mère, María del Pilar González, qui prend seule en charge l'éducation de José et de ses quatre sœurs (Estéfana, Luciana, María Mercedes, Francisca et Mariquita).

Ressentant très tôt l'appel au sacerdoce, il entre en 1885 (ou 1886) au séminaire d'Aguascalientes pour y étudier la philosophie. Il poursuit ensuite ses études théologiques au séminaire de Zacatecas, puis à celui de Guadalajara. Le 30 novembre 1897, il est ordonné prêtre à Guadalajara par l'archevêque Mgr Pedro Loza y Pardavé.

Il commence son ministère comme vicaire dans la paroisse de « Jesús María » à Aguascalientes, où il se distingue par son obéissance et son zèle pastoral. En 1902, il est envoyé à Cosío, une localité particulièrement pauvre, pour y organiser la nouvelle vicairie. Rappelé l'année suivante à Aguascalientes, il y dirige la Escuela libre de Derecho (École libre de droit) et enseigne au séminaire diocésain. De 1913 à 1919, durant les premières années de la révolution mexicaine, il retourne comme curé à la paroisse de « Jesús María », où il déploie une intense activité caritative, fonde une école et promeut la pastorale des vocations.

Fondation 02 / 05

Vie et œuvre

La fondation des Sœurs Maîtresses Catholiques du Sacré-Cœur de Jésus et les épreuves de la persécution religieuse.

En tant que pro-vicaire général du diocèse d'Aguascalientes à partir de 1920, le père López y González assume la responsabilité des écoles diocésaines. Face au manque de structures éducatives chrétiennes pour les enfants les plus démunis, il conçoit le projet de fonder une congrégation religieuse vouée à l'enseignement populaire.

Le 21 décembre 1925, il présente une demande officielle à son évêque, Mgr Ignacio Valdespino y Díaz, pour fonder une association pieuse appelée les « Ouvrières Apostoliques du Sacré-Cœur de Jésus » (Obreras Apostólicas del Sagrado Corazón de Jesús). Le 25 décembre 1925, devant la crèche de Noël, le premier groupe de jeunes femmes prononce ses promesses de consacrer sa vie à l'éducation des pauvres et des petits.

Les années suivantes sont marquées par la guerre des Cristeros et la persécution religieuse menée par le gouvernement mexicain (loi Calles). Nommé évêque auxiliaire d'Aguascalientes et évêque titulaire de Dadima le 1er juillet 1927 par le pape Pie XI, il doit être consacré en exil le 30 mars 1928 au couvent du Verbe Incarné à San Antonio, au Texas (États-Unis). Après la mort de Mgr Valdespino, il est nommé évêque en titre d'Aguascalientes le 20 septembre 1929 et installé le 2 janvier 1930.

Malgré les restrictions gouvernementales strictes, il obtient l'autorisation du Saint-Siège et érige canoniquement la congrégation sous le nom de Sœurs Maîtresses Catholiques du Sacré-Cœur de Jésus (Hermanas Maestras Católicas del Sagrado Corazón de Jesús) le 8 septembre 1932, fête de la Nativité de la Vierge Marie. Durant la période de persécution, les sœurs doivent d'abord enseigner clandestinement dans des maisons privées.

La mission de l'institut est d'offrir une éducation chrétienne intégrale de haute qualité aux enfants pauvres, en particulier dans les banlieues urbaines et les zones rurales. Les sœurs étendent également leur action aux orphelinats (notamment la Ciudad de los Niños), à la promotion de la femme et à la pastorale paroissiale. Aujourd'hui, la congrégation s'est développée et compte une trentaine de maisons au Mexique, mais aussi au Pérou, au Venezuela et aux États-Unis. Elle a reçu le décret d'approbation pontificale (Decretum Laudis) le 18 avril 1972.

Culte 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Son épiscopat dévoué à Aguascalientes, sa mort en 1950 et l'ouverture de sa cause de béatification.

Mgr López y González gouverne le diocèse d'Aguascalientes de 1930 à 1950. Durant son épiscopat, il ordonne 76 prêtres, publie 15 lettres pastorales et 429 circulaires. Il érige le chapitre cathédral en 1946 et obtient le titre de basilique mineure pour sa cathédrale en 1949.

Il s'éteint le 11 novembre 1950 à Mexico. Ses restes sont ramenés à Aguascalientes et reposent dans la cathédrale, derrière le maître-autel dédié à la Vierge de l'Assomption.

Devant sa réputation de sainteté et l'insistance des fidèles et des Maîtresses Catholiques, le procès diocésain d'enquête sur sa vie et ses vertus est officiellement ouvert le 5 novembre 1996 par le diocèse d'Aguascalientes. Cinquante-huit témoins sont interrogés pour attester de ses vertus héroïques. L'enquête diocésaine se clôture le 23 décembre 1997.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance de ses vertus héroïques par le pape François en 2017 et la poursuite de sa cause.

Le 16 juin 2017, le pape François autorise la Congrégation (aujourd'hui Dicastère) pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus. Il est alors officiellement déclaré Vénérable.

Pour qu'il soit béatifié, la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession est requise. L'actuel évêque d'Aguascalientes continue de promouvoir activement sa cause auprès du Saint-Siège.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

Sa spiritualité marquée par l'humilité, la dévotion mariale et carmélitaine, ainsi que son héritage matériel et éducatif.

Issu d'un milieu humble, il a conservé toute sa vie une grande simplicité et une pauvreté évangélique. Il était profondément proche des pauvres et des ouvriers.

Il avait une immense dévotion pour la Vierge du Carmel et s'est affilié au Tiers-Ordre du Carmel Déchaussé (aujourd'hui Carmel Séculier). Il était également un grand admirateur de sainte Thérèse d'Avila, qu'il a désignée comme patronne de sa congrégation.

Son immense bonté paternelle a marqué les esprits. À sa mort, une formule populaire résumait son héritage : « Si Mgr López avait un péché, c'était sans doute celui de s'être fait tant aimer ».

Sa maison d'habitation, située au n° 115 de la rue Abasolo, dans le quartier d'El Encino à Aguascalientes, est aujourd'hui conservée par les religieuses comme une « Maison-Relique » (musée) ouverte aux fidèles. Le Centre Éducatif José de Jesús López y González, fondé en 1998 dans une zone marginale d'Aguascalientes, perpétue son rêve d'offrir une éducation gratuite et de qualité aux enfants défavorisés.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.