21 janvier 17ᵉ siècle

Josefa María de Santa Inés

Josefa María de Santa Inés (1625-1696), dite Inés de Benigánim, est une religieuse augustine déchaussée espagnole connue pour son humilité et ses dons mystiques.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Naissance et jeunesse de Josefa Teresa Albiñana Gomar à Benigánim, son entrée chez les Augustines déchaussées.

Josefa Teresa Albiñana Gomar, connue sous son nom de religion de Josefa María de Santa Inés (et très populairement sous le nom d'Inés de Benigánim), naît le 9 février 1625 à Benigánim, dans la province de Valence en Espagne. Elle est la fille de Luis Albiñana et de Vicenta Gomar, des paysans très modestes. Elle naît jumelle d'un frère nommé Agustín, qui meurt quelques jours après sa naissance. Son père décède alors qu'elle est encore très jeune, laissant la famille dans une grande précarité. Durant son enfance, elle souffre d'épilepsie. Elle reçoit le sacrement de la confirmation à l'âge de huit ans. À l'âge de 13 ou 14 ans, alors qu'elle lave du linge au bord de la rivière, elle a une vision de Jésus-Christ qui l'appelle à se consacrer à Lui et à embrasser la vie religieuse. Elle refuse par la suite une proposition de mariage, ce qui provoque le suicide de son prétendant éconduit. Le 25 octobre 1643, à l'âge de 18 ans, elle entre au couvent des Augustines déchaussées de l'Immaculée Conception dans sa ville natale de Benigánim. Elle reçoit l'habit religieux le 26 juin 1644 sous le nom de Josefa María de Santa Inés (en hommage à la pureté de sainte Agnès de Rome) et prononce ses vœux solennels le 27 août 1645.

Vie 02 / 05

Vie et œuvre

La vie humble de sœur converse de Josefa María, dévouée aux tâches matérielles, puis son élévation au rang de sœur de chœur.

Le monastère des Augustines déchaussées de Benigánim a été fondé en 1597 par saint Jean de Ribera. En raison de son analphabétisme et du fait qu'elle ne parle que le valencien, Josefa María est d'abord admise comme sœur converse (ou sœur laie, dite de « voile blanc »). Elle est ainsi dispensée de la récitation de l'Office divin en latin et se consacre aux tâches matérielles les plus rudes de la communauté : la cuisine, le ménage, le jardinage et le soin des sœurs malades. Elle accomplit ces tâches avec une joie et une humilité profondes, répétant souvent : « Gracias que me dejan lavar, barrer y hacer algunas cosas en la casa de Dios pues ni esto merezco » (« Merci de me laisser laver, balayer et faire quelques choses dans la maison de Dieu, car je ne mérite même pas cela »). Malgré son absence d'instruction formelle, elle fait preuve d'une sagesse spirituelle et théologique hors du commun. Le 18 novembre 1663, avec l'autorisation de l'évêque, elle est élevée au rang de sœur de chœur en raison de sa maturité spirituelle exceptionnelle, bien qu'elle ne sache toujours ni lire ni écrire. Elle passe dès lors de longues heures en prière au chœur, intercédant pour le Pape, l'Église et les âmes du Purgatoire.

Théologie 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Les expériences mystiques, les dons spirituels extraordinaires et la réputation de sagesse de Josefa María.

La vie de Josefa María de Santa Inés est jalonnée d'expériences mystiques intenses, d'extases fréquentes et de révélations. Elle est gratifiée de nombreux dons spirituels extraordinaires, tels que la prophétie, le discernement des esprits, les visions et la bilocation. Elle entretient une relation d'une grande simplicité enfantine avec l'Enfant Jésus. Parmi les faits mystiques marquants rapportés par ses contemporains figure l'étreinte de Jésus, qui détache ses mains des clous d'un crucifix devant lequel elle prie pour la serrer contre Lui. Un autre prodige populaire est celui d'un oranger qu'elle plante à l'envers dans le jardin du monastère et qui grandit néanmoins normalement (cet arbre est toujours conservé à Benigánim). Bien qu'elle cherche à demeurer cachée dans l'humilité de son couvent, sa réputation de sainteté et de sagesse se répand rapidement à travers toute l'Espagne. Des personnes de toutes conditions, y compris des théologiens, des évêques et des nobles de la cour de Madrid, viennent la consulter pour obtenir ses conseils spirituels et éclairer des décisions difficiles. Son confesseur dira d'elle qu'elle semblait n'avoir aucun usage de la raison pour les choses du monde, mais que pour ce qui touchait à la vertu et à la perfection, elle raisonnait comme saint Thomas d'Aquin et conseillait comme saint Paul.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

La mort de Josefa María, le destin de ses reliques après la guerre civile espagnole et sa béatification par Léon XIII.

Josefa María de Santa Inés meurt en odeur de sainteté le 21 janvier 1696, jour de la fête de sa sainte patronne, sainte Agnès de Rome, à l'âge de 70 ans. Après sa mort, son corps est découvert incorrompu. Ses restes mortels sont alors conservés et vénérés dans la chapelle du monastère des Augustines de Benigánim. Cependant, durant la guerre civile espagnole, au cours de l'été 1936, le monastère est détruit et profané par des forces anticléricales. Le corps incorrompu de la bienheureuse disparaît et ses restes sont dispensés. Après la guerre, le monastère est reconstruit et la vie religieuse y reprend. Aujourd'hui, le tombeau abrite une relique de la bienheureuse insérée dans une statue gisante en cire placée dans une urne. Josefa María de Santa Inés est solennellement béatifiée le 26 février 1888 par le pape Léon XIII en la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle est la première femme valencienne de l'époque moderne à être élevée sur les autels. Sa cause de canonisation est actuellement toujours en cours.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

La spiritualité de l'enfance spirituelle de Josefa María et la ferveur populaire qui entoure sa mémoire à Benigánim.

La spiritualité de la bienheureuse Josefa María repose sur l'enfance spirituelle, caractérisée par une confiance absolue, une simplicité évangélique et une profonde humilité. En raison de sa candeur et de sa pureté d'esprit, ses sœurs de communauté l'appelaient affectueusement « la niña » (l'enfant). Son héritage spirituel demeure extrêmement vivant à Benigánim et dans toute la région de Valence. Chaque année, le 21 janvier, la ville célèbre sa fête patronale avec une immense ferveur populaire, attirant des milliers de pèlerins. L'Ordre des Augustins célèbre également sa mémoire liturgique, fixée au 23 janvier dans son propre calendrier. La dévotion populaire valencienne a consacré sa mémoire à travers le dicton traditionnel : « Beata Inés, on et criden ves » (« Bienheureuse Agnès, là où on t'appelle, vas-y »), rappelant sa disponibilité constante à secourir les âmes dans le besoin.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Signes et attributs

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1696
  2. Béatification en 1888 par Léon XIII

Miracles

  1. L'étreinte de Jésus, qui détache ses mains d'un crucifix pour la serrer contre Lui
  2. Un oranger planté à l'envers qui grandit normalement

Citations

  • Gracias que me dejan lavar, barrer y hacer algunas cosas en la casa de Dios pues ni esto merezco https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQFtUwQrEO_BiwNIDx-dV4on0USLBluGyTyq3ptU1RclnaEM_boTtbazQwCnO4dky9gzm-BvqS4gyX5OsDxSNN566jIlJaEnWKtz_0h2YUEb4__Gj-TL0IileK8gH44cIsxKmVAgEiyAbGd291xjjXg=
  • Beata Inés, on et criden ves https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQEK8ro5CHxm6inQQXMNnLqIyHFdVXhFp2157Eod8q0bcWfukIc_iP2v7iZ7QFUvSqsuHkAhhwsxdyDXgfnBi-ysg52pFWGm0hPnFovEWSP5PfEOJGXMjUplQrGp_gnwAwViB96ggSn2STvJM3N7OQ6jIkjxWbdOIu4X_Nmfzih6uEXMm1cGrAjxYcJLljv0VO_eGR_tT0BSx8f9FSI4FUbDb0JHzqAY_4M=