29 septembre 20ᵉ siècle

Antonio Arribas Hortigüela et 6 compagnons

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Groupe de sept jeunes religieux espagnols, Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, martyrisés en Catalogne le 29 septembre 1936 au début de la guerre civile espagnole.

Lecture guidée

5 sections de lecture

Vie 01 / 05

Biographie

Présentation d'Antonio Arribas Hortigüela et de ses six compagnons, jeunes Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus martyrisés en 1936.

Le bienheureux Antonio Arribas Hortigüela et ses 6 compagnons forment un groupe de sept jeunes religieux espagnols appartenant à la congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus (MSC). Tous étaient rattachés à la communauté et au séminaire mineur de Canet de Mar, près de Barcelone. Âgés de 20 à 28 ans, ils ont été martyrisés ensemble le 29 septembre 1936 à Serinyà, près de Gérone, en Catalogne, au début de la guerre civile espagnole.

Le groupe est composé de quatre prêtres et de trois frères coadjuteurs ou religieux en formation :

1. Antonio Arribas Hortigüela (prêtre) : Né le 29 avril 1908 à Cardeñadijo (Burgos). Entré au séminaire mineur de Canet de Mar en 1922, il prononce ses vœux en 1928 et est ordonné prêtre le 6 avril 1935. Il était professeur de latin et administrateur de la communauté. 2. Abundio Martín Rodríguez (prêtre) : Né le 14 avril 1908 à Villaescusa de Ecla (Palencia). Il prononce ses vœux en 1925 et est ordonné prêtre le 19 décembre 1931. Il était professeur de musique et organiste. 3. José Vergara Echevarría (prêtre) : Né le 18 juin 1908 à Almándoz (Navarre). Il prononce ses vœux en 1927 et est ordonné prêtre en 1934. Il était enseignant et éducateur. 4. Josep Oriol Isern Massó (prêtre) : Né le 16 juin 1909 à Vilanova i la Geltrú (Barcelone). Entré au séminaire à 12 ans, il fait son noviciat à Louvain (Belgique) et est ordonné prêtre en 1933. Il enseignait le dessin. 5. Gumersindo Gómez Rodríguez (frère coadjuteur) : Né le 15 octobre 1911 à Benuza (León). Il prononce ses vœux en 1929 et travaillait principalement à la cuisine et au jardin. 6. Jesús Moreno Ruiz (religieux en formation) : Né le 13 janvier 1915 à Osorno (Palencia). Il prononce ses premiers vœux en 1934. 7. José del Amo del Amo (frère coadjuteur en formation) : Né le 12 juin 1916 à Pumarejo de Tera (Zamora). Il était le plus jeune du groupe, âgé de 20 ans au moment de son martyre.

Mission 02 / 05

Vie et œuvre

La vie quotidienne et le travail d'éducation au séminaire mineur de Canet de Mar avant le déclenchement de la guerre civile.

La vie de ces sept religieux était entièrement consacrée à la formation et à l'éducation des futurs missionnaires au sein de la Pequeña Obra (Petite Œuvre), le séminaire mineur de la congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur à Canet de Mar. Ce séminaire accueillait alors environ 65 jeunes garçons se préparant à la vie religieuse et sacerdotale. Les prêtres assuraient l'enseignement des humanités, du latin, du dessin et de la musique, tandis que les frères coadjuteurs veillaient aux besoins matériels de la maison (cuisine, potager, ferme).

En juillet 1936, le déclenchement de la guerre civile espagnole s'accompagne d'une violente persécution religieuse. Le 21 juillet, l'église paroissiale de Canet de Mar est incendiée par des miliciens. Face au danger imminent, le supérieur de la communauté, le père José Fernández, ordonne aux religieux de revêtir des habits civils, de consommer les hosties consacrées et de cacher les objets sacrés. Le jour même, le comité révolutionnaire local ordonne l'évacuation du séminaire. Les religieux et les enfants sont alors retenus sous surveillance dans une résidence proche du sanctuaire de la Miséricorde.

Martyre 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

La fuite à travers les montagnes, la trahison et le martyre des sept religieux le 29 septembre 1936.

Le 3 août 1936, un gardien bienveillant avertit les religieux que le comité local a pris la décision de les fusiller. Pour tenter de sauver leur vie, la communauté se divise en plusieurs groupes. Les sept plus jeunes religieux — les futurs bienheureux — décident de fuir ensemble à travers les montagnes en direction de la frontière française.

Commence alors un éprouvant chemin de croix de près de deux mois. Sans vêtements ni chaussures adaptés, ils parcourent environ 140 kilomètres à travers les forêts et les montagnes, affrontant le froid, la pluie et les tempêtes. Ils reçoivent ponctuellement l'aide de familles paysannes chrétiennes dans diverses fermes (masías), notamment à Hostalric (Can Pons), Sant Feliu de Buixalleu (Can Pages) et Begudà (Can Devesa).

Le 28 septembre 1936, épuisés et trempés par une pluie incessante, ils arrivent près de Begudà. Cherchant à s'orienter pour franchir la frontière, ils demandent naïvement leur chemin à un habitant qui s'avère être un dirigeant du comité révolutionnaire local. Trahis, ils sont immédiatement arrêtés à Sant Joan les Fonts et enfermés pour la nuit dans l'école locale, où ils passent leurs dernières heures en prière.

Le lendemain après-midi, le 29 septembre 1936 — jour de la fête de saint Michel Archange, protecteur de leur congrégation —, ils sont conduits en autobus près du Pont de Ser, à Serinyà (Girona). Alignés contre un mur de pierre en ruine, les miliciens leur ordonnent de tourner le dos. Le père Antonio Arribas Hortigüela refuse courageusement et s'écrie : « Los cobardes mueren de espaldas, y nosotros no somos ni cobardes ni ladrones. Nos matáis porque somos religiosos. ¡Viva... ! » Une rafale de mitrailleuse l'empêche de terminer son cri de « ¡Viva Cristo Rey! » (Vive le Christ Roi !). Les quatre premiers prêtres sont abattus, puis les trois frères restants sont exécutés devant eux. L'un d'eux meurt en serrant un crucifix dans sa main.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

Le procès en béatification et la célébration solennelle présidée par le cardinal Amato en 2017.

Le procès diocésain d'information en vue de la béatification est ouvert le 14 juillet 1995 à Canet de Mar, sous l'épiscopat de Mgr Jaume Camprodon, évêque de Gérone. L'enquête diocésaine se clôt en 1999 et le dossier est transmis à Rome.

Le 8 juillet 2016, le pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant leur martyre en haine de la foi (in odium fidei).

La cérémonie de béatification est célébrée le 6 mai 2017 dans la cathédrale de Santa Maria à Gérone (Espagne). Elle est présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, agissant en tant que légat du pape François. Lors du Regina Caeli du 7 mai 2017, le pape François salue publiquement la mémoire de ces « disciples fidèles et héroïques de Jésus ».

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

Le charisme des Missionnaires du Sacré-Cœur et la vénération de leurs reliques à Barcelone.

La spiritualité de ces sept martyrs est profondément ancrée dans le charisme des Missionnaires du Sacré-Cœur, fondés en France par le père Jules Chevalier. Ce charisme invite à contempler et à manifester l'amour miséricordieux de Dieu révélé dans le Cœur du Christ. Face à la haine et à la violence de la persécution, ils ont répondu par la fidélité à leurs vœux, la prière communautaire (notamment le chapelet qu'ils récitaient ensemble durant leur fuite) et le pardon accordé à leurs bourreaux.

Leurs corps, initialement enterrés dans deux fosses communes au cimetière de Serinyà, ont été exhumés le 30 mars 1940 et transférés à Canet de Mar. Depuis leur béatification le 6 mai 2017, leurs reliques reposent dans la chapelle des Martyrs du sanctuaire de Notre-Dame du Sacré-Cœur à Barcelone, où elles sont offertes à la vénération des fidèles. Ils sont les premiers membres de la congrégation des Missionnaires du Sacré-Cœur à être élevés aux autels comme bienheureux.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1936
  2. Béatification en 2017 par François

Citations

  • Los cobardes mueren de espaldas, y nosotros no somos ni cobardes ni ladrones. Nos matáis porque somos religiosos. ¡Viva... ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQG8yjjIYlCjChEoiR5vKCAEtqLOgUHPTySTnlATkxODySn-U3t45Ei9C_EOdwb3m-MWOyFW2rQ2yOy8mbHu0w0wCDHCFeciv2pOk7QvcMtEAfazqtHXRC7d5kwFTRQJLpu1B2hO0V_6fC8E9RljKGGyIx6i9mwXlX5gGr4H1rJRsGrslt4A0BmbnnCQdmtPOHreVIlT-ILkSvTpwLIYhr5zxrTY7A==