1er fevrier 18ᵉ siècle

Guillaume Repin et 98 compagnons

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Guillaume Repin et ses 98 compagnons sont des martyrs de la Révolution française, exécutés à Angers entre 1793 et 1794 pour leur fidélité à l'Église catholique.

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Vie 01 / 05

Biographie

La vie de Guillaume Repin, de sa naissance à Thouarcé à son exécution à Angers en 1794.

Le bienheureux Guillaume Repin est né le 26 août 1709 à Thouarcé, dans le diocèse d'Angers (actuel département de Maine-et-Loire, France). Il était le deuxième enfant de René Repin et de Renée Gourdon. À l'âge de dix-neuf ans, il entra au séminaire d'Angers pour y recevoir sa formation sacerdotale, avant d'être ordonné prêtre pour le diocèse.

De 1734 à 1749, il exerça d'abord son ministère comme vicaire (coadjuteur) à la paroisse Saint-Julien d'Angers. En 1749, il fut nommé curé de la paroisse de Martigné-Briand, charge qu'il assuma avec un zèle pastoral remarquable pendant plus de quarante ans. Il fut également élevé à la dignité de chanoine.

Lorsque la Révolution française éclata, le nouveau gouvernement imposa en 1791 la Constitution civile du clergé, exigeant des prêtres un serment de fidélité considéré par Rome comme schismatique. Le 10 février 1791, le maire de Martigné-Briand vint lui réclamer les clefs de l'église et exiger sa prestation de serment. Guillaume Repin, alors âgé de quatre-vingt-un ans, refusa catégoriquement. Contraint de quitter sa paroisse, il se réfugia à Angers.

Arrêté une première fois le 17 juin 1792, il fut emprisonné au séminaire d'Angers, transformé en maison de détention pour les prêtres réfractaires. En raison de son grand âge, il y faisait figure de doyen et célébrait régulièrement la messe pour ses confrères captifs. Libéré temporairement par l'armée vendéenne le 17 juin 1793, il dut vivre dans la clandestinité. Il fut de nouveau capturé dans les Mauges le 24 décembre 1793 et conduit à la prison de Chalonnes-sur-Loire. Traduit devant le comité révolutionnaire d'Angers, il fut condamné à mort et guillotiné le 2 janvier 1794 sur la place du Ralliement à Angers, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.

Contexte 02 / 05

Vie et œuvre

Présentation des 99 martyrs d'Angers, comprenant des membres du clergé, des religieuses et des laïcs.

Le groupe des 99 martyrs d'Angers (parfois appelés martyrs d'Angers et d'Avrillé) comprend 12 prêtres, 3 religieuses et 84 laïcs (dont 4 hommes et 80 femmes) exécutés en haine de la foi entre le 30 octobre 1793 et le 14 octobre 1794.

Les membres du clergé et les religieuses : Parmi les douze prêtres du groupe, tous condamnés pour avoir refusé les serments révolutionnaires et poursuivi clandestinement leur ministère, figurent : - Guillaume Repin (le doyen d'âge). - Laurent Bâtard (guillotiné le même jour que Guillaume Repin, le 2 janvier 1794). - Jean-Michel Langevin (le premier exécuté du groupe, guillotiné le 30 octobre 1793). - Les frères René Lego et Jean-Baptiste Lego (guillotinés le 1er janvier 1794). - Jacques Ledoyen, François Peltier et Pierre Tessier (guillotinés le 5 janvier 1794). - François-Louis Chartier (guillotiné le 22 mars 1794). - Joseph Moreau (guillotiné le Vendredi saint, 18 avril 1794). - André Fardeau (guillotiné le 24 août 1794). - Jacques Laigneau de Langellerie (le dernier exécuté du groupe, guillotiné le 14 octobre 1794).

Le groupe compte également trois religieuses : - Marie-Anne Vaillot et Odile Baumgarten, toutes deux Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul à l'hôpital Saint-Jean d'Angers, fusillées ensemble le 1er février 1794 pour avoir refusé de prêter serment. - Rosalie du Verdier de la Sorinière (en religion sœur Rosalie-Céleste), bénédictine de Notre-Dame du Calvaire, guillotinée le 27 janvier 1794.

Les laïcs : Les 84 laïcs du groupe étaient pour la plupart d'humbles artisans, paysans ou mères de famille, condamnés pour leur fidélité aux prêtres insermentés, la récitation du chapelet ou la détention d'objets de piété. Parmi eux se trouvent : - Les quatre hommes laïcs : Antoine Fournier (tisserand de Cholet, fusillé le 12 janvier 1794), Pierre Frémond (fusillé le 10 février 1794), Pierre Delépine et Jean Ménard (tous deux fusillés le 16 avril 1794). - Quatre-vingt femmes laïques, dont Renée-Marie Feillatreau (épouse Dumont, guillotinée le 28 mars 1794), Marie de la Dive (veuve du Verdier de la Sorinière, guillotinée le 26 janvier 1794), ainsi que ses deux filles Catherine et Marie-Louise du Verdier de la Sorinière (fusillées le 10 février 1794).

Martyre 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

L'introduction de la cause de béatification en 1905 et la reconnaissance du martyre par le Saint-Siège.

La cause de béatification de ces victimes de la Terreur fut introduite en 1905 par l'évêque d'Angers, Mgr Joseph Rumeau. L'enquête diocésaine s'attacha à écarter rigoureusement tous les dossiers présentant une connotation politique (comme la participation active à l'insurrection armée vendéenne ou des opinions purement royalistes) pour ne retenir que les personnes dont la mort avait été causée uniquement par la haine de la foi (in odium fidei).

Les écrits spirituels de Guillaume Repin furent officiellement approuvés par les théologiens de la Sacrée Congrégation des Rites le 27 juillet 1951. Le décret reconnaissant formellement le martyre de Guillaume Repin et de ses 98 compagnons fut promulgué par le Saint-Siège le 9 juin 1983, sous le pontificat de Jean-Paul II.

Culte 04 / 05

Béatification et canonisation

La béatification solennelle par le pape Jean-Paul II en 1984 et la mémoire liturgique des martyrs.

Guillaume Repin et ses 98 compagnons ont été solennellement proclamés bienheureux par le pape Jean-Paul II le 19 février 1984 lors d'une célébration eucharistique dans la basilique Saint-Pierre au Vatican.

S'agissant d'une cause de martyre, aucun miracle n'a été requis pour leur béatification, le don de leur vie pour le Christ tenant lieu de témoignage suprême de foi. À ce jour, le groupe n'a pas fait l'objet d'une canonisation et conserve le statut canonique de bienheureux.

La mémoire liturgique collective des 99 martyrs d'Angers est célébrée le 1er février, jour anniversaire de l'exécution de quarante-sept d'entre eux à Avrillé. Guillaume Repin est également fêté individuellement le 2 janvier, jour de son martyre.

Postérité 05 / 05

Spiritualité et héritage

La fidélité doctrinale des martyrs et les lieux de mémoire majeurs du diocèse d'Angers.

L'héritage spirituel des martyrs d'Angers repose sur leur fidélité inébranlable à l'Église catholique romaine et leur refus de tout compromis doctrinal face à la contrainte étatique. Lors de leur procès, ces hommes et ces femmes ont manifesté une paix et une fermeté remarquables, refusant de prêter un serment qu'ils jugeaient contraire à leur conscience chrétienne.

Leur sacrifice est intimement lié à deux lieux de mémoire majeurs dans le diocèse d'Angers : - La place du Ralliement à Angers, où furent dressés les échafauds de la guillotine. - Le Champ des Martyrs à Avrillé (anciennement lieu-dit de la Haye-aux-Bonshommes), où eurent lieu les fusillades de masse. Ce site abrite aujourd'hui la chapelle Saint-Louis, construite au XIXe siècle pour honorer leur mémoire et abriter les fosses communes retrouvées lors.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : XVIIIe s.
  2. Béatification en 1984 par Jean-Paul II