22 mai 19ᵉ siècle

Joaquina Vedruna de Mas

Épouse et mère de neuf enfants devenue veuve, Joaquina de Vedruna fonda en 1826 à Vic, en Catalogne, la congrégation des Carmélites de la Charité, consacrée au soin des malades et à l'éducation des filles.

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Vie 01 / 05

Biographie

Née à Barcelone en 1783 dans une famille aisée, Joaquina de Vedruna fut épouse et mère de neuf enfants avant de se consacrer, une fois veuve, à la vie religieuse.

Joaquina de Vedruna y Vidal naquit à Barcelone le 16 avril 1783, dans une famille catalane aisée. Attirée très jeune par la vie religieuse, elle souhaita entrer chez les carmélites, mais sa jeunesse l'en empêcha. Le 24 mars 1799, à seize ans, elle épousa Teodoro de Mas, juriste et propriétaire terrien de la région de Vic. Le couple, profondément chrétien, eut neuf enfants ; plusieurs moururent en bas âge, d'autres embrassèrent plus tard la vie religieuse ou se marièrent. Les guerres napoléoniennes et l'occupation française éprouvèrent durement la famille. Teodoro de Mas mourut le 6 mars 1816, laissant Joaquina veuve à trente-deux ans avec ses enfants encore à charge. Après avoir assuré leur établissement, elle put enfin répondre à l'appel intérieur qu'elle portait depuis l'enfance et s'engager dans une vie entièrement donnée à Dieu et au service des pauvres. Elle mourut à Vic le 28 août 1854, victime d'une épidémie de choléra, après plusieurs années diminuée par la maladie.

Fondation 02 / 05

Vie et oeuvre

En 1826, à Vic, Joaquina de Vedruna fonda la congrégation des Carmélites de la Charité, consacrée au soin des malades et à l'éducation des filles.

Guidée spirituellement par le capucin Esteban de Olot, qui la détourna du projet d'une vie purement cloîtrée pour l'orienter vers une œuvre active de charité, Joaquina de Vedruna fonda à Vic, en Catalogne, la congrégation des Carmélites de la Charité (Carmelitas de la Caridad). La communauté naissante prononça ses premiers vœux le 26 février 1826 : Joaquina et huit autres femmes s'engagèrent alors dans cette vie nouvelle, qui unissait la spiritualité carmélitaine à un apostolat tourné vers les plus démunis. L'institut se consacrait au soin des malades dans les hôpitaux et à l'éducation des jeunes filles, en particulier dans les milieux pauvres et privés d'instruction. Sous l'impulsion de sa fondatrice, malgré les troubles politiques de l'Espagne du XIXe siècle, la congrégation se répandit rapidement à travers la Catalogne. À la mort de Joaquina, une trentaine de maisons avaient été ouvertes et plusieurs centaines de religieuses œuvraient déjà, faisant de cette fondation l'une des grandes œuvres caritatives et éducatives de l'Église en Espagne.

Théologie 03 / 05

Cheminement vers la saintete

Sa vie unit la maternité, la charité active et une spiritualité d'abandon à la Providence, marquée par l'esprit du Carmel.

La sainteté de Joaquina de Vedruna se déploya à travers les états successifs de sa vie : épouse, mère, veuve, puis fondatrice. Elle vécut chacun de ces appels comme un service voulu par Dieu, faisant de l'amour du prochain l'unique raison d'être de l'œuvre qu'elle inspira. Sa spiritualité, héritée du Carmel, mettait au centre l'abandon confiant à la divine Providence et l'union à Dieu dans l'action caritative. La tradition lui attribue des paroles qui résument cet esprit, invitant à s'abandonner à la Providence en laissant à Dieu le soin de toute chose et à accomplir en tout sa douce volonté. Durant ses dernières années, frappée par des attaques qui la paralysèrent partiellement à partir de 1849, elle offrit ses souffrances dans la patience. Sa réputation de sainteté, fondée sur l'humilité, le dévouement aux malades et la fidélité à sa vocation, se répandit après sa mort et donna naissance à un culte qui conduisit à l'ouverture de sa cause.

Culte 04 / 05

Beatification et canonisation

Béatifiée en 1940 par Pie XII et canonisée en 1959 par Jean XXIII, Joaquina de Vedruna est fêtée le 22 mai.

Le procès de béatification de Joaquina de Vedruna fut introduit sous le pontificat de Benoît XV, le 14 janvier 1920. L'héroïcité de ses vertus fut reconnue par Pie XI, qui la déclara vénérable le 16 juin 1935. Après la reconnaissance de deux miracles attribués à son intercession, le pape Pie XII présida sa béatification le 19 mai 1940. La cause de canonisation fut ensuite reprise, et c'est le pape Jean XXIII qui la proclama sainte le 12 avril 1959, en la basilique Saint-Pierre de Rome : elle fut l'une des premières canonisations de son pontificat. Sa mémoire liturgique est célébrée le 22 mai dans le calendrier romain et chez les carmélites, tandis que le 28 août, jour de sa mort, est observé comme son dies natalis. Selon les sources, son décès survint à Vic, où elle s'était retirée après son veuvage et où la congrégation avait son berceau.

Postérité 05 / 05

Spiritualite et heritage

Les Carmélites de la Charité, dites Vedruna, poursuivent aujourd'hui dans de nombreux pays l'œuvre éducative et hospitalière de leur fondatrice.

L'héritage de Joaquina de Vedruna est principalement porté par la congrégation qu'elle a fondée, les Carmélites de la Charité, connues aussi sous le nom de sœurs Vedruna. Née en Catalogne, la congrégation s'est par la suite étendue bien au-delà de l'Espagne, présente sur plusieurs continents, où elle perpétue le double charisme de sa fondatrice : l'éducation, notamment des jeunes filles, et le soin des malades et des plus pauvres. La figure de Joaquina, mère de famille devenue fondatrice, est volontiers présentée comme un modèle de sainteté laïque et conjugale autant que religieuse, montrant que la vocation à la charité peut traverser tous les états de vie. Vénérée d'abord à Vic, où reposent ses restes, elle est honorée dans les maisons et les œuvres de l'institut, qui voient en elle l'inspiratrice d'un service désintéressé du prochain au nom de l'amour de Dieu.

Source officielle Notice rédigée par Sancteo d'après des sources contemporaines vérifiées (sources officielles de l'Église et références hagiographiques).

Annexes & entités liées

Données structurées pour l'exploration : événements, miracles, citations, lieux, attributs, patronages et entités importantes citées dans le texte.

Événements marquants

  1. Époque / mort : 1783-1854
  2. Canonisation en 1959 par Jean XXIII