Marcello Candia
Marcello Candia (1916-1983) es un industrial italiano que vendió sus fábricas para dedicarse a los pobres y a los leprosos en la Amazonia brasileña.
Lectura guiada
5 seccións de lectura
Biographie
La jeunesse de Marcello Candia à Milan, ses études scientifiques et son engagement caritatif et humanitaire durant la Seconde Guerre mondiale.
Marcello Candia naît le 27 juillet 1916 à Portici, dans la province de Naples, en Italie, où sa famille s'est temporairement installée pour des raisons professionnelles. Il est le troisième des cinq enfants de Camillo Candia, un chimiste et industriel prospère, fondateur de la Fabbrica Italiana di acido carbonico dottor Candia e C. à Milan, et de Luigia (Bice) Mussato, une femme cultivée et profondément croyante. Baptisé le 4 août 1916 en l'église Santa Maria della Natività de Portici, il grandit dans un milieu aisé mais marqué par une éducation chrétienne rigoureuse. De retour à Milan, dès l'âge de treize ans, Marcello s'engage au service des plus démunis en fréquentant le couvent des Pères Capucins de la viale Piave. C'est là qu'il découvre le portrait du père Daniele da Samarate, un missionnaire capucin mort de la lèpre au Brésil en 1924, une figure qui marquera profondément sa sensibilité et sa future vocation. Le 7 février 1933, la mort prématurée de sa mère laisse un grand vide dans sa vie, mais renforce sa détermination à suivre ses enseignements de charité. Sous la direction spirituelle du père Genesio da Gallarate, il rejoint le groupe de jeunesse « Il Ceppo » et commence à financer diverses œuvres caritatives. Marcello poursuit de brillantes études à l'Université de Pavie, où il obtient trois doctorats : en chimie (1939), en sciences biologiques (1943) et en pharmacie (1943). Durant la Seconde Guerre mondiale, tout en travaillant dans l'usine de son père, il s'engage activement pour sauver des enfants et des familles juives de la déportation nazie en leur fournissant de faux papiers d'identité. Après la guerre, il accueille les déportés de retour d'Allemagne et collabore en 1945 avec Elda Mazzocchi Scarzella à la création du Villaggio della Madre e del Fanciullo.
Vie et œuvre
Son départ pour le Brésil, la vente de son entreprise et la fondation de nombreuses œuvres médicales et sociales en Amazonie.
En 1949, Marcello Candia fait une rencontre décisive : celle de Mgr Aristide Pirovano, missionnaire de l'Institut pontifical pour les missions étrangères (PIME) et futur évêque de Macapá, dans l'Amazonie brésilienne. Bouleversé par la pauvreté de cette région, Marcello conçoit le projet de vendre l'entreprise familiale dont il a hérité pour construire un grand hôpital moderne destiné aux plus pauvres. Cependant, en 1955, une terrible explosion détruit son usine milanaise. Fidèle à ses devoirs d'employeur, il choisit de reconstruire l'entreprise pour garantir l'emploi de ses ouvriers avant de réaliser son rêve missionnaire. Après un premier voyage d'exploration en Amazonie en 1957, he vend définitivement son entreprise (la Società Industriale Candia-Solona) en 1964. Il distribue une partie des bénéfices à ses employés et consacre le reste au financement de sa mission. Le 28 juin 1965, il s'établit définitivement à Macapá comme missionnaire laïc. Malgré la méfiance initiale des autorités locales qui suspectent cet industriel européen de chercher le profit, Marcello Candia mène à bien la construction de l'hôpital São Camilo e São Luís (Saint-Camille et Saint-Louis), inauguré en 1969. En 1975, il fait don de cet établissement moderne aux pères Camilliens pour en assurer la pérennité. Son action ne s'arrête pas là. Il se consacre corps et âme aux malades de la lèpre (hanseniasis) à Marituba, dans l'État du Pará, où il fonde le centre dermatologique Dr. Marcello Candia et l'Abrigo João Paulo II. Au cours de ses 18 années de présence au Brésil, il initie ou finance 14 œuvres majeures : hôpitaux, écoles, centres sociaux dans les favelas, dispensaires, ainsi que deux couvents de carmélites contemplatives (à Macapá et Belo Horizonte) pour soutenir l'action missionnaire par la prière continuelle. En 1982, sentant ses forces décliner, il crée à Milan la Fondazione Dottor Marcello Candia afin de pérenniser ses œuvres d'assistance médicale et éducative au Brésil.
Cheminement vers la sainteté
Une sainteté laïque vécue dans le service direct, marquée par la maladie et une confiance absolue en la Providence jusqu'à sa mort en 1983.
Marcello Candia incarne une sainteté laïque vécue dans le dépouillement et le service direct. Il refuse tout paternalisme, appliquant à la lettre les conseils que lui avait donnés le pape Paul VI : « Si vous faites un hôpital au Brésil, faites-le brésilien... non seulement pour les Brésiliens, mais avec les Brésiliens » (Faccia l'ospedale non solo per i brasiliani, ma con i brasiliani) et « proposez-vous comme objectif final de ne plus être nécessaire » (Si proponga come obiettivo finale di non essere più necessario). En 1982, on lui diagnostique un cancer de la peau (mélanome) qui se généralise rapidement aux poumons et au foie. Malgré la souffrance physique intense, il conserve une profonde paix intérieure et une confiance absolue en la Providence. Il rentre en Italie pour y recevoir des soins et s'éteint le 31 août 1983 à la Clinique San Pio X de Milan, à l'âge de 67 ans. Ses funérailles sont célébrées par le cardinal Carlo Maria Martini devant une foule immense dans sa paroisse des Saints-Anges-Gardiens (Santi Angeli Custodi) à Milan. Le 6 avril 2006, sa dépouille mortelle est transférée à l'intérieur de cette même église paroissiale.
Béatification et canonisation
L'ouverture de sa cause de béatification à Milan et la reconnaissance de ses vertus héroïques par le pape François en 2014.
La cause de béatification de Marcello Candia est officiellement ouverte au niveau diocésain à Milan le 12 janvier 1991 par le cardinal Carlo Maria Martini. L'enquête diocésaine se clôture le 8 février 1994. La Positio super virtutibus, document synthétisant les témoignages et les preuves de sa sainteté de vie, est déposée auprès de la Congrégation pour les Causes des Saints au Vatican le 15 juillet 1998. Le 8 juillet 2014, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus théologales (foi, espérance, charité) et cardinales, lui conférant ainsi le titre de Vénérable.
Spiritualité et héritage
Une spiritualité d'humilité radicale au service des pauvres, perpétuée aujourd'hui par la Fondation Marcello Candia.
La spiritualité de Marcello Candia repose sur une humilité radicale et une foi vécue au quotidien. Il aimait répéter : « Je ne suis rien. Je suis seulement un modeste instrument de la Providence » (Io non sono nulla. Sono solo un modesto strumento della Provvidenza). Pour lui, le service des pauvres n'était pas une simple action sociale, mais une rencontre mystique avec le Christ souffrant. Il affirmait avec force : « Ce n'est pas moi qui ai donné quelque chose, mais eux, les pauvres, qui me donnent » (Non sono io che ho dato qualcosa, ma loro, i poveri, que danno a me). Son héritage demeure vivant à travers la Fondazione Dr. Marcello Candia, qui continue de soutenir financièrement et spirituellement plus de trente institutions (écoles, hôpitaux, léproseries, centres d'accueil) dans les régions les plus défavorisées du Brésil, en particulier en Amazonie.
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1916-1983
- Décret de vénérabilité par François
Citas
-
Si vous faites un hôpital au Brésil, faites-le brésilien... non seulement pour les Brésiliens, mais avec les Brésiliens
https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQE7_AM_-nOlbSZBaU4UStfBzfgW3LROuPqRr-2Vs1y11R_3rkxpQWZ5MdOKhmcgx-vm-jAZb5RxK4f9HgCpDGAOFieQdE_VopiVoIFgP0zGgrljPg5M7km4BMJFt5Vub6IrcT-VFIEMUX0CW4PXozdqtX8= -
proposez-vous comme objectif final de ne plus être nécessaire
https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQE7_AM_-nOlbSZBaU4UStfBzfgW3LROuPqRr-2Vs1y11R_3rkxpQWZ5MdOKhmcgx-vm-jAZb5RxK4f9HgCpDGAOFieQdE_VopiVoIFgP0zGgrljPg5M7km4BMJFt5Vub6IrcT-VFIEMUX0CW4PXozdqtX8= -
Je ne suis rien. Je suis seulement un modeste instrument de la Providence
https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQE7_AM_-nOlbSZBaU4UStfBzfgW3LROuPqRr-2Vs1y11R_3rkxpQWZ5MdOKhmcgx-vm-jAZb5RxK4f9HgCpDGAOFieQdE_VopiVoIFgP0zGgrljPg5M7km4BMJFt5Vub6IrcT-VFIEMUX0CW4PXozdqtX8= -
Ce n'est pas moi qui ai donné quelque chose, mais eux, les pauvres, qui me donnent
https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQE7_AM_-nOlbSZBaU4UStfBzfgW3LROuPqRr-2Vs1y11R_3rkxpQWZ5MdOKhmcgx-vm-jAZb5RxK4f9HgCpDGAOFieQdE_VopiVoIFgP0zGgrljPg5M7km4BMJFt5Vub6IrcT-VFIEMUX0CW4PXozdqtX8=