29 de mayo 20.º siglo

Marcell Boldizsar Marton

Sacerdote carmelita descalzo húngaro (1887-1966), confesor de grandes figuras de la Iglesia y guía espiritual clandestino bajo el régimen comunista, declarado venerable en 2013.

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Vida 01 / 05

Biographie

La vie de Boldizsár Marton, de sa naissance en Hongrie en 1887 à sa perte de foi temporaire durant ses études, puis son retour à la foi et son amitié avec József Mindszenty.

Le vénérable Marcel de la Vierge du Carmel (né Boldizsár Marton) est né le 9 septembre 1887 à Kiskomárom (aujourd'hui Zalakomár), dans le comitat de Zala, en Hongrie. Bien que certaines bases de données hagiographiques mentionnent par erreur l'année 1877, les documents officiels du Saint-Siège et de l'Ordre du Carmel confirment l'année 1887. Il est le fils de György Marton, un agriculteur pieux et silencieux, et de Teréz Köö. Il commence ses études secondaires chez les Prémontrés à Keszthely, puis les termine au lycée de Nagyszombat (aujourd'hui Trnava, en Slovaquie). C'est durant ces années qu'il s'éveille pour la première fois à la foi et à l'amour de Dieu. Cependant, lors de ses études de lettres (hongrois, latin, grec) à l'Université de Budapest entre 1905 et 1910, il se laisse influencer par les courants idéologiques matérialistes et athées de l'époque. Il perd alors la foi et cesse de pratiquer les sacrements pendant une quinzaine d'années. Devenu enseignant, il exerce d'abord à Petroșani (aujourd'hui en Roumanie), puis à Zalaegerszeg. Dans cette dernière ville, il enseigne dans le même établissement que József Mindszenty, alors jeune aumônier et professeur de religion. Une amitié profonde et durable naît entre les deux hommes.

Misión 02 / 05

Vie et œuvre

Son service militaire durant la Première Guerre mondiale, sa conversion, son entrée au Carmel, son rôle de maître des novices, de confesseur et son ministère clandestin sous le régime communiste.

Pendant la Première Guerre mondiale, en 1916, Boldizsár Marton se porte volontaire pour le front afin de remplacer un collègue plus genre, père de deux enfants. Il est envoyé sur le front sud, en Albanie, où il sert comme lieutenant. Avant son départ, un jeune garçon lui offre un scapulaire de la Vierge Marie, qu'il conserve précieusement tout au long du conflit. Cette expérience de la guerre le marque profondément et l'amène à publier en 1922 un ouvrage intitulé Muzulmán sírokon (« Sur les tombes musulmanes »). Après la guerre, il traverse un long processus de conversion intérieure qui le ramène à une foi catholique fervente. Discernant une vocation religieuse, il demande son admission au couvent des Carmes Déchaux de Győr le 3 juillet 1925. Il y prend l'habit le 16 juillet 1925 sous le nom de frère Marcel de la Vierge du Carmel (Marcellus a Virgine Carmeli). Il prononce ses vœux solennels le 16 juillet 1929 et est ordonné prêtre le 14 juin 1930. Nommé maître des novices à Győr, il forme les jeunes religieux avec un dévouement paternel pendant treize ans. En 1943, il est transféré au couvent de Budapest. Il y acquiert rapidement une immense réputation de prédicateur et de confesseur. Les fidèles se pressent en grand nombre et attendent parfois des heures pour recevoir ses conseils spirituels. Il devient le directeur spirituel de figures majeures de l'Église hongroise, notamment le bienheureux Vilmos Apor (évêque de Győr) et son ami le cardinal József Mindszenty. Lors de l'exil de ce dernier à l'ambassade des États-Unis à Budapest après l'insurrection de 1956, le Père Marcel continue de lui rendre visite pour entendre sa confession. En 1933 ou 1934, une retraite spirituelle qu'il prêche à Székesfehérvár marque également de manière décisive le jeune István Kaszap (futur vénérable). En 1950, le régime communiste hongrois décrète la dissolution des ordres religieux et interdit au Père Marcel tout ministère public. Malgré la surveillance et les menaces, il poursuit clandestinement son activité sacerdotale, célébrant la messe tôt le matin et confessant en secret pour soutenir les fidèles persécutés pour leur foi.

Culto 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Sa mort en 1966 et les étapes de l'ouverture de sa cause de béatification après la chute du régime communiste.

Considéré comme un saint de son vivant par ses contemporains, le Père Marcel meurt le 29 mai 1966 à Budapest. Dès 1973, le cardinal Mindszenty intervient personnellement auprès du Chapitre général des Carmes Déchaux pour demander l'ouverture de sa cause de béatification. Cependant, en raison du contexte politique de la dictature communiste, la procédure ne peut être officiellement introduite qu'après la chute du régime. La province carmélitaine décide d'introduire la cause en 1990. L'enquête diocésaine est officiellement ouverte le 20 août 1993 par le cardinal László Paskai, archevêque d'Esztergom-Budapest, et se clôture le 21 décembre 2001. La validité de cette enquête est reconnue par un décret de la Congrégation pour les Causes des Saints le 28 octobre 2005.

Culto 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus par le pape François en 2013 et l'attente d'un miracle pour sa béatification.

Le 9 décembre 2013, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, ce qui lui confère officiellement le titre de vénérable. La cause est actuellement dans l'attente de la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession pour ouvrir la voie à sa béatification.

Posteridad 05 / 05

Spiritualité et héritage

Sa spiritualité mariale profonde, ses écrits spirituels et le transfert de ses restes mortels à Budapest, devenus un lieu de pèlerinage.

La spiritualité du Père Marcel est profondément mariale. Il vouait un amour mystique et total à la Vierge Marie, qu'il appelait l'« Étoile de la mer » et la « Mère du Bel Amour ». Dépassant la simple dévotion traditionnelle, il vivait une union spirituelle si intime avec elle qu'il se considérait, dans la lignée des mystiques du Carmel, comme son « époux ». Il a laissé plusieurs écrits spirituels importants, notamment son autobiographie rédigée en 1950 à la demande de ses supérieurs, intitulée Szépszeretet (« Le Bel Amour »), qui témoigne de son itinéraire spirituel et de sa confiance absolue en la Providence. D'abord inhumé au cimetière de Farkasrét à Budapest, son corps est transféré le 2 juin 1966 dans la crypte de l'église des Carmes à Győr. En 2007, ses restes mortels sont transférés à l'église des Carmes de Budapest (située rue Huba), près de l'autel latéral de la Vierge des Douleurs, là même où il célébrait la messe en secret sous le régime communiste. Ce lieu est aujourd'hui un centre de pèlerinage actif pour les fidèles hongrois.

Fuente oficial Ficha redactada por Sancteo a partir de fuentes contemporáneas verificadas (fuentes oficiales de la Iglesia y referencias hagiográficas).

Signos y atributos

Anexos y entidades vinculadas

Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.

Acontecimientos clave

  1. Époque / mort : 1877-1966
  2. Décret de vénérabilité par François