José Álvarez-Benavides y 114 compañeros
Grupo de 115 mártires españoles (95 clérigos y religiosos, y 20 laicos) asesinados por odio a la fe entre 1936 y 1939 durante la Guerra Civil Española, beatificados en 2017.
Lectura guiada
5 seccións de lectura
Biographie
La vie et le martyre du père José Álvarez-Benavides y de la Torre, doyen du chapitre de la cathédrale d'Almería.
Le chef de file de ce groupe de martyrs est le père José Álvarez-Benavides y de la Torre. Né à Málaga le 9 septembre 1865, il s'installe très jeune avec sa famille à Almería. Brillant élève, il entre au séminaire conciliaire de San Indalecio d'Almería en 1878. Il est ordonné prêtre le 25 février 1888. Docteur en théologie, il enseigne le latin et la rhétorique au séminaire, dont il devient également le vice-recteur. En 1893, il est nommé chanoine archiviste de la cathédrale de l'Incarnation d'Almería, puis doyen du chapitre de la cathédrale en 1927.\n\nLors du déclenchement de la guerre civile espagnole à l'été 1936, la persécution religieuse s'intensifie dans la province d'Almería. Le père José Álvarez-Benavides est arrêté le 23 août 1936 sous la fausse accusation d'avoir dissimulé des armes et des trésors dans la cathédrale. D'abord détenu au couvent des Adoratrices, il est transféré sur le navire-prison Astoy-Mendi. Malgré les conditions de détention étouffantes, il parvient à maintenir parmi les prisonniers un climat de prière et de recueillement.\n\nDans la nuit du 12 au 13 septembre 1936, il est conduit avec neuf autres prêtres, deux frères des Écoles chrétiennes et neuf laïcs au lieu-dit du Pozo de Cantavieja (le puits de Cantavieja), situé sur le territoire de la commune de Tahal. Les miliciens les fusillent un à un au bord du puits avant de jeter leurs corps au fond. Le père José Álvarez-Benavides meurt à l'âge de 71 ans en pardonnant à ses bourreaux et en confessant sa foi en criant « Vive le Christ Roi ! ».
Vie et œuvre
L'engagement pastoral et ecclésial des prêtres, religieux et laïcs du groupe, dont Carmen Godoy Calvache et Emilia Fernández Rodríguez.
L'œuvre de ce groupe de martyrs réside dans leur témoignage pastoral et leur engagement ecclésial au sein du diocèse d'Almería et de l'archidiocèse de Grenade. José Álvarez-Benavides y de la Torre s'est distingué par une immense culture historique. Il a réalisé un travail colossal de réorganisation scientifique et de catalogage des archives de la cathédrale d'Almería, publiant en 1908 un Index alphabétique par matières des fonds de l'Archive. Il a également initié une Histoire d'Almería et un Épiscopologe qu'il n'a pu achever avant sa mort. Il a fait don de sa bibliothèque personnelle au séminaire et à la cathédrale.\n\nLes 94 autres clercs et religieux du groupe comprenaient des prêtres diocésains, un religieux franciscain et deux prêtres de la Fraternité des prêtres ouvriers diocésains du Sacré-Cœur de Jésus (Agustín Sabater Paulo et Ángel Alonso Escribano), qui œuvraient à la formation des séminaristes.\n\nLes 20 laïcs (18 hommes et 2 femmes) étaient pour la plupart engagés dans l'Action catholique, l'Adoration nocturne ou les Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Parmi eux figurent deux figures féminines marquantes : Carmen Godoy Calvache, laïque de l'Action catholique originaire d'Adra, connue pour sa grande générosité envers les pauvres, qui fut sauvagement torturée et noyée dans le port d'Adra ; et Emilia Fernández Rodríguez, surnommée La Canastera (la vannière), une jeune femme gitane de Tíjola. Emprisonnée alors qu'elle était enceinte, elle apprit à prier le chapelet en prison grâce à une codétenue. Interrogée et mise à l'isolement pour avoir refusé de dénoncer sa catéchiste, elle mourut de privations le 25 janvier 1939 après avoir donné naissance à sa fille. Elle est la première femme gitane à être béatifiée par l'Église catholique.
Cheminement vers la sainteté
Le procès en béatification ouvert en 1995 et la reconnaissance du martyre par le pape François en 2016.
La réputation de martyre (fama martyrii) de ces 115 fidèles s'est immédiatement répandue après la guerre. La phase diocésaine du procès en béatification s'est ouverte le 11 avril 1995 sous le pontificat de saint Jean-Paul II. L'enquête diocésaine initiale, qui comptait 93 noms, s'est achevée le 21 mai 1998. Elle a ensuite été élargie à 22 autres candidats lors d'une enquête complémentaire menée du 26 février au 9 avril 1999. La validité de l'enquête a été décrétée par la Congrégation pour les Causes des Saints le 26 février 1999, et la Positio a été publiée en 2003.\n\nLe 14 juin 2016, le pape François a autorisé la promulgation du décret reconnaissant leur martyre, confirmant qu'ils avaient bien été assassinés en haine de la foi.
Béatification et canonisation
La célébration solennelle de béatification le 25 mars 2017 à Aguadulce et la fixation de leur fête liturgique.
La cérémonie de béatification solennelle s'est déroulée le 25 mars 2017 au Palais des expositions et des congrès d'Aguadulce, à Roquetas de Mar, dans le diocèse d'Almería (Espagne). La célébration était présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, agissant en qualité de légat du pape François, en présence de plus de 5 000 fidèles. Une importante délégation de la communauté gitane était présente pour honorer la béatification d'Emilia Fernández Rodríguez.\n\nLa fête liturgique du groupe a été fixée au 6 novembre. Dans le diocèse d'Almería, elle est célébrée sous la forme d'une mémoire obligatoire intitulée « Bienheureux José Álvarez-Benavides, prêtre, et ses compagnons martyrs ». Le 13 septembre (jour anniversaire de la mort de José Álvarez-Benavides et de plusieurs compagnons au puits de Cantavieja) est également observé comme mémoire individuelle ou de groupe dans certains calendriers.
Spiritualité et héritage
La fidélité absolue au Christ, le pardon des persécuteurs et l'héritage vivant d'Emilia La Canastera.
La spiritualité de ces martyrs est caractérisée par une fidélité absolue au Christ, l'amour de l'Eucharistie et de la Vierge Marie (notamment à travers la prière du Rosaire), ainsi que par l'exercice héroïque du pardon envers leurs persécuteurs.\n\nLe lendemain de leur béatification, le 26 mars 2017, lors de la prière de l'Angélus, le pape François a salué leur mémoire en ces termes : « Ces prêtres, ces religieux et ces laïcs ont été des témoins héroïques du Christ et de son Évangile de paix et de réconciliation fraternelle. Que leur exemple et leur intercession soutiennent l'engagement de l'Église pour édifier la civilisation de l'amour. »\n\nLeur héritage demeure vivant à Almería et Grenade, où leurs reliques sont vénérées. La figure d'Emilia La Canastera est devenue un symbole universel de foi simple et de résistance pacifique, inspirant particulièrement la pastorale des Gitans à travers le monde.
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1936-1939
- Béatification en 2017 par François
Citas
-
Ces prêtres, ces religieux et ces laïcs ont été des témoins héroïques du Christ et de son Évangile de paix et de réconciliation fraternelle. Que leur exemple et leur intercession soutiennent l'engagement de l'Église pour édifier la civilisation de l'amour.
https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQF6oWzWnTVUg-Yvrw4p4KB5-SXDxVCOQ2BYmPcTrxN_lf1gviryKqyhrocObvcl9UNO0wlMsmnPWEUkkk4B1EqvVcARVSsiITjhKh9_T-ozzkXd_Zdc48kIfoSn74SQTed-tjSUtcT_Xtt7L9oFdrvQLZdd5rmIOejsjqmPyV358c__z6pIs07boFWPN-gyflNKyslIC6a-x9Yxu-78NtyjnAbHSziOCaU9