Ismael Molinero Novillo
Ismael Molinero Novillo (1917-1938), known as Ismael of Tomelloso, was a young Spanish layperson and member of Catholic Action, recognized as Venerable for his silent and joyful offering during the Spanish Civil War.
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Biographie
La jeunesse d'Ismael Molinero Novillo à Tomelloso au sein d'une famille chrétienne et son travail précoce.
Ismael Molinero Novillo, affectueusement surnommé « Ismael de Tomelloso », naît le 1er mai 1917 à Tomelloso, une localité de la province de Ciudad Real en Espagne. Il grandit au sein d'une famille ouvrière nombreuse et profondément chrétienne, étant le cinquième d'une fratrie de onze enfants. Son père, Francisco Antonio Lázaro Molinero Román, exerce le métier de forgeron, tandis que sa mère, Ángela María Francisca Novillo y López, veille sur le foyer et transmet à ses enfants une foi solide. Ismael commence ses études au collège de la Milagrosa, dirigé par les Filles de la Charité, puis fréquente l'école de Félix Pavón. Cependant, en raison des difficultés financières de sa famille, il doit interrompre sa scolarité dès l'âge de 14 ans pour travailler comme commis dans un commerce local. Doté d'un tempérament joyeux, affable et créatif, il se fait rapidement apprécier de ses employeurs et des clients. Il anime également son entourage en jouant de la guitare, en récitant des poésies et en organisant de petites pièces de théâtre.
Vie et œuvre
L'engagement d'Ismael au sein de l'Action Catholique et son dévouement auprès des personnes âgées.
La vie d'Ismael prend un tournant décisif en 1934, à l'âge de 17 ans, lorsqu'il rejoint la Jeunesse d'Action Catholique de Tomelloso. Dès lors, il s'engage activement dans l'apostolat auprès des jeunes et consacre une grande partie de son temps libre aux personnes âgées et démunies de l'hospice local (l'Asile des Petites Sœurs des Anciens Abandonnés). Il leur apporte non seulement un soutien matériel et spirituel, mais aussi sa joie de vivre, chantant et jouant de la guitare pour rompre leur solitude. Ismael nourrit sa vie spirituelle par la prière quotidienne, la participation assidue à la messe et une profonde dévotion à l'Eucharistie ainsi qu'à la Vierge Marie, qu'il vénère particulièrement sous le vocable de la Virgen del Pilar. En 1935, il participe à des exercices spirituels au séminaire de Ciudad Real, sous la direction du père Sánchez Oliva. Ce dernier, profondément marqué par la piété et l'humilité du jeune homme, s'agenouille devant lui à la fin de la retraite pour lui baiser les pieds. Lorsque la guerre civile espagnole éclate en 1936, Ismael est témoin de la violente persécution religieuse qui frappe sa région, notamment de l'assassinat de son curé et du vicaire avec lesquels il collaborait étroitement. En raison de sa foi catholique, il est lui-même emprisonné à deux reprises.
Cheminement vers la sainteté
La mobilisation d'Ismael pendant la guerre civile, sa captivité silencieuse et sa mort offerte pour la paix.
Le 18 septembre 1937, Ismael est mobilisé par l'armée républicaine et envoyé sur le front de Teruel, l'un des secteurs les plus rudes et les plus sanglants du conflit. Dans les tranchées, il doit supporter non seulement le froid extrême (les températures descendant sous les -20 °C), mais aussi un environnement hostile et anticlérical où les blasphèmes sont fréquents. Face aux provocations et aux insultes dirigées contre sa foi, Ismael choisit de répondre par le silence et la prière, serrant son chapelet ou sa médaille miraculeuse. En février 1938, lors de la bataille de l'Alfambra, Ismael jette son fusil à terre pour ne pas tuer et est capturé par les forces nationalistes. Lors de son interrogatoire, il refuse de révéler son appartenance à l'Action Catholique — une information qui lui aurait pourtant valu une libération immédiate — afin de partager le sort de ses compagnons de captivité. Il est d'abord interné dans des conditions déplorables dans des bergeries de fortune à Santa Eulalia del Campo, puis transféré au camp de prisonniers de San Juan de Mozarrifar. Atteint d'une grave pneumonie qui dégénère rapidement en tuberculose, il est finalement admis à l'Hôpital Clinique de Saragosse (Hospital Clínico de Zaragoza). Durant ses derniers mois, il endure ses souffrances dans un silence héroïque, offrant sa vie pour la paix en Espagne et la réconciliation. Il ne rompt son silence que pour demander la confession et la communion. Ismael s'éteint le 5 mai 1938, à l'âge de 21 ans.
Béatification et canonisation
Le processus de reconnaissance des vertus héritées d'Ismael de Tomelloso par l'Église catholique.
Après sa mort, la réputation de sainteté d'Ismael de Tomelloso se répand rapidement parmi les jeunes de l'Action Catholique espagnole. Ses restes, initialement inhumés au cimetière de Torrero à Saragosse, sont transférés en 1950 à Tomelloso à la demande de sa mère. Le processus canonique débute officiellement plusieurs décennies plus tard : le 17 décembre 2006 est constituée l'Association pour la cause de béatification et de canonisation d'Ismael de Tomelloso. En mars 2008, la cause reçoit le nihil obstat de la Congrégation pour les Causes des Saints. Le 5 mai 2008, l'enquête diocésaine est officiellement ouverte par l'évêché de Ciudad Real. Le 23 mai 2024, le Pape François autorise le Dicastère pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant ses vertus héroïques, lui conférant ainsi le titre de vénérable. Le 20 février 2025, dans le cadre de sa cause, ses restes mortels sont exhumés du cimetière municipal et transférés solennellement dans l'église paroissiale de La Asunción de Nuestra Señora à Tomelloso, où ils reposent désormais dans un nicho dédié.
Spiritualité et héritage
La spiritualité du silence, de la joie et de l'offrande de soi d'Ismael de Tomelloso.
La spiritualité d'Ismael de Tomelloso repose sur l'offrande silencieuse de soi, la joie évangélique et le désir de réconciliation. Dans un contexte de guerre civile marqué par la haine et la division, il a choisi de ne pas répondre à la violence par la violence, mais d'offrir son « lent martyre » pour la paix. Son silence durant sa captivité et sa maladie n'était pas un mutisme passif, mais une prière continue et une identification au Christ souffrant. Il laisse derrière lui le témoignage d'un laïc ordinaire qui a su sanctifier son travail quotidien et son engagement associatif. Sa célèbre formule résume son idéal de vie : « Comme je ne sais pas parler et que j'ai peu d'intelligence, je ne sais dire de bonnes choses sur la religion à personne ; c'est pourquoi je veux donner l'exemple par ma vie ».
Iconography
Signs and attributes
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1917-1938
- Décret de vénérabilité par François
Quotes
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Comme je ne sais pas parler et que j'ai peu d'intelligence, je ne sais dire de bonnes choses sur la religion à personne ; c'est pourquoi je veux donner l'exemple par ma vie
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