Juan Vicente Zengotitabengoa Lausen
Spanish Discalced Carmelite, missionary in India, and founder of the magazine La Obra Máxima, declared Venerable in 1996.
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Biographie
Naissance, famille et formation religieuse de Juan Vicente Zengotitabengoa Lausen au Pays basque espagnol.
Juan Vicente Zengotitabengoa Lausen (connu en religion sous le nom de Jean Vincent de Jésus Marie) est né le 19 juillet 1862 à Bérriz, dans la province de Biscaye au Pays basque espagnol. Deuxième d'une famille chrétienne de huit enfants, il étudie auprès de Sebastian Gabiola puis du curé Jose Maria Basterra. Attiré par la vie religieuse, il entre au noviciat des Carmes déchaux au couvent de Larrea en novembre 1877, y prend l'habit le 1er décembre 1877 et prononce sa première profession le 10 décembre 1878. Après des études de philosophie à Burgos, il émet sa profession solennelle le 11 décembre 1881 à Markina, où il étudie la théologie avant d'être ordonné prêtre le 21 mars 1885 à Vitoria.
Vie et œuvre
Activités pastorales en Espagne, mission en Inde et fondation de la revue La Obra Máxima.
Après son ordination, le père Jean Vincent exerce diverses charges pastorales en Espagne, notamment comme prieur à Valence et à Burgos, où il fonde la « Ligue dominicale » et la « Croisade contre le blasphème ». En 1897, il participe à la restauration de la vie érémitique au Saint Désert de Herrera et fonde le journal El Castellano en 1900. Animé d'un zèle missionnaire, il part pour l'Inde en 1900. Pendant dix-sept ans, il se dévoue à l'évangélisation dans les régions de Bombay, Goa et Verapoly, publiant une grammaire latine-malayalam en 1904. De retour en Espagne en 1917 pour des raisons de santé, il fonde en 1921 la revue missionnaire La Obra Máxima à Pampelune, qui rencontre un grand succès, et voyage en Amérique en 1926 pour promouvoir la coopération missionnaire.
Cheminement vers la sainteté
La maladie vécue comme une offrande spirituelle et les dernières années du père Jean Vincent.
Le 25 mai 1935, le père Jean Vincent est frappé par une attaque d'apoplexie qui le laisse partiellement paralysé. Il transforme sa maladie en une offrande spirituelle pour les missions, menant une vie de prière silencieuse et d'acceptation sereine au couvent de Saint-Sébastien. Dans la nuit du 19 février 1943, une nouvelle crise de paralysie le prive de la parole. Après quelques jours d'agonie vécus dans une profonde union à la Croix, il s'éteint paisiblement le 27 février 1943 à l'âge de 80 ans.
Béatification et canonisation
Reconnaissance de l'héroïcité des vertus et déclaration comme vénérable par le pape Jean-Paul II.
La réputation de sainteté du père Jean Vincent conduit à l'ouverture de sa cause de béatification en 1950. Ses restes mortels sont transférés en avril 1950 dans l'église du couvent des Carmes déchaux de Saint-Sébastien. Après l'examen de ses écrits et l'introduction officielle de sa cause en 1978, le pape Jean-Paul II signe le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus le 12 janvier 1996, le déclarant officiellement Vénérable.
Spiritualité et héritage
L'union de la contemplation et de l'action, et la pérennité de la revue La Obra Máxima.
La spiritualité du vénérable Jean Vincent repose sur une synthèse harmonieuse entre la contemplation érémitique et l'action missionnaire, considérant la prière profonde comme le moteur indispensable de l'élan apostolique. Son héritage le plus visible demeure la revue et le centre missionnaire La Obra Máxima, qui ont célébré leur centenaire en 2021 et continuent de soutenir les missions carmélitaines à travers le monde.
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1862-1943
- Décret de vénérabilité par Jean-Paul II