Alpert Mosch
A French Lasallian religious of Alsatian origin, Brother Alpert Mosch dedicated himself to the education of immigrant children in Paris and endured his paralysis with heroic faith.
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Biographie
Jeunesse et entrée en religion de Chrétien Motsch, devenu Frère Alpert.
Né sous le nom de Chrétien Motsch (parfois orthographié Alpert Mosch ou Motsch dans les répertoires officiels) le 26 mai 1849 (certaines sources mentionnent le 29 mai) à Eywiller, dans le Bas-Rhin en Alsace (France), il grandit au sein d'une famille nombreuse et profondément chrétienne. Attiré très tôt par la vocation d'éducateur chrétien, il entre au noviciat des Frères des Écoles Chrétiennes (Lasalliens) le 10 septembre 1864 à la Maison-Mère de la rue Oudinot, à Paris. Deux mois plus tard, il reçoit l'habit religieux ainsi que son nom de religion : Frère Alpert. Bien que né en France, son parcours est intimement lié à l'histoire franco-allemande de l'Alsace (annexée par l'Empire allemand en 1871) et à l'accompagnement des populations germanophones émigrées à Paris, ce qui explique sa double attache culturelle.
Vie et œuvre
Dévouement auprès des enfants d'émigrés allemands et direction de la Mission des Alsaciens-Lorrains.
Le 11 juillet 1865, le jeune Frère Alpert est envoyé à l'école Saint-Joseph, située rue Lafayette à Paris. Cette œuvre, initialement fondée par les Pères Jésuites, est destinée à l'instruction gratuite, en français et en allemand, des enfants d'émigrés allemands pauvres. Durant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, le Frère Alpert se dévoue courageusement sur les champs de bataille, notamment à Champigny, pour soigner les blessés. C'est au cours de cette période de privations qu'il contracte une violente furonculose. Après la guerre et l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne, de nombreuses familles alsaciennes et lorraines émigrent vers Paris. L'école Saint-Joseph devient alors la Mission des Alsaciens-Lorrains. Le 14 septembre 1879, le Frère Alpert en est nommé Directeur. Éducateur hors pair, il sait allier une grande bonté à une ferme discipline. Sous sa direction, l'œuvre se développe considérablement : il dynamise le patronage des jeunes gens, fonde une section très active de l'Association Saint-Benoît-Labre (créée à l'initiative du Frère Exupérien Mas), et instaure pour ses élèves des nuits d'adoration à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Cheminement vers la sainteté
L'épreuve de la maladie acceptée avec foi et union à la Passion du Christ.
Au sommet de son activité apostolique, le Frère Alpert est frappé par une terrible épreuve de santé : il est atteint d'ataxie locomotrice (une forme de paralysie progressive). Malgré la souffrance et les difficultés physiques croissantes, il refuse de ralentir son activité. Il continue de monter péniblement les escaliers de son école et d'exercer sa mission de directeur et de catéchiste avec un dévouement héroïque, une joie inaltérable et un profond esprit de service. Il accepte cette paralysie progressive comme une grâce d'union à la Passion du Christ. Le 15 juillet 1896, son état de santé s'étant gravement détérioré, il doit quitter son école bien-aimée pour être admis à l'infirmerie de la Maison-Mère, rue Oudinot à Paris. C'est là qu'il s'éteint saintement le 6 avril 1898 (certaines sources secondaires mentionnent par erreur la date du 16 avril 1898).
Béatification et canonisation
Reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus par le pape Jean-Paul II et transfert de ses reliques.
La réputation de sainteté du Frère Alpert se répand rapidement après sa mort. Les démarches en vue de sa béatification débutent dès 1899. Le procès informatif diocésain s'ouvre à Paris le 14 mai 1929 et se clôture le 21 avril 1932. Après l'examen de ses écrits (décret du 19 février 1963) et l'étude de sa cause, l'héroïcité de ses vertus est officiellement reconnue par la Congrégation pour les Causes des Saints. Le 12 janvier 1996, le pape Jean-Paul II promulgue le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de Vénérable. En mai 1998, à l'occasion du centenaire de sa mort, ses restes mortels sont transférés du cimetière de Bagneux à l'église Saint-Joseph-Artisan (rue Lafayette, Paris), au cœur même du quartier où il s'est dévoué pour la jeunesse populaire.
Spiritualité et héritage
Modèle d'éducateur chrétien et d'abandon confiant dans la souffrance.
La spiritualité du Vénérable Frère Alpert repose sur l'abandon confiant à la volonté de Dieu au cœur de la souffrance, et sur un amour passionné pour l'éducation chrétienne des jeunes les plus démunis. Son héritage demeure vivant au sein de la Famille Lasallienne et de la paroisse Saint-Joseph-Artisan à Paris, où sa tombe est régulièrement fleurie et priée, en particulier pour les jeunes du quartier. Il demeure un modèle d'éducateur chrétien qui a su transmettre la foi par l'exemple, la prière (notamment l'adoration eucharistique) et une joie rayonnante malgré la maladie.
Annexes & related entities
Structured data for exploration: events, miracles, quotes, places, attributes, patronages, and important entities cited in the text.
Key Events
- Époque / mort : 1849-1898
- Décret de vénérabilité par Jean-Paul II