August 3rd 20th century

Maria Lucrezia Zileri dal Verme

Maria Lucrezia Zileri dal Verme (1839-1923) was an Italian religious sister, reformer, and superior of the Missionary Ursulines of the Sacred Heart of Jesus, declared Venerable in 1991.

Guided reading

5 reading sections

Life 01 / 05

Biographie

Née Drusilla Zileri dal Verme en 1839 à Parme au sein d'une famille noble, elle refuse un mariage arrangé pour entrer chez les Ursulines de Parme en 1858 sous le nom de sœur Maria Lucrezia.

Née sous le nom de Drusilla Zileri dal Verme le 1er août 1839 à Parme, en Italie, elle est issue d'une illustre famille de la noblesse locale. Son père, le comte Giulio Zileri, exerce les fonctions de podestat (maire) de Parme et dirige l'administration des palais ducaux. Sa mère est la comtesse Lucrezia Dal Verme. Durant son enfance, marquée par les bouleversements politiques de l'époque, sa famille est contrainte à l'exil à Vicence et à Ferrare.\n\nEn 1849, elle est confiée pour son éducation aux Ursulines de Parme, chez qui elle étudie jusqu'en 1857. De retour dans sa famille à l'âge de 18 ans, elle ressent un appel profond vers la vie religieuse. Sa tante maternelle, veuve et fortunée, lui promet de faire d'elle son unique héritière à la condition qu'elle épouse un jeune homme de haut rang choisi par ses soins. Drusilla refuse catégoriquement cette proposition, préférant renoncer aux richesses matérielles pour se consacrer à Dieu.\n\nMalgré les réticences initiales de son père, elle entre au noviciat des Ursulines de Parme à l'été 1858. Le 21 novembre 1859, elle prononce ses vœux religieux et prend le nom de sœur Maria Lucrezia, en hommage à sa mère. Sa vie familiale reste marquée par des choix singuliers : après le décès de sa mère en 1868, son père, devenu veuf, choisit d'entrer dans la Compagnie de Jésus et est ordonné prêtre en 1871. Son frère Alessandro meurt au combat en août 1862 en s'opposant aux troupes garibaldiennes, tandis qu'une de ses sœurs s'engage également dans la vie religieuse au sein de la Société du Sacré-Cœur de Jésus.

Foundation 02 / 05

Vie et œuvre

Devenue supérieure en 1886, elle transforme la Compagnie de Sainte-Ursule de Parme en congrégation religieuse de droit pontifical et étend son action éducative et sociale, notamment durant la Première Guerre mondiale.

Le parcours de Maria Lucrezia Zileri dal Verme est indissociable de la refondation et de la modernisation de la congrégation des Suore orsoline missionarie del Sacro Cuore di Gesù (Ursulines Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus), souvent appelées les Ursulines de Parme.\n\nEn octobre 1871, elle est nommée directrice du pensionnat (l'educandato) de l'institut, puis maîtresse des novices. Grâce à son énergie et à ses qualités d'éducatrice, elle fait refleurir l'institution. En 1886, elle est élue supérieure (prieure) de la communauté, succédant à la mère Tardiani.\n\nÀ cette époque, la Compagnie de Sainte-Ursule de Parme est encore un institut séculier (laïc). Sous l'impulsion de Mère Maria Lucrezia, et avec le soutien explicite du pape Léon XIII, l'institut entreprend une profonde réforme pour s'adapter aux nouveaux besoins de la société moderne. Elle transforme la compagnie en une véritable congrégation religieuse de droit pontifical. Le 8 mai 1899, le Saint-Siège approuve officiellement la nouvelle congrégation sous le nom d'Ursulines du Sacré-Cœur de Jésus.\n\nMère Maria Lucrezia étend l'action de la congrégation en fondant de nouvelles maisons en Italie, notamment à San Michelino, Collecchio et Modène. Durant la Première Guerre mondiale, elle fait preuve d'un dévouement exceptionnel : elle met une partie du collège de Parme à la disposition de la Croix-Rouge pour y installer un hôpital militaire, ouvre un asile à Collecchio pour les enfants de soldats et transforme une autre maison en centre de soins pour les malades atteints de malaria.\n\nElle prépare également le terrain pour l'engagement missionnaire de ses sœurs. Bien que la première mission en Chine ne soit envoyée qu'en 1926, après sa mort, c'est elle qui insuffle cet élan missionnaire à l'institut. Les constitutions définitives de la congrégation seront approuvées par le Saint-Siège le 23 novembre 1926.

Cult 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Sa cause de béatification s'ouvre en 1939 à Parme, menant à la reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus par le pape Jean-Paul II en 1991.

La réputation de sainteté de Mère Maria Lucrezia Zileri dal Verme, ainsi que l'impact durable de son œuvre éducative et spirituelle, conduisent à l'ouverture de sa cause de béatification.\n\n* 1939 : Ouverture de la phase diocésaine du procès de béatification à Parme.\n* 28 octobre 1975 : Introduction officielle de la cause auprès de la Congrégation pour les Causes des Saints au Vatican.\n* 21 décembre 1991 : Le pape Jean-Paul II signe le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui attribuant ainsi le titre de Vénérable.

other 04 / 05

Béatification et canonisation

Toujours vénérable, sa cause attend la reconnaissance d'un miracle. Le centenaire de sa mort a été célébré solennellement à Parme en 2023.

En tant que vénérable, Maria Lucrezia Zileri dal Verme n'a pas encore été béatifiée ni canonisée. Sa cause est toujours en cours, dans l'attente de la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession par le Dicastère pour les Causes des Saints.\n\nEn novembre 2023, à l'occasion du centenaire de son rappel à Dieu, la ville et le diocèse de Parme ont solennellement commémoré sa mémoire. Un colloque universitaire s'est tenu à l'Université de Parme en présence de l'évêque de Parme, Mgr Enrico Solmi, et de la supérieure générale de la congrégation, Mère Rosana Lazaga, afin de mettre en lumière l'actualité de son modèle éducatif.

Legacy 05 / 05

Spiritualité et héritage

Inspirée par sainte Angèle Merici et le Sacré-Cœur, son héritage éducatif et missionnaire se poursuit aujourd'hui en Italie, en Asie et en Océanie.

La spiritualité de Mère Maria Lucrezia est profondément christocentrique, centrée sur la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et inspirée par le charisme d'éducation et d'accompagnement de sainte Angèle Merici. Elle concevait l'éducation des jeunes filles non seulement comme une transmission de savoirs, mais comme une œuvre de promotion humaine et spirituelle, capable de transformer les familles et la société.\n\nQualifiée de femme « à contre-courant » par les historiens locaux, elle a su concilier une fidélité absolue à l'Église avec une grande liberté d'esprit, refusant les conventions sociales de son milieu aristocratique pour se faire la servante des plus humbles.\n\nAujourd'hui, l'héritage de la Vénérable Maria Lucrezia Zileri dal Verme se perpétue à travers les Ursulines Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus. Bien que les écoles historiques de Parme aient fermé, la congrégation poursuit son œuvre éducative, pastorale et sociale à travers le monde, notamment en Italie, mais aussi en Asie et en Océanie (Japon, Chine, Australie, Taïwan, Philippines, Vietnam).

Official source Entry written by Sancteo from verified contemporary sources (official Church sources and reference hagiography).

Annexes & related entities

Structured data for exploration: events, miracles, quotes, places, attributes, patronages, and important entities cited in the text.

Key Events

  1. Époque / mort : 1839-1923
  2. Décret de vénérabilité par Jean-Paul II