Maria Hueber
Maria Hueber (1653-1705) was a Tyrolean religious sister, foundress of the first free school for girls in Tyrol and the congregation of the Tertiary Sisters of St. Francis of Brixen.
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Biographie
La jeunesse de Maria Hueber à Bressanone, marquée par la pauvreté, le travail domestique précoce et son engagement dans le Tiers-Ordre franciscain.
Maria Hueber naît le 22 mai 1653 à Bressanone (Brixen), dans le Tyrol du Sud (alors rattaché au Saint-Empire romain germanique, aujourd'hui situé dans le nord de l'Italie). Elle est la dernière des cinq enfants de Nikolaus Hueber, gardien de la tour de la ville, et d'Anna Tapp, couturière et garde-malade. Son père meurt alors qu'elle est encore très jeune (à l'âge de trois mois ou de cinq ans selon les sources divergentes), laissant sa mère dans une grande précarité. Ne pouvant assumer les frais de scolarité, Anna Tapp enseigne elle-même la lecture, la couture et le calcul à sa fille, tandis que Maria apprend seule à écrire de manière autodidacte.\n\nDès son enfance, Maria travaille pour soutenir sa famille. À partir de 1667, elle s'engage comme domestique et garde d'enfants, travaillant successivement à Bolzano, Bressanone, Innsbruck et Salzbourg. Durant ses années de service, elle se lie d'amitié avec plusieurs communautés religieuses, notamment l'Ordre des Servites de Marie à Innsbruck. En 1677 (ou 1679 selon d'autres sources), elle s'engage dans le Tiers-Ordre de Saint-François sous la direction spirituelle du père franciscain Rufinus Laxner.\n\nElle retourne ensuite à Bressanone pour soigner sa mère malade, qui décède en 1696. Maria entre alors au service de la baronne Maria Catharina de Enzenberg, qui lui accorde du temps libre pour la prière et la pénitence. Dotée de dons mystiques et de discernement, elle est parfois persécutée et même accusée de sorcellerie après avoir prédit la mort du prince-évêque Paulinus Mayr, mais le consistoire épiscopal la déclare innocente en 1685.
Vie et œuvre
La fondation de la première école gratuite pour filles du Tyrol et de la congrégation des Sœurs Tertiaires Franciscaines de Bressanone.
Le cœur de l'œuvre de Maria Hueber réside dans la fondation de la première école gratuite pour filles du Tyrol et de la congrégation des Sœurs Tertiaires Franciscaines de Bressanone.\n\nInspirée par son confesseur, le père franciscain Isidor Kirnigl, qui avait observé à Rome des religieuses instruisant les filles pauvres, Maria décide de consacrer sa vie à l'éducation des jeunes filles marginalisées. Le 23 janvier 1700, elle émet sa profession religieuse dans l'église des Clarisses de Bressanone.\n\nLe 12 septembre 1700, avec sa compagne Regina Pfurner, elle ouvre à Bressanone une école gratuite pour les filles pauvres, leur enseignant la lecture, l'écriture, le calcul et la couture. En 1701, ce premier noyau donne naissance à la congrégation des Sœurs Tertiaires Franciscaines de Bressanone (Tertiarschwestern des hl. Franziskus). Maria Hueber rejette catégoriquement les distinctions de classe et de dot, habituelles dans les couvents de l'époque, pour accueillir toutes les femmes désireuses de servir Dieu et les pauvres.
Cheminement vers la sainteté
La fin de vie de Maria Hueber, sa mort en 1705 et la naissance de sa réputation de sainteté.
Après une vie marquée par de longues souffrances physiques supportées avec patience, Maria Hueber meurt à Bressanone le 31 juillet 1705, à l'âge de 52 ans. Elle est enterrée, selon son souhait, près de l'église des Clarisses de Bressanone. Sa réputation de sainteté et les témoignages de grâces obtenues par son intercession se propagent rapidement parmi la population locale.
Béatification et canonisation
Le processus de reconnaissance de l'héroïcité des vertus de Maria Hueber par le pape François en 2019.
La cause de béatification de Maria Hueber est officiellement ouverte au niveau diocésain dans le diocèse de Bolzano-Bressanone entre 1996 et 1998.\n\nLe 19 mars 2019, le pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de vénérable.
Spiritualité et héritage
La spiritualité d'abandon à la volonté divine de Maria Hueber et la pérennité de son œuvre éducative et sociale.
La spiritualité de Maria Hueber est profondément ancrée dans l'abandon confiant à la volonté divine, qu'elle résume ainsi dans ses écrits : « Je crois fermement que sans la volonté de Dieu, rien ne peut m'arriver, ni de bon, ni de doux, ni d'amer. Dieu soit loué éternellement pour tout ». Sa relation intime avec le Christ, contemplé comme enfant ou crucifié, guide son action caritative.\n\nAaujourd'hui, la congrégation des Sœurs Tertiaires Franciscaines de Bressanone poursuit son œuvre éducative et sociale. Elle gère plusieurs institutions scolaires et de santé (comme le Herz-Jesu-Institut à Mühlbach, le Pädagogisches Gymnasium et la Marienklinik à Bolzano) et s'est étendue à l'international, notamment par des missions en Bolivie et au Cameroun.
Annexes & related entities
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Key Events
- Époque / mort : 1653-1705
- Décret de vénérabilité par François
Quotes
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Je crois fermement que sans la volonté de Dieu, rien ne peut m'arriver, ni de bon, ni de doux, ni d'amer. Dieu soit loué éternellement pour tout
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