October 23rd 18th century

Ursuline Martyrs of Valenciennes

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Group of eleven religious sisters (mostly Ursulines) executed in Valenciennes in October 1794 during the Reign of Terror for refusing to renounce their vows and their teaching mission.

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Life 01 / 05

Biographie

Présentation des onze martyres ursulines de Valenciennes, exécutées en octobre 1794 sous la Terreur.

Les bienheureuses Martyres ursulines de Valenciennes forment un groupe de onze religieuses condamnées à mort et exécutées sous la Terreur en octobre 1794 à Valenciennes, dans le département du Nord, en France. Ce groupe, composé majoritairement de sœurs de l'Ordre de Sainte-Ursule (Ursulines), comprend également une Clarisse urbaniste et deux Brigittines qui s'étaient retirées au sein de leur communauté après la dispersion de leurs propres couvents par les autorités révolutionnaires.

Voici la liste des onze martyres, avec leurs dates et lieux de naissance respectifs : 1. Mère Marie-Clotilde-Angèle de Saint-François-Borgia (Clotilde-Joseph Paillot), supérieure de la communauté, née le 25 novembre 1739 à Bavay (Nord). 2. Sœur Marie-Natalie de Saint-Louis (Louise-Joseph Vanot), née le 12 juin 1728 à Valenciennes (Nord). 3. Sœur Marie-Laurentine de Saint-Stanislas (Jeanne-Reine Prin), née le 9 juillet 1747 à Valenciennes (Nord). 4. Sœur Marie-Ursule de Saint-Bernardin (Hyacinthe-Augustine-Gabrielle Bourla), née le 6 octobre 1746 à Condé-sur-l'Escaut (Nord). 5. Sœur Marie-Louise de Saint-François (Marie-Geneviève-Joseph Ducrez), née le 27 septembre 1756 à Condé-sur-l'Escaut (Nord). 6. Sœur Marie-Augustine du Sacré-Cœur de Jésus (Marie-Madeleine-Joseph Déjardins), née le 11 juin 1760 à Cambrai (Nord). 7. Sœur Marie-Scholastique de Saint-Jacques (Marie-Marguerite-Joseph Leroux), née le 14 juillet 1749 à Cambrai (Nord). 8. Sœur Marie-Joséphine (Anne-Joseph Leroux), ancienne Clarisse urbaniste, née le 23 janvier 1747 à Cambrai (Nord). 9. Sœur Marie-Françoise (Marie-Liévine Lacroix), ancienne Brigittine, née le 24 mars 1753 à Pont-sur-Sambre (Nord). 10. Sœur Anne-Marie Joseph (Marie-Augustine Erraux), ancienne Brigittine, née le 20 octobre 1762 à Pont-sur-Sambre (Nord). 11. Sœur Marie-Cordule de Saint-Dominique (Jeanne-Louise Barré), née le 23 avril 1750 à Sailly-en-Ostrevent (Pas-de-Calais).

Ces femmes courageuses ont choisi de rester fidèles à leurs vœux religieux et à leur mission d'éducation chrétienne au péril de leur vie, offrant un témoignage d'unité et de foi inébranlable face à la persécution.

Foundation 02 / 05

Vie et œuvre

L'histoire du couvent des Ursulines de Valenciennes, son rôle éducatif et les bouleversements liés à la Révolution.

Le couvent des Ursulines de Valenciennes, placé sous le patronage du Saint-Sacrement, a été fondé en 1654 par cinq religieuses venues de Mons et deux de Namur, à l'initiative de Charlotte et Marie d'Oultreman, deux notables locales. À la veille de la Révolution française, cette maison religieuse était la plus importante école de filles de Valenciennes, jouissant d'une excellente réputation pour l'instruction et l'éducation chrétienne des jeunes filles de la région. La communauté comptait alors trente-deux religieuses.

En février 1790, Mère Marie-Clotilde Paillot est élue supérieure de la communauté. Le 30 septembre 1790, les commissaires municipaux se présentent au monastère pour dresser l'inventaire des biens et interroger les sœurs sur leur volonté de persévérer dans leur vocation. Unanimes, les trente-deux religieuses déclarent vouloir rester fidèles à leurs engagements et poursuivre leur œuvre éducative.

La situation se détériore gravement en septembre 1792, lorsque les troupes de la coalition assiègent Valenciennes. Le couvent étant réquisitionné par les défenseurs de la ville pour servir de caserne, les sœurs sont contraintes de s'exiler temporairement à Mons, en Belgique (alors sous domination autrichienne). En novembre 1793, après la reprise de Valenciennes par les troupes autrichiennes, les Ursulines sont invitées par les habitants et leur archevêque à revenir. Elles réintègrent leur couvent dévasté, le restaurent et reprennent courageusement l'enseignement. C'est à cette période qu'elles accueillent au sein de leur communauté trois autres religieuses privées de leur propre monastère : Sœur Marie-Joséphine (Clarisse) et deux Brigittines, Sœurs Marie-Françoise et Anne-Marie Joseph.

Martyrdom 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

L'arrestation, le procès inique et l'exécution en deux groupes des onze religieuses en octobre 1794.

Le destin des religieuses bascule à nouveau après la victoire française de Fleurus en juin 1794. Les troupes autrichiennes évacuent Valenciennes en août, laissant la ville aux mains des forces révolutionnaires. Le représentant de la Convention, Jean-Baptiste Lacoste, y organise une répression féroce et ordonne l'arrestation des religieuses le 1er septembre 1794.

Bien que la chute de Robespierre le 9 Thermidor (27 juillet 1794) ait théoriquement mis fin à la Grande Terreur à Paris, la persécution se poursuit activement dans les zones frontalières. Les religieuses sont incarcérées et accusées de « crime d'émigration » (pour avoir séjourné à Mons), de fanatisme, de trahison et de port d'habit religieux prohibé. Traduites devant une commission militaire spéciale, elles sont privées de défenseurs et de témoins en vertu des lois révolutionnaires de l'époque.

Le martyre s'accomplit en deux étapes : * Le 17 octobre 1794 : Un premier groupe de cinq Ursulines (Sœurs Marie-Natalie, Marie-Laurentine, Marie-Ursule, Marie-Louise et Marie-Augustine) comparaît devant le tribunal. Condamnées à mort, elles montent à l'échafaud dressé sur la place d'Armes de Valenciennes en chantant le psaume Miserere. Sœur Marie-Natalie (Louise-Joseph Vanot), la première à gravir les marches, s'exclame avec ferveur : « Allons, le jour de gloire est arrivé ! ». * Le 23 octobre 1794 : Le second groupe, composé de la supérieure Mère Marie-Clotilde Paillot et de cinq autres religieuses (Sœurs Marie-Scholastique, Marie-Joséphine, Marie-Françoise, Anne-Marie Joseph et Marie-Cordule), est à son tour condamné et exécuté. Elles marchent vers le supplice en chantant le Magnificat. Mère Marie-Clotilde, désireuse de soutenir ses filles jusqu'au bout, demande à être exécutée la dernière. Sœur Marie-Cordule (Jeanne-Louise Barré), initialement oubliée dans sa cellule, réclame de partager le sort de ses compagnes et monte courageusement à l'échafaud.

Cult 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance de leur martyre et leur béatification solennelle par le pape Benoît XV en 1920.

La réputation de sainteté et de martyre des onze religieuses de Valenciennes se répand immédiatement après leur mort. La cause de béatification est officiellement introduite dans le diocèse de Cambrai en 1898. Le décret reconnaissant formellement leur martyre en haine de la foi (in odium fidei) est promulgué le 6 juillet 1919.

Le 13 juin 1920, le pape Benoît XV célèbre solennellement leur béatification dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Elles sont béatifiées en même temps que les quatre Filles de la Charité d'Arras, également martyrisées sous la Révolution française.

Legacy 05 / 05

Spiritualité et héritage

La spiritualité des martyres, la découverte de leurs reliques et la pérennité de leur mémoire.

La spiritualité des Ursulines de Valenciennes était profondément ancrée dans l'esprit de leur fondatrice, sainte Angèle Merici, caractérisée par une union intime au Christ, une vie de prière communautaire rigoureuse et un dévouement total à l'instruction de la jeunesse. Leur préparation au martyre s'est vécue dans une grande paix intérieure et une joie surnaturelle, témoignant de leur certitude d'aller à la rencontre de l'Époux céleste. Dans une lettre adressée à sa nièce peu avant son exécution, Mère Marie-Clotilde Paillot écrivait : « Prenez part à mon bonheur ! ».

Après l'exécution, les corps des martyres ont été jetés dans une fosse commune au cimetière Saint-Roch de Valenciennes. En 1925, les reliques des cinq premières religieuses exécutées le 17 octobre ont été découvertes et formellement identifiées. Elles sont aujourd'hui pieusement conservées et vénérées dans l'église Saint-Géry de Valenciennes.

La fête liturgique des onze bienheureuses martyres est fixée au 23 octobre, jour anniversaire du martyre du second groupe et de la profession religieuse de leur supérieure, Mère Marie-Clotilde. Leur mémoire demeure vivante dans le diocèse de Cambrai et au sein de la congrégation des Ursulines, comme un modèle de fidélité absolue au Christ et d'amour fraternel poussé jusqu'au don suprême de la vie.

Official source Entry written by Sancteo from verified contemporary sources (official Church sources and reference hagiography).

Annexes & related entities

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Key Events

  1. Époque / mort : 1794
  2. Béatification en 1920 par Benoît XV

Quotes

  • Allons, le jour de gloire est arrivé ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQGUThKRjiQGeMTH9_pmApDExiy3v5tpxEKidd3w6YaM4DDrJzLSYbOf6Wui_P6IFPqntw1ytfLHp7z0DTPYw6AcINqC2ZFUOvMD4XH0c3zTNJc0Y9tfcSvWAlOaGgqtnQmKctkZpInD5_85rQyRN3v7bRnb6Ek=
  • Prenez part à mon bonheur ! https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQGUThKRjiQGeMTH9_pmApDExiy3v5tpxEKidd3w6YaM4DDrJzLSYbOf6Wui_P6IFPqntw1ytfLHp7z0DTPYw6AcINqC2ZFUOvMD4XH0c3zTNJc0Y9tfcSvWAlOaGgqtnQmKctkZpInD5_85rQyRN3v7bRnb6Ek=