José María Amigó Ferrer
Vescovo cappuccino spagnolo e fondatore delle Suore Terziarie Cappuccine e dei Religiosi Terziari Cappuccini (Amigoniani), dedito all'educazione dei giovani in difficoltà.
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Biographie
La jeunesse de José María Amigó Ferrer, son entrée chez les Capucins sous le nom de Fray Luis de Masamagrell et ses débuts pastoraux.
José María Amigó Ferrer, connu en religion sous le nom de Fray Luis de Masamagrell (ou Luis Amigó y Ferrer), naît le 17 octobre 1854 à Masamagrell, dans la province de Valence en Espagne. Fils de Gaspar Amigó y Chulvi, secrétaire de mairie, et de Genoveva Ferrer y Doset, il grandit au sein d'une famille profondément chrétienne. Cependant, son adolescence est marquée par des épreuves douloureuses : il perd ses deux parents à l'âge de 17 ans. Orphelin, il est pris en charge avec ses frères et sœurs par un prêtre qui veille sur leur éducation.\n\nDès sa jeunesse, José María manifeste une sensibilité hors du commun pour les personnes marginalisées. Il s'engage activement dans diverses associations catholiques de Valence, visitant les malades dans les hôpitaux, enseignant le catéchisme et l'alphabétisation dans les quartiers défavorisés, et apportant son aide aux détenus dans les prisons.\n\nRessentant l'appel à la vie consacrée, il souhaite d'abord entrer à la Chartreuse, mais ses conseillers spirituels l'orientent vers l'Ordre des Frères Mineurs Capucins. Comme les ordres religieux sont alors interdits et expulsés d'Espagne en raison des lois de désamortissement, il doit s'exiler en France. Le 12 avril 1874, il revêt l'habit capucin au couvent de Bayonne sous le nom de Fray Luis de Masamagrell. Il y prononce ses premiers vœux le 18 avril 1875.\n\nEn 1877, il fait partie du premier groupe de capucins autorisés à retourner en Espagne pour y restaurer l'Ordre, s'établissant d'abord à Antequera (Málaga), où il fait sa profession solennelle le 21 avril 1878. Il est ensuite envoyé au couvent de Montehano (Cantabrie), où il est ordonné prêtre le 29 mars 1879. C'est là qu'il commence un ministère marquant auprès des prisonniers du pénitencier de El Dueso, où la détresse des jeunes détenus le touche profondément et oriente définitivement sa vocation de pédagogue et d'apôtre de la jeunesse en difficulté.
Vie et œuvre
La fondation des Sœurs Tertiaires Capucines et des Religieux Tertiaires Capucins, ainsi que son ministère épiscopal à Solsona et Segorbe.
En août 1881, le père Luis Amigó est affecté au couvent de la Magdalena à Masamagrell. Il y reçoit la charge de réorganiser le Tiers-Ordre Franciscain Séculier dans la région. Son dynamisme pastoral attire des milliers de laïcs désireux de vivre l'Évangile selon l'esprit de saint François d'Assise. C'est de ce vivier de laïcs engagés que vont naître ses deux fondations religieuses, centrées sur l'éducation, la rééducation et l'accompagnement des jeunes en situation de risque ou de marginalité :\n\n1. Les Sœurs Tertiaires Capucines de la Sainte Famille (Hermanas Terciarias Capuchinas de la Sagrada Familia) : Fondées le 11 mai 1885 au sanctuaire de Notre-Dame de Montiel (Benaguasil, Valence). Cette congrégation féminine se consacre initialement aux soins des malades, à l'éducation des orphelins et à la protection de la jeune fille.\n2. Les Religieux Tertiaires Capucins de Notre-Dame des Douleurs (Religiosos Terciarios Capuchinos de Nuestra Señora de los Dolores, également appelés Amigoniens) : Fondés le 12 avril 1889 à Masamagrell. Ce rameau masculin se spécialise de manière très novatrice dans la pédagogie curative, la rééducation et l'accompagnement des mineurs en conflit avec la loi ou présentant des troubles du comportement.\n\nEn plus de son rôle de fondateur, le père Luis assume d'importantes responsabilités au sein de son Ordre, devenant notamment le premier ministre provincial de la province capucine restaurée de Valence en 1898.\n\nLe 18 avril 1907, le pape Pie X le nomme évêque titulaire de Thagaste et administrateur apostolique du diocèse de Solsona (Catalogne). Il reçoit la consécration épiscopale le 9 juin 1907. Puis, le 18 juillet 1913, il est nommé évêque de Segorbe (Castellón), charge qu'il exercera avec un zèle pastoral infatigable jusqu'à sa mort. En tant qu'évêque, il se distingue par sa proximité avec les classes ouvrières et paysannes, son soutien à la doctrine sociale de l'Église, la réorganisation des séminaires et la création de nombreuses écoles professionnelles.
Cheminement vers la sainteté
La mort de Luis Amigó en 1934, l'ouverture de sa cause de canonisation et la reconnaissance de ses vertus héroïques par Jean-Paul II.
Le père Luis Amigó s'éteint paisiblement le 1er octobre 1934 au séminaire Saint-Joseph de Godella (Valence), entouré de ses fils et filles spirituels. Il est inhumé dans la chapelle de la maison-mère des Sœurs Tertiaires Capucines à Masamagrell.\n\nLa réputation de sainteté de l'évêque capucin, déjà immense de son vivant, ne cesse de croître après sa mort. Sa vie, caractérisée par une humilité profonde, une confiance absolue en la Providence divine et une charité sans bornes envers les plus démunis, est rapidement proposée comme modèle.\n\nLe procès informatif diocésain sur sa vie et ses vertus est ouvert à Valence le 26 janvier 1950. Après l'examen minutieux de ses écrits et des témoignages recueillis, la cause est officiellement introduite à Rome. Le 13 juin 1992, le pape Jean-Paul II signe le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, lui conférant ainsi le titre de vénérable. Lors de cette proclamation, le décret papal le qualifie de « géant de la vie spirituelle, modèle et prototype de religieux, de prêtres, d'évêques et de fondateurs ».
Béatification et canonisation
L'état actuel de la cause de béatification de José María Amigó Ferrer et l'étude d'une guérison inexpliquée.
La cause de béatification de José María Amigó Ferrer est actuellement en cours. Pour qu'il soit proclamé bienheureux, la reconnaissance officielle d'un miracle attribué à son intercession est requise par l'Église.\n\nUn dossier concernant une guérison inexpliquée survenue en Amérique du Sud a fait l'objet d'une enquête diocésaine et a été transmis au Dicastère pour les Causes des Saints au Vatican. Les rapports médicaux et les témoignages ont été intégrés à la Positio afin d'être examinés par les consulteurs médicaux et théologiens de la Curie romaine. La famille amigonienne et de nombreux fidèles à travers le monde continuent de prier et de recueillir des signatures pour demander sa prompte béatification.
Spiritualité et héritage
La pédagogie amigonienne de l'amour et de la miséricorde, et la présence mondiale de sa famille spirituelle.
La spiritualité de Luis Amigó est profondément ancrée dans le charisme franciscain, caractérisée par la minorité, la pauvreté évangélique, la contemplation de la Passion du Christ et une dévotion filiale envers la Vierge des Douleurs (Notre-Dame des Douleurs) et la Sainte Famille.\n\nSon héritage le plus remarquable réside dans sa "pédagogie amigonienne" ou pédagogie de l'amour et de la miséricorde. Devant la justice humaine purement punitive, Luis Amigó a opposé une approche basée sur la miséricorde, la confiance, la réhabilitation et l'éducation préventive. Il exhortait ses religieux à être de véritables pères et mères pour les jeunes égarés, les aimant « tels qu'ils sont » pour les aider à révéler le meilleur d'eux-mêmes.\n\nAujourd'hui, la Famille Amigonienne (composée des religieux, des sœurs et de milliers de laïcs coopérateurs) est présente dans plus de 30 pays à travers l'Europe, l'Amérique, l'Afrique et l'Asie, poursuivant son œuvre auprès des mineurs en difficulté, dans les centres de rééducation, les écoles et les paroisses. Chaque année, la période allant du 15 septembre (fête de Notre-Dame des Douleurs) au 17 octobre (anniversaire de sa naissance) est célébrée comme le "Mois de l'Amigonianité".
Iconografia
Segni e attributi
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1854-1934
- Décret de vénérabilité par Jean-Paul II