13 novembre 20° secolo

Fiorina Cecchin

Religiosa italiana della Piccola Casa della Divina Provvidenza (Cottolengo), missionaria devota in Kenya per vent'anni, beatificata nel 2022.

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Vita 01 / 05

Biographie

Jeunesse de Fiorina Cecchin en Italie, son désir de vie religieuse et son entrée chez les Sœurs du Cottolengo sous le nom de sœur Maria Carola.

Fiorina Cecchin naît le 3 avril 1877 à Cittadella, dans la province de Padoue en Italie, au sein d'une famille d'agriculteurs profondément chrétienne. Dès son plus jeune âge, elle ressent un vif désir de se consacrer à Dieu et de servir les pauvres. À l'âge de 18 ans, elle sollicite son admission chez les Sœurs de la Charité de Sainte-Dorothée (Sœurs Dorotées) à Vicence, mais sa candidature est rejetée en raison de sa santé jugée trop fragile.\n\nGrâce au soutien de son curé et directeur spirituel, elle est finalement accueillie dans la maison du Cottolengo à Bigolino, dans la province de Trévise. Le 27 août 1896, elle commence son postulat à la Petite Maison de la Divine Providence (Piccola Casa della Divina Provvidenza) à Turin, l'institut fondé par saint Joseph-Benoît Cottolengo. Elle entre au noviciat le 2 octobre 1897 sous le nom de sœur Maria Carola. Elle prononce ses vœux religieux le 6 janvier 1899. Ses premières années de vie religieuse se déroulent dans l'humilité des tâches quotidiennes : elle est affectée comme cuisinière au collège de Giaveno, puis au sein de la cuisine centrale de la maison mère à Turin.

Missione 02 / 05

Vie et œuvre

L'apostolat missionnaire de sœur Maria Carola au Kenya pendant vingt ans, les épreuves rencontrées et son retour tragique vers l'Italie.

Animée par un profond zèle missionnaire, sœur Maria Carola demande officiellement à partir pour les missions. Le 28 janvier 1905, elle s'embarque à Trieste à destination du Kenya, au sein d'un groupe comprenant quatre autres sœurs cottolenghines et des missionnaires de la Consolata.\n\nArrivée en Afrique, elle se dépense sans compter pendant vingt ans dans diverses stations missionnaires, notamment à Limuru, Tuthu, Iciagaki, Mugoiri, Wambogo et Tigania. Elle y exerce de multiples responsabilités : gestion des dispensaires, soins aux malades, enseignement de la lecture et de l'écriture, catéchèse et éducation des jeunes. Nommée supérieure régionale, elle guide ses consœurs avec sagesse et douceur. Sa bonté et son dévouement inlassable lui valent l'affection profonde des populations locales (Kikuyu et Meru), qui la surnomment affectueusement « Mware Muega » (la bonne sœur) ou « la sainte blanche ».\n\nCependant, les conditions de vie sont extrêmement rudes, marquées par un climat difficile et un manque de ressources. De plus, à partir des années 1920, les relations entre les Sœurs du Cottolengo et les Missionnaires de la Consolata se détériorent en raison de divergences sur les méthodes d'évangélisation et les conditions de vie des religieuses. Face à ces difficultés persistantes, le pape Benoît XV ordonne formellement le rapatriement des sœurs cottolenghines du Kenya.\n\nSœur Maria Carola, bien que gravement malade (souffrant d'une entérocolite sanguine), choisit par obéissance et charité d'être la toute dernière des 44 religieuses à quitter la terre d'Afrique. Elle fait ses adieux à la mission le 11 octobre 1925. Durant le voyage de retour vers l'Italie, son état de santé s'aggrave rapidement. Elle s'éteint le 13 novembre 1925, à l'âge de 48 ans, à bord du navire à vapeur Porto Alessandretta. En raison des règles sanitaires maritimes en vigueur, sa dépouille est enveloppée dans un simple drap et immergée dans les eaux de la mer Rouge.

Culto 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

L'ouverture de la cause de béatification de sœur Maria Carola et la reconnaissance de ses vertus héroïques par le pape François.

La réputation de sainteté de sœur Maria Carola, déjà vivace de son vivant en Afrique et en Italie, ne cesse de croître après sa mort. L'enquête diocésaine en vue de sa béatification est ouverte le 24 avril 2014 par l'archevêque de Turin, Mgr Cesare Nosiglia, et se clôture le 7 octobre de la même année. La phase romaine débute après la validation du procès par la Congrégation pour les Causes des Saints le 28 mai 2015.\n\nLe 23 novembre 2020, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, la déclarant ainsi Vénérable.

Culto 04 / 05

Béatification et canonisation

La reconnaissance du miracle de la guérison d'un nouveau-né au Kenya et la célébration solennelle de sa béatification en 2022.

Le 13 décembre 2021, le pape François approuve le décret reconnaissant un miracle attribué à l'intercession de la vénérable Maria Carola Cecchin.\n\nLe miracle concerne la guérison et le retour à la vie scientifiquement inexplicable d'un nouveau-né, Msafiri Hilary Kiama. Le 14 avril 2013, alors qu'une femme accouche à bord d'une Land Rover sur la route reliant Gatunga à Matiri (dans le district de Meru au Kenya), l'enfant naît sans aucun signe de vie (mort-né, présentant une absence totale d'activité cardiaque, de tonus musculaire et une coloration cyanosée). Face à cette situation désespérée, sœur Catherine Gathoni, une religieuse cottolenghine présente sur place, adresse une prière fervente à sœur Maria Carola Cecchin. Après trente minutes de mort apparente, le nouveau-né commence soudainement à respirer normalement. L'enfant a grandi en parfaite santé.\n\nLa célébration solennelle de béatification a lieu le 5 novembre 2022 au Kinoru Stadium de Meru, au Kenya. Le rite est présidé, au nom du pape François, par le cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali (Rwanda), en présence de milliers de fidèles et de personnalités civiles et religieuses.

Eredità 05 / 05

Spiritualité et héritage

La spiritualité d'abandon à la Divine Providence de la bienheureuse et le retour des sœurs cottolenghines au Kenya.

La spiritualité de la bienheureuse Maria Carola Cecchin repose sur une confiance absolue en la Divine Providence et un abandon total à la volonté de Dieu. Elle a vécu son engagement religieux dans l'esprit de saint Joseph-Benoît Cottolengo, unissant la contemplation à une charité active et concrète auprès des plus démunis.\n\nElle aimait répéter en dialecte vénitien : « 'Na bôna mort a pagrà tut » (« Une bonne mort paiera tout »), exprimant ainsi son regard constamment tourné vers l'éternité et le Paradis. Son humilité s'est manifestée dès ses débuts dans le travail caché des cuisines conventuelles, qu'elle considérait comme sa première terre de mission.\n\nBien que les sœurs cottolenghines aient dû quitter le Kenya en 1925, leur œuvre y a laissé une empreinte indélébile. En 1972, répondant à un nouvel appel, la congrégation est retournée s'installer au Kenya pour y poursuivre son service auprès des personnes handicapées et des enfants malades, perpétuant ainsi l'héritage de charité de la bienheureuse.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.

Eventi principali

  1. Époque / mort : 1877-1925
  2. Béatification en 2022 par François

Miracoli

  1. La guérison et le retour à la vie scientifiquement inexplicable d'un nouveau-né, Msafiri Hilary Kiama, né sans aucun signe de vie le 14 avril 2013 au Kenya.

Citazioni

  • 'Na bôna mort a pagrà tut https://vertexaisearch.cloud.google.com/grounding-api-redirect/AUZIYQHztVVpfVI_ZPUGKbLF2hp1-JbxFfgavdrI7zqpJFgWcIHcJbVB9UbHa6BypK5afz2KsNno6p1XzPdtj5EmAEXDlXojnIKJStD2xg9MRP8t9_i7BEFQ4gR49h02TqleDeW_egT5lFOtQfk6kHtUb52j7FcNQ4IKt5pJ6wAiW2NjMbu6v_bnYjrP78RVDg==