22 febbraio 20° secolo

Richard Henkes

Sacerdote pallottino tedesco, oppositore risoluto del regime nazista, il beato Richard Henkes è morto martire nel campo di Dachau dedicandosi ai malati di tifo.

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Vita 01 / 05

Biographie

Naissance en Allemagne, entrée chez les Pallottins sous l'influence du père Kentenich, et ordination sacerdotale en 1925.

Richard Henkes naît le 26 mai 1900 à Ruppach (aujourd'hui Ruppach-Goldhausen), dans la région du Westerwald en Allemagne, au sein d'une famille catholique pieuse. Attiré très tôt par la vocation missionnaire, il rejoint en 1912 le petit-séminaire de la Société de l'Apostolat Catholique (les Pallottins) à Vallendar-Schönstatt. C'est là qu'il fait la connaissance du père Joseph Kentenich, alors directeur spirituel de l'établissement, qui exercera une influence profonde sur son cheminement spirituel. En 1918, son parcours scolaire est brièvement interrompu lorsqu'il est mobilisé pour le service militaire à Darmstadt. Après avoir obtenu son baccalauréat en 1919, il entre officiellement au noviciat des Pallottins à Limbourg-sur-la-Lahn. Malgré une période de doutes et de crise spirituelle intense, il prononce ses premiers vœux en 1921 et est ordonné prêtre le 6 juin 1925 à Limbourg.

Missione 02 / 05

Vie et œuvre

Enseignement, opposition courageuse au nazisme et à l'euthanasie, et ministère de réconciliation germano-tchèque à Strandorf.

Après son ordination, le père Richard Henkes se consacre principalement à l'enseignement et à la direction spirituelle dans les écoles de sa congrégation, notamment à Schönstatt et à Alpen. En 1931, il est envoyé en Haute-Silésie pour enseigner à l'école pallottine de Katscher, puis est transféré en 1937 à Frankenstein. Dès l'avènement du régime national-socialiste en 1933, le père Henkes s'oppose fermement à l'idéologie nazie. Par ses homélies percutantes et son enseignement, il dénonce sans relâche les théories raciales et la propagande antichrétienne. Il s'élève en particulier contre le programme d'euthanasie des personnes handicapées (l'action T4), qualifiant ces actes de meurtres contraires à la loi divine. Cette liberté de parole lui vaut d'être rapidement surveillé par la Gestapo. En 1937, après un sermon prononcé dans son village natal de Ruppach, il est dénoncé et poursuivi en justice. Il échappe de peu à une condamnation grâce à l'amnistie décrétée lors de l'Anschluss en 1938. Ses supérieurs, inquiets pour sa sécurité et celle des écoles, décident de le retirer de l'enseignement. Il se consacre alors à l'animation de retraites spirituelles pour les jeunes à Branitz. En 1941, pour lui éviter d'être enrôlé de force dans la Wehrmacht, le vicaire général Joseph Martin Nathan le nomme administrateur de la paroisse de Strandorf (aujourd'hui Strahovice, en République tchèque). Dans cette région frontalière marquée par de fortes tensions nationalistes, le père Henkes s'efforce de promouvoir la réconciliation entre Allemands et Tchèques. Il entreprend d'apprendre la langue tchèque afin de mieux servir ses paroissiens et de jeter des ponts entre les deux communautés.

Martirio 03 / 05

Cheminement vers la sainteté

Arrestation par la Gestapo, déportation à Dachau et don de sa vie au service des malades du typhus.

Le 8 avril 1943, à la suite d'un sermon prononcé à Branitz où il s'oppose ouvertement à la déportation des malades mentaux des hospices locaux, le père Henkes est arrêté par la Gestapo. Après un court emprisonnement à Ratibor (Racibórz), il est déporté le 10 juillet 1943 au camp de concentration de Dachau (matricule 49642). À Dachau, il est affecté au bloc des prêtres (Block 26) et astreint aux travaux forcés. Malgré les conditions de vie inhumaines, il conserve une foi inébranlable, partage ses maigres rations avec les plus démunis et soutient moralement ses compagnons d'infortune. C'est dans ce contexte qu'il se lie d'amitié avec Josef Beran, futur archevêque de Prague et cardinal, qui l'aide à perfectionner sa maîtrise du tchèque. Le père Henkes nourrit en effet le projet de retourner travailler à la réconciliation germano-tchèque après la guerre. En août 1944, il est nommé secrétaire et administrateur (kapo) du bloc d'accueil 17. À la fin de l'année 1944, une terrible épidémie de typhus se déclare dans le camp. Face à la détresse des malades entassés dans le Block 17 mis en quarantaine, le père Henkes se porte volontaire pour s'y enfermer afin de les soigner et de leur apporter un réconfort spirituel. Conscient du danger de mort, il passe plusieurs semaines au chevet des mourants, principalement des prisonniers tchèques. Il finit par contracter la maladie et meurt le 22 février 1945, quelques semaines seulement avant la libération du camp.

Culto 04 / 05

Béatification et canonisation

Reconnaissance de son martyre in odium fidei et béatification à Limbourg en 2019.

La réputation de sainteté et de martyre du père Richard Henkes se propage rapidement après la guerre, portée notamment par les témoignages des survivants de Dachau, dont le cardinal Josef Beran. Le procès diocésain en vue de sa béatification est officiellement ouvert en 2002 dans le diocèse de Limbourg. Le 21 décembre 2018, le pape François autorise la promulgation du décret reconnaissant son martyre, établissant qu'il a été tué « en haine de la foi » (in odium fidei). La cérémonie de béatification est célébrée le 15 septembre 2019 dans la cathédrale Saint-Georges de Limbourg par le cardinal Kurt Koch, préfet du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, représentant le pape François. Lors de la prière de l'Angélus du même jour, le pape François salue la mémoire de ce « courageux disciple du Christ ».

Eredità 05 / 05

Spiritualité et héritage

Spiritualité pallottine du don de soi et engagement pour la réconciliation germano-tchèque.

La spiritualité du bienheureux Richard Henkes est profondément ancrée dans le charisme des Pallottins, résumé par la devise de saint Vincent Pallotti : « Caritas Christi urget nos » (L'amour du Christ nous presse). Dès sa jeunesse, il exprime le désir de devenir un « prêtre-sacrifice », prêt à porter la croix pour les autres. Son héritage est celui d'un témoin intrépide de la vérité face au mensonge totalitaire. En refusant de se taire devant les injustices et en offrant librement sa vie pour soigner les malades du typhus à Dachau, il a incarné le sommet de la charité chrétienne. De plus, son engagement précurseur pour la réconciliation et l'amitié entre les peuples allemand et tchèque fait de lui, aujourd'hui encore, une figure majeure du dialogue œcuménique et de la paix en Europe centrale.

Fonte ufficiale Scheda redatta da Sancteo a partire da fonti contemporanee verificate (fonti ufficiali della Chiesa e riferimenti agiografici).

Annessi ed entità collegate

Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.