Peregrina Mogas Fontcuberta
Peregrina Mogas Fontcuberta (María Ana) è stata una religiosa spagnola, fondatrice della congregazione delle Francescane Missionarie della Madre del Divin Pastore, dedita all'educazione dei poveri.
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Biographie
La jeunesse de Peregrina Rosa Mogas Fontcuberta, de sa naissance en Catalogne à son entrée dans la vie religieuse à Barcelone.
Peregrina Rosa Mogas Fontcuberta (connue sous son nom de religion María Ana) est née le 13 janvier 1827 à Corró de Vall (commune de Les Franqueses del Vallès, près de Granollers, dans la province de Barcelone, en Espagne). Elle est la troisième des quatre enfants de Llorenç Mogas, agriculteur et aubergiste, et de Magdalena Fontcuberta. Elle grandit au sein d'une famille profondément chrétienne et est baptisée quelques heures seulement après sa naissance. Elle fait sa première communion vers l'âge de six ou sept ans, un événement marquant qui jette les bases de sa profonde dévotion eucharistique et mariale. Sa jeunesse est rapidement assombrie par des épreuves familiales douloureuses : elle perd son père à l'âge de sept ans (en 1834) et sa mère six ans plus tard (en 1840 ou 1841). Devenue orpheline, elle est recueillie à Barcelone par sa tante paternelle et marraine, Dona María Mogas, une veuve aisée et sans enfants. Sous sa garde, Peregrina reçoit une éducation soignée et fréquente la haute société barcelonaise, tout en s'engageant activement dans la vie paroissiale de l'église Santa María del Mar. C'est là, sous la direction spirituelle de son confesseur, l'abbé (Mosén) Gorgas, qu'elle discerne sa vocation religieuse. Bien que sa tante envisage pour elle un avenir mondain et brillant, Peregrina ressent un appel pressant à se consacrer entièrement à Dieu et à l'éducation des jeunes filles pauvres.
Vie et œuvre
La fondation des Capucines de la Mère du Divin Pasteur et le développement de l'institut d'enseignement pour les fillettes pauvres.
En 1848, dans un contexte d'instabilité politique à Barcelone, Peregrina fait la rencontre de deux religieuses capucines exclaustrées, María Valdés et Isabel Yubal. Ces dernières vivaient dans un appartement loué et cherchaient à ouvrir une école pour les enfants pauvres, sous la direction spirituelle du père Josep Tous Soler, lui-même prêtre capucin exclaustré. Séduite par la simplicité et l'humilité franciscaines de ce projet, Peregrina décide de s'y joindre. Avec l'approbation de Mgr Casadevall, évêque de Vic, la petite communauté s'établit à Ripoll (province de Gérone) en 1850. La maison de Ripoll ouvre officiellement le 25 mai 1850, et Peregrina y prend l'habit sous le nom de María Ana. Bien qu'elle ne soit encore que novice, ses compagnes l'élisent comme première supérieure de la communauté en raison de ses qualités humaines et spirituelles. Les religieuses, d'abord appelées Capucines de la Mère du Divin Pasteur (ou du Divin Berger), se consacrent à l'enseignement gratuit des fillettes pauvres. María Ana prononce ses vœux religieux le 25 janvier 1851. Pour assurer la légitimité et la direction de l'école, elle passe brillamment ses examens et obtient son diplôme d'institutrice en mars 1853. Malgré le départ ultérieur des deux religieuses fondatrices d'origine (qui retournent à la vie de clôture), María Ana assume seule la charge de l'institut avec le soutien du père Josep Tous Soler. Sous sa direction énergique et prudente, la congrégation se développe rapidement et ouvre de nouvelles maisons en Catalogne. En décembre 1865, à la demande de Mgr Serra, elle accepte de fonder une maison à Ciempozuelos (près de Madrid) pour la réhabilitation des jeunes prostituées. Face à de nombreuses difficultés matérielles et d'incompréhension, elle doit abandonner ce projet spécifique mais accepte en échange la direction d'une école à Madrid, située rue de Santa Engracia. C'est à Madrid que la congrégation prend un nouvel élan sous le nom de Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divin Pasteur (Franciscanas Misioneras de la Madre del Divino Pastor). L'institut reçoit l'approbation officielle du cardinal-archevêque de Tolède, Cirilo de Alameda y Brea, le 16 janvier 1872.
Cheminement vers la sainteté
Les épreuves de la maladie, le dévouement de la Mère María Ana et ses derniers instants à Fuencarral.
La vie de la Mère María Ana est marquée par un dévouement sans faille, mais aussi par la maladie et les épreuves. En 1878, à l'âge de 51 ans, elle subit une première attaque d'apoplexie (accident vasculaire cérébral) qui affaiblit gravement sa santé. Malgré son épuisement physique progressif, elle continue de veiller sur ses sœurs et sur le développement de l'institut, qui compte alors plusieurs fondations en Espagne. En mai 1886, son état de santé se détériorant de manière irréversible, elle se retire dans la maison de Fuencarral (alors un bourg près de Madrid). C'est là qu'elle s'éteint paisiblement à minuit le 3 juillet 1886, à l'âge de 59 ans. Avant de mourir, elle laisse à ses sœurs son testament spirituel : « Mes filles, aimez-vous les unes les autres comme je vous ai aimées, et supportez-vous comme je vous ai supportées. Charité, vraie charité. Amour et sacrifice ! ».
Béatification et canonisation
Le processus de reconnaissance des vertus héroïques, l'approbation du miracle et la béatification par Jean-Paul II.
La réputation de sainteté de la Mère María Ana Mogas Fontcuberta se répand rapidement après sa mort. Le procès informatif diocésain en vue de sa béatification s'ouvre à Madrid le 5 mars 1949 et se clôture le 28 mai 1963. Ses écrits sont officiellement approuvés par un décret du 21 octobre 1965. La cause est formellement introduite à Rome le 11 juin 1977 sous le pontificat du pape Paul VI, lui conférant le titre de Servante de Dieu. Le 15 décembre 1994, le pape Jean-Paul II signe le décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus, la proclamant ainsi Vénérable. Une enquête diocésaine sur une guérison scientifiquement inexpliquée, attribuée à son intercession, est menée entre 1989 et 1990. La validité de cette enquête est décrétée à Rome le 12 février 1993. Le miracle est approuvé par le conseil médical de la Congrégation pour les Causes des Saints le 14 juin 1995, puis par les théologiens le 1er novembre 1995. Le décret officiel reconnaissant le miracle est promulgué par le pape Jean-Paul II le 25 juin 1996. La cérémonie solennelle de béatification est célébrée par le pape Jean-Paul II le 6 octobre 1996 sur la place Saint-Pierre au Vatican.
Spiritualité et héritage
Le charisme franciscain, la dévotion à la Divine Pastoure et l'expansion mondiale de la congrégation.
La spiritualité de la bienheureuse María Ana Mogas Fontcuberta est profondément ancrée dans le charisme franciscain et la dévotion mariale sous le titre de la « Mère du Divin Pasteur » (la Divine Pastoure). Sa vie spirituelle s'est forgée au pied du tabernacle et de la Croix, centrée sur l'amour du Cœur de Jésus et l'abandon confiant à la Divine Providence. Son héritage se perpétue à travers la congrégation des Sœurs Franciscaines Missionnaires de la Mère du Divino Pasteur. Les sœurs poursuivent sa mission d'éducation chrétienne de la jeunesse, de soin des malades, des pauvres et des personnes marginalisées. Aujourd'hui, la congrégation est présente dans de nombreux pays d'Europe, d'Afrique et d'Amérique latine (notamment en Espagne, au Portugal, en Argentine, au Bénin, etc.).
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1886
- Béatification en 1996 par Jean-Paul II
Citazioni
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Mes filles, aimez-vous les unes les autres comme je vous ai aimées, et supportez-vous comme je vous ai supportées. Charité, vraie charité. Amour et sacrifice !
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