Giovanni d'Avila
Sacerdote spagnolo del XVI secolo, soprannominato l'«apostolo dell'Andalusia», Giovanni d'Avila fu un grande predicatore e maestro spirituale. Canonizzato nel 1970, è stato proclamato dottore della Chiesa nel 2012.
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Biographie
Né vers 1499-1500 à Almodóvar del Campo, en Castille, dans une famille aisée d'origine juive convertie, Jean d'Avila devient prêtre en 1526 et consacre sa vie à la prédication dans le sud de l'Espagne.
Juan de Ávila naît vers 1499 ou 1500 à Almodóvar del Campo, dans l'actuelle province de Ciudad Real (archidiocèse de Tolède), unique fils d'Alonso de Ávila et de Catalina Gijón, un couple aisé d'origine juive convertie. Envoyé vers quatorze ans étudier le droit à l'université de Salamanque, il interrompt ces études vers 1517 sans obtenir de diplôme. Touché par un appel à la vie sacerdotale, il poursuit la philosophie et la théologie à l'université d'Alcalá de Henares, où il a notamment pour maître le dominicain Domingo de Soto. Ordonné prêtre en 1526, il célèbre sa première messe dans la paroisse de son enfance et distribue aux pauvres l'héritage de ses parents défunts. Il forme d'abord le projet de partir évangéliser les Indes (la Nouvelle-Espagne), mais l'archevêque de Séville, Alonso Manrique de Lara, le convainc de demeurer en Andalousie. Il y déploie une intense activité de prédicateur itinérant, à Séville, Cordoue et Grenade. Il passe les dernières années de sa vie en semi-retraite à Montilla, dans la province de Cordoue, où il meurt le 10 mai 1569, vers l'âge de soixante-dix ans.
Vie et œuvre
Surnommé l'« apôtre de l'Andalousie », Jean d'Avila fut un prédicateur renommé, un réformateur de la formation du clergé et l'auteur du traité spirituel Audi, filia.
L'œuvre de Jean d'Avila tient d'abord à sa prédication, qui lui valut le surnom d'« apôtre de l'Andalousie ». Pendant près de quarante ans, il parcourt le sud de l'Espagne, prêchant la conversion et promouvant la pratique des sacrements. Profondément attaché à la réforme de l'Église, il consacre une grande part de son activité à la formation des prêtres et des laïcs : il fonde plusieurs collèges et, par une bulle du pape Paul III du 4 mars 1538, est autorisé à établir l'université de Baeza, dont il devient le premier recteur. Ses propositions de réforme du clergé anticipent les orientations du concile de Trente. Grand connaisseur de l'Écriture sainte, il laisse une œuvre écrite abondante : son traité spirituel le plus célèbre, Audi, filia (« Écoute, ma fille »), commentaire du psaume 44 commencé dès la fin des années 1520 et plusieurs fois remanié, ainsi qu'une doctrine chrétienne en forme de catéchisme, des sermons, des commentaires bibliques et une vaste correspondance, qui en font l'un des maîtres spirituels les plus influents du XVIe siècle espagnol.
Cheminement vers la sainteté
Maître spirituel écouté, directeur de conscience de plusieurs grands saints, Jean d'Avila enseignait la connaissance de soi comme chemin vers la connaissance de Dieu, et subit l'épreuve d'un procès de l'Inquisition.
La réputation de sainteté de Jean d'Avila s'est construite autour de son rayonnement de maître spirituel et de directeur de conscience. Sa doctrine, marquée par l'amour du Christ et la centralité du mystère de la Rédemption, insiste sur la nécessité de la connaissance de soi pour parvenir à la connaissance de Dieu. Son influence s'étend à plusieurs figures majeures de la spiritualité espagnole : il convertit et accompagne saint Jean de Dieu, contribue à la conversion de saint François de Borgia, conseille sainte Thérèse d'Avila et compte parmi ses disciples le dominicain Louis de Grenade, qui fut son premier biographe. Estimé de saint Ignace de Loyola, il orienta une trentaine de ses meilleurs disciples vers la jeune Compagnie de Jésus. Sa rigueur sur le danger des richesses lui valut d'être dénoncé à l'Inquisition de Séville : emprisonné au château de Triana de 1531 à 1533, il fut finalement reconnu innocent et libéré. Cette épreuve, vécue dans la prière, renforça sa stature spirituelle et son enseignement sur l'abandon à Dieu.
Béatification et canonisation
Déclaré vénérable en 1759, béatifié en 1894 par Léon XIII et canonisé en 1970 par Paul VI, Jean d'Avila a été proclamé docteur de l'Église par Benoît XVI en 2012.
Le procès en sainteté de Jean d'Avila connut un long cheminement. Il fut déclaré vénérable par le pape Clément XIII le 8 février 1759, mais sa cause ne connut son aboutissement qu'au XIXe siècle. Sur la base de plusieurs guérisons reconnues comme miraculeuses — approuvées par un décret de 1893 —, il fut béatifié en 1894 par le pape Léon XIII. La cause de canonisation, formellement rouverte en 1952, aboutit le 31 mai 1970, lorsque le pape Paul VI le proclama saint, le présentant comme un modèle de vie sacerdotale au moment du renouveau conciliaire de l'Église. Le 7 octobre 2012, à l'ouverture du synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation, le pape Benoît XVI le proclama docteur de l'Église, en même temps que sainte Hildegarde de Bingen ; il devenait ainsi l'un des rares prêtres diocésains à recevoir ce titre. Sa fête liturgique est célébrée le 10 mai, jour anniversaire de sa mort, et a été inscrite au calendrier romain universel comme mémoire facultative.
Spiritualité et héritage
Patron du clergé séculier espagnol et de l'Andalousie, Jean d'Avila demeure une référence de la spiritualité sacerdotale, vénéré à Montilla où reposent ses reliques.
L'héritage de Jean d'Avila se prolonge surtout dans la spiritualité du clergé : promoteur d'un mouvement de vie intérieure parmi les prêtres séculiers, il est considéré comme un maître de la formation sacerdotale, dont la pensée a préparé et accompagné la réforme tridentine. Le 2 juillet 1946, le pape Pie XII le déclara patron du clergé séculier espagnol. Il est également vénéré comme patron de l'Andalousie, et fut placé parmi les saints patrons des Journées mondiales de la jeunesse de Madrid en 2011. Son œuvre écrite, en particulier Audi, filia et son abondante correspondance, continue de nourrir la théologie spirituelle et la prédication. Le centre de son culte demeure la ville de Montilla, dans la province de Cordoue, où il mourut et où, selon son désir, il fut inhumé dans l'église de l'Incarnation, devenue sanctuaire dédié à sa mémoire et lieu de pèlerinage. Sa proclamation comme docteur de l'Église en 2012 a confirmé la portée durable de son enseignement pour l'évangélisation et la vie chrétienne.
Iconografia
Segni e attributi
Annessi ed entità collegate
Dati strutturati per l'esplorazione: eventi, miracoli, citazioni, luoghi, attributi, patronati ed entità importanti citate nel testo.
Eventi principali
- Époque / mort : 1499-1569
- Canonisation en 1970 par Paul VI
Miracoli
- Guérison de Catalina Rodríguez del Río, d'une tumeur et d'une grave lésion (reconnue pour la béatification, décret de 1893).
- Guérison de Francisco Martín del Burgo, de brûlures graves causées par la poudre (reconnue pour la béatification, décret de 1893).
- Guérison de José Gómez, de brûlures graves (reconnue pour la béatification, décret de 1893).
Citazioni
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La preuve d'un amour parfait pour notre Seigneur se manifeste dans l'amour parfait du prochain.
Jean d'Avila, Lettre 103 (cité par Benoît XVI, lettre apostolique de proclamation comme docteur de l'Église, 7 octobre 2012)