Juan de San Pedro Ustárroz
Juan de San Pedro Ustárroz (1564-1615), en religión Juan de Jesús María, es un carmelita descalzo español, escritor espiritual y Superior General de su orden.
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Biographie
Naissance à Calahorra en 1564, études à Alcalá de Henares, entrée au noviciat de Pastrana et ordination sacerdotale à Gênes en 1589.
Juan de San Pedro Ustárroz naît le 27 janvier 1564 à Calahorra, dans la province de La Rioja en Espagne. Issu d'une famille de juifs convertis au catholicisme, il est le fils de Diego de San Pedro, médecin, et d'Ana de Ustárroz. Son enfance est marquée par une épidémie de peste qui fragilise durablement sa santé.\n\nDe 1579 à 1582, il étudie le latin, le grec, l'hébreu et la philosophie à l'Université d'Alcalá de Henares. Attiré par la réforme thérésienne, il entre en 1582 au noviciat des Carmes Déchaussés de Pastrana, le deuxième couvent fondé par sainte Thérèse d'Avila. Après avoir renoncé à ses biens, il y prononce ses vœux religieux le 30 janvier 1583. Il poursuit ensuite ses études de philosophie à Alcalá. En 1585, il est envoyé à Gênes, au sein du premier couvent des Carmes Déchaussés établi en Italie, afin d'y achever ses études de théologie. Il y est ordonné prêtre en 1589.
Vie et œuvre
Maître des novices, rédacteur des Constitutions de la Congrégation d'Italie, conseiller de saint Joseph Calasanz et Supérieur Général de l'ordre.
En 1593, le père Jean de Jésus-Marie participe au Chapitre de Crémone, marqué par la séparation définitive entre les Carmes déchaux et les Carmes chaussés. La même année, il est nommé maître des novices à Gênes. En 1597, il est transféré à Rome pour intégrer la commission chargée de rédiger les Constitutions de la nouvelle Congrégation d'Italie (dite de Saint-Élie). Il y insuffle l'esprit du noviciat de Pastrana et la spiritualité thérésienne. De 1600 à 1611, il exerce la charge de vicaire du couvent de Santa Maria della Scala à Rome. En 1605, il est élu second Définiteur général et maître des novices, puis Définiteur général en 1608.\n\nDurant ses années romaines, il se lie d'une profonde amitié spirituelle avec saint Joseph Calasanz, le fondateur des Écoles Pies. Jean de Jésus-Marie devient son conseiller spirituel et son confesseur. Pour soutenir et encourager les enseignants des premières écoles gratuites romaines destinées aux enfants pauvres, il rédige en 1606 un traité pédagogique intitulé Liber de pia educatione (publié en 1613). Ce texte, qui synthétise les principes d'une éducation chrétienne bienveillante, exercera une influence notable sur la pédagogie calasancienne.\n\nEn 1611, il est élu Supérieur Général (Préposé Général) de la Congrégation d'Italie des Carmes Déchaussés. Sous son mandat, il favorise l'expansion de l'ordre en Europe (notamment en Pologne, en Allemagne et en France) ainsi que dans les missions d'Orient. Il clarifie de manière définitive que l'élan missionnaire fait partie intégrante du charisme thérésien et fonde à cet effet un séminaire missionnaire.
Cheminement vers la sainteté
Retraite contemplative à Monte Compatri, mort sainte en 1615 et découverte de son corps incorrupt en 1619.
En 1614, au terme de son mandat de Supérieur Général, Jean de Jésus-Marie se retire au couvent de San Silvestre à Monte Compatri, près de Rome. Il y passe la dernière année de sa vie dans la solitude, la contemplation et la prière. Il y meurt saintement le 28 mai 1615, à l'âge de 51 ans.\n\nEn 1619, lors de l'exhumation de sa dépouille ordonnée par le père Domingo de Jesús María, son corps est découvert incorrupt. Ses restes mortels sont toujours conservés et vénérés dans une chapelle de l'église du couvent de San Silvestre à Monte Compatri.
Béatification et canonisation
Introduction de la cause à Rome, enquête diocésaine (1996-1998) et décret d'héroïcité des vertus par le pape François en 2021.
La cause de béatification de Jean de Jésus-Marie a été introduite à Rome. Après une enquête diocésaine menée de 1996 à 1998, le pape François a autorisé, le 25 novembre 2021, la promulgation du décret reconnaissant l'héroïcité de ses vertus théologales et cardinales, lui conférant ainsi officiellement le titre de Vénérable.
Spiritualité et héritage
Auteur de 80 ouvrages dont la Schola di Oratione, théoricien de l'oraison contemplative et inspirateur de la pédagogie calasancienne.
Jean de Jésus-Marie demeure l'une des figures majeures de la deuxième génération du Carmel thérésien. Écrivain prolifique, il a rédigé environ 80 ouvrages de théologie, d'exégèse et de spiritualité. Son œuvre la plus célèbre est la Schola di Oratione, publiée à Rome en 1611, qui a connu un immense succès éditorial et a été traduite en français dès 1615 sous le titre Le Paradis de l'Oraison, contemplation et mortification. À travers ses écrits, il s'est fait le pédagogue de l'oraison contemplative, insistant sur l'union étroite entre la contemplation et la mortification pour parvenir à l'amour parfait de Dieu et du prochain. Son héritage spirituel et pédagogique a également marqué durablement les débuts des Écoles Pies de saint Joseph Calasanz.
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1564-1615
- Décret de vénérabilité par François