María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco y Olga Pérez-Monteserín Núñez son tres enfermeras laicas de la Cruz Roja española, martirizadas por odio a la fe el 28 de octubre de 1936 en Pola de Somiedo.
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Biographie
Présentation des trois infirmières laïques espagnoles, María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez, martyrisées en 1936.
Les bienheureuses María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez, universellement connues sous le nom des « infirmières martyres de Somiedo » (ou « d'Astorga »), sont trois laïques espagnoles, membres de la Croix-Rouge, assassinées en haine de la foi le 28 octobre 1936 à Pola de Somiedo, dans les Asturies, au début de la guerre civile espagnole.\n\n* **María Pilar Gullón Yturriaga** est née à Madrid le 29 mai 1911. Elle est la fille de Manuel Gullón García Prieto, avocat et homme politique, et de María Pilar Yturriaga Blanco. Aînée de quatre enfants, elle grandit dans une famille profondément chrétienne. Elle consacre une grande partie de sa jeunesse à s'occuper de ses parents, en particulier de son père malade jusqu'à sa mort en 1931. Très engagée dans sa paroisse, elle est membre de l'Action catholique, des Filles de Marie et des Conférences de Saint-Vincent-de-Paul. Le 16 juillet 1936, à la veille du déclenchement de la guerre civile, elle s'installe avec sa mère à Astorga, la ville d'origine de sa famille.\n\n* **Octavia Iglesias Blanco** est née à Astorga le 30 novembre 1894. Fille d'Indalecio Iglesias et de Julia Blanco, elle est la cousine germaine de la mère de María Pilar. Issue d'un milieu aisé et très pieux, elle collabore activement aux œuvres de l'Église, notamment à la fondation du couvent des Rédemptoristes d'Astorga, où l'une de ses sœurs entrera en religion. Elle se consacre au soin de son père âgé et malade, puis de sa mère veuve. Elle est membre de l'Action catholique, des Filles de Marie, de l'Association du Sacré-Cœur et œuvre comme catéchiste.\n\n* **Olga Pérez-Monteserín Núñez** est née à Paris le 16 mars 1913, lors d'un séjour professionnel de son père, Demetrio Pérez-Monteserín, un peintre de renom originaire de Villafranca del Bierzo et établi à Astorga. Sa mère est Carmen Núñez Goy. Deuxième de trois enfants, elle est baptisée à Paris dans la paroisse Saint-François-Xavier. La famille retourne s'installer à Astorga en 1920. Célibataire, Olga se consacre à sa famille et cultive un talent artistique pour la peinture, hérité de son père.
Vie et œuvre
Leur engagement volontaire au sein de la Croix-Rouge d'Astorga et leur dévouement auprès des blessés de guerre jusqu'à leur capture et leur martyre.
Au début de la guerre civile espagnole, face à l'afflux de blessés et au manque de personnel qualifié, la Croix-Rouge locale d'Astorga organise des cours accélérés pour former des infirmières volontaires (« damas enfermeras »). María Pilar, Octavia et Olga décident de s'y inscrire. Leur motivation est purement charitable : soigner les blessés de guerre, sans distinction d'idéologie ou de camp.\n\nLe 8 octobre 1936, après avoir achevé leur formation, les trois jeunes femmes sont envoyées comme volontaires de la Croix-Rouge au poste sanitaire militaire du Puerto de Somiedo, situé dans une zone montagneuse à la frontière entre le León et les Asturies, tout près de la ligne de front. Leur service initial devait durer huit jours, mais face à la gravité de la situation et à l'urgence humanitaire, elles choisissent de prolonger leur engagement.\n\nLe matin du mardi 27 octobre 1936, le poste sanitaire subit une attaque violente de la part des milices républicaines. Bien qu'elles aient eu la possibilité de fuir pour sauver leur vie, María Pilar, Octavia et Olga refusent d'abandonner les blessés et décident de rester à leur chevet pour continuer à les assister. Les soldats blessés sont fusillés sur place par les assaillants, et le personnel médical — comprenant le commandant, le médecin, l'aumônier et les trois infirmières — est fait prisonnier.\n\nAprès une longue et pénible marche forcée, les trois infirmières sont conduites à Pola de Somiedo. Malgré leur statut de membres de la Croix-Rouge, elles sont livrées au comité de guerre local, puis aux miliciens. Durant toute la nuit du 27 au 28 octobre, elles sont séquestrées dans les baraquements des miliciens, où elles subissent de graves sévices, des tortures et des viols répétés. Leurs bourreaux leur promettent la liberté à condition qu'elles renient leur foi catholique et apostasient, mais elles refusent catégoriquement, persistant dans la prière et s'exclamant à plusieurs reprises : « Viva Cristo Rey ! » (Vive le Christ Roi !).\n\nLe matin du 28 octobre 1936, vers midi, elles sont dépouillées de leurs vêtements et traînées dans un pré à la périphérie de la localité. Trois femmes miliciennes se portent volontaires pour procéder à l'exécution. María Pilar, Octavia et Olga sont fusillées alors qu'elles continuent de proclamer leur foi. Leurs corps, traités de manière ignominieuse, sont abandonnés avant d'être enterrés dans une fosse commune creusée par des habitants du village réquisitionnés de force.
Cheminement vers la sainteté
L'exhumation de leurs corps, leur transfert à la cathédrale d'Astorga et l'ouverture de leur procès de béatification.
La réputation de leur martyre se répand rapidement dans la communauté ecclésiale. En janvier 1938, leurs corps sont exhumés de la fosse commune. En raison des basses températures de la montagne, les corps sont retrouvés dans un état de quasi-incorruptibilité, ce qui permet leur identification formelle.\n\nLe 30 janvier 1938, avec l'autorisation spéciale du pape Pie XI, leurs restes sont transférés avec de grands honneurs à la cathédrale d'Astorga. En 1948, à la demande de l'Assemblée nationale de la Croix-Rouge, ils sont déposés dans un mausolée spécialement érigé dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste de la cathédrale.\n\nEn 2006, le procès diocésain de béatification est officiellement ouvert dans le diocèse d'Astorga, sous l'impulsion d'une fondation canonique créée par les descendants de María Pilar Gullón et l'évêque d'Astorga. L'enquête diocésaine est clôturée en 2007 et les actes sont transmis à Rome.\n\nLe 11 juin 2019, le pape François autorise la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le décret reconnaissant leur martyre in odium fidei (en haine de la foi), ouvrant ainsi la voie à leur béatification.
Béatification et canonisation
La célébration de leur béatification en 2021 à Astorga et l'hommage rendu par le pape François.
La cérémonie de béatification de María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez est célébrée le 29 mai 2021 dans la cathédrale Sainte-Marie d'Astorga. La messe solennelle est présidée, au nom du pape François, par le cardinal Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints.\n\nLe lendemain, le 30 mai 2021, lors de la prière de l'Angélus au Vatican, le pape François rend hommage aux trois nouvelles bienheureuses :\n\n« Hier, à Astorga, en Espagne, ont été béatifiées María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez. Ces trois femmes laïques courageuses, à l'imitation du Bon Samaritain, se sont consacrées à soigner les blessés de guerre sans les abandonner au moment du danger, elles ont pris des risques et ont été tuées en haine de la foi. Rendons grâce au Seigneur pour leur témoignage évangélique. »\n\nLeur fête liturgique est fixée au 6 novembre, jour de la mémoire obligatoire de tous les martyrs de la persécution religieuse du XXe siècle en Espagne.
Spiritualité et héritage
La spiritualité de service et de charité des trois infirmières, reconnues comme modèles de la vocation laïque chrétienne.
La spiritualité des trois infirmières de Somiedo s'enracine dans une foi vécue au quotidien à travers l'engagement paroissial et les œuvres de charité. Leur martyre est le couronnement d'une vie de service désintéressé. En choisissant de ne pas fuir devant le danger pour ne pas abandonner les blessés, elles ont incarné la figure évangélique du Bon Samaritain.\n\nLeur refus d'apostasier sous la torture et leur pardon accordé à leurs bourreaux avant de mourir constituent un témoignage héroïque de fidélité au Christ. L'évêque d'Astorga, Mgr Jesús Fernández González, a souligné qu'elles représentent un « modèle de la vocation laïque chrétienne », montrant que la charité et la compassion humaine doivent prévaloir même au milieu des conflits les plus sombres.\n\nLeur mémoire reste vivante à Astorga, où une rue porte leur nom (« Calle de las Enfermeras Mártires de Somiedo »), et leur mausolée dans la cathédrale demeure un lieu de recueillement et de prière pour les fidèles.
Anexos y entidades vinculadas
Datos estructurados para la exploración: acontecimientos, milagros, citas, lugares, atributos, patronazgos y entidades importantes citadas en el texto.
Acontecimientos clave
- Époque / mort : 1936
- Béatification en 2021 par François
Citas
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Hier, à Astorga, en Espagne, ont été béatifiées María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez. Ces trois femmes laïques courageuses, à l'imitation du Bon Samaritain, se sont consacrées à soigner les blessés de guerre sans les abandonner au moment du danger, elles ont pris des risques et ont été tuées en haine de la foi. Rendons grâce au Seigneur pour leur témoignage évangélique.
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